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Chute des marchés : le retour de la crise systémique

La rédaction
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Le quotidien londonien The Daily Telegraph rapporte le duel entre deux chroniqueurs économiques influents sur la réponse à apporter à la menace imminente d’un nouveau krach financier bien pire que celui de 2008.

Le premier, Ambrose Evans-Pritchard, fidèle porte-parole des intérêts de la City, a publié sa troisième chronique de la semaine sur la décision de la Réserve fédérale américaine de mettre fin à sa politique d’assouplissement quantitatif, à un moment où la banque centrale chinoise s’apprête elle aussi à retirer une importante quantité de liquidités de la circulation. Evans Pritchard exprime son regret :

Il n’y a aucun mystère sur la raison pour laquelle les liquidités s’évaporent. Les banques centrales ont fermé le robinet. Elles ont réduit leur stimulus d’environ 97 milliards d’euros par mois depuis la fin de l’année dernière, ou de 1171 milliards d’euros sur une base annuelle. Ceci est un choc pour le système financier. L’effet d’entraînement a été graduel mais non moins impitoyable. Nous observons en fin de compte les conséquences, après l’habituel délai dû aux phénomènes monétaires.

Evans Pritchard conclut que nous nous dirigeons vers une baisse massive des indices tels que le S&P 500, le FTSE-100, et le DAX, « à moins que les indicateurs ne se mettent à clignoter chez la Fed et la Banque populaire de Chine. L’assouplissement quantitatif est déjà en train de revenir sur la table », applaudit-il.

Evans Pritchard devrait se rassurer, puisque la Banque centrale européenne a débuté la semaine dernière ses propres opérations d’assouplissement quantitatif, sous la forme du rachat d’obligations « garanties » auprès des banques tout en demandant, outrepassant son rôle, que des réformes structurelles soient engagées dans toute l’Europe.

Le représentant allemand à la BCE Jens Weidmann, a prétendu dans un récent discours à Riga, en Lettonie, que « le plus grand goulot d’étranglement empêchant la croissance dans la zone Euro n’est pas la politique monétaire ni le manque de stimulus (…) mais les barrières structurelles qui font obstacle à la compétition, à l’innovation et à la productivité. »

Un discours repris quelques jours plus tard à Rome par le représentant français à la BCE, Benoit Coeuré. Confronté peu après par un journaliste de la revue Executive Intelligence Review lors d’une conférence à Washington, sur l’idée que le véritable moteur de la productivité n’est pas de démanteler le code du travail et de ramener des conditions de travail dignes du XIX siècle, mais d’investir dans des infrastructures modernes comme l’ont fait Franklin Roosevelt et John F. Kennedy, Coeuré a répondu qu’il n’est pas dans le mandat de la BCE d’investir dans l’infrastructure.

Bien sûr il n’est pas non plus dans le mandat de la BCE de décider quel type de réformes sont nécessaires en matière de droit du travail, ni d’acheter des dettes souveraines auprès des banques, des dettes qui ont d’ailleurs servi en premier lieu à renflouer un système bancaire gangrené par la spéculation.

Comme le rapportent l’agence de presse Bloomberg et Jacques Attali, la Cour européenne de justice (CEJ) doit se prononcer prochainement sur la légalité de son programme d’Opérations monétaires sur titres de 2012, par lequel la BCE avait acheté des obligations des Etats de la zone euro en difficulté. Dans le pire des cas, si la CEJ devait déclarer le programme illégal, Draghi se verrait obligé de démissionner, provoquant un effondrement de l’euro. Une décision plus mitigée pourrait également avoir les mêmes effets.

Sortir de l’Euro

Plutôt que d’attendre passivement un effondrement de l’euro, il vaudrait mieux toutefois prendre les devants et procéder à son démantèlement de manière active et ordonnée. C’est ce que propose le deuxième interlocuteur, Liam Halligan, un des principaux eurosceptiques britanniques et partisan d’un retour à une séparation bancaire de type Glass-Steagall.

Dans une chronique intitulée « Imprimer de l’argent dans un mouvement de panique ne va pas sauver la zone euro », Halligan écrit qu’un « assouplissement quantitatif massif dans la zone euro n’est pas la réponse appropriée ». Il appelle à un démantèlement de l’euro, attendu de longue date, une mesure qu’il avait déjà proposée en décembre 2007 lorsqu’il avait déclaré : « Cela peut sembler tiré par les cheveux, je sais, mais la victime ultime de la crise des subprime pourrait n’être rien de moins que l’existence de la monnaie unique. »

Dans sa chronique de dimanche dernier, Halligan reprend le même thème, soulignant que « bien avant 2007, il était évident pour quiconque possédant une connaissance raisonnable des unions monétaires qui se sont mal terminées à travers les âges, que la zone euro souffrait des mêmes faiblesses fondamentales ». Au final, écrivait-il, soit la zone euro se transformait en un seul pays ou bien elle finirait par être un échec.

Halligan rappelle que dans tous les pays de la méditerranée, le chômage dépasse les 25% et même la barre des 50% chez les jeunes. « Je sais, conclut-il, que la réponse traditionnelle est l’assouplissement quantitatif. Mais comme nous l’avons souvent observé, en particulier aux premiers jours de la crise, les réponses traditionnelles sont souvent erronées. »

Comme ne cesse de le rappeler S&P, la seule réponse valable est une sortie de l’euro, de l’UE et de l’OTAN, et une coopération avec les BRICS pour reconstruire l’économie mondiale.

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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