X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

Chypre : après le bankrun, Glass-Steagall plus que jamais à l’ordre du jour

JPEG - 50.1 ko

En marge du sommet de l’UE à Bruxelles la semaine dernière, les ministres des Finances de la zone euro et le FMI ont infligé vendredi soir un plan d’aide à Chypre. Nicosie avait demandé dès juin 2012 une aide financière à l’UE ainsi qu’au FMI, pour pouvoir renflouer ses deux principales banques, victimes de la crise grecque et de la restructuration imposée aux créditeurs privés.

Les bailleurs de fonds de Chypre ont renoncé à un effacement de dette, qui aurait fait subir de lourdes pertes aux créanciers privés (ce qui fut pourtant fait en Grèce au printemps 2012).

Ainsi, avec la bénédiction de nos dirigeants, en échange d’une aide maximale de 10 milliards d’euros, le patron de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, a imposé une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires, de 6,75% en deçà de 100000 euros et de 9,9% au-delà.

Le gouvernement chypriote promet de compenser les taxes et les prélèvements par la distribution d’actions, a indiqué le ministre des Finances, Michalis Sarris, prétendant que les mesures prises permettent d’éviter « des coupes dans les salaires et les pensions ». A cela s’ajouteront de nouvelles privatisations et une hausse de l’impôt sur les sociétés qui passera de 10 à 12,5%.

Sur place, dès que la nouvelle était connue samedi matin, des dizaines de Chypriotes et d’étrangers, très nombreux sur l’île, se sont rués sur les banques pour retirer de l’argent des distributeurs automatiques.

Pour endiguer ce qui devenait un véritable bank run digne des années 1930, les autorités chypriotes ont bloqué les comptes et imposé la fermeture des agences bancaires. « Pour autant, ce n’est que reculer le moment où les déposants viendront retirer leurs dépôts, en affaiblissant ainsi davantage le secteur bancaire du pays », commente un analyste. « C’est l’élément qu’il faudra suivre dans les jours et les semaines à venir pour savoir si la solution retenue n’est qu’un événement ponctuel ou le retour dans une phase aiguë de la crise européenne », ajoute-t-il.

Alors que le Parlement chypriote doit se réunir mardi pour accepter ou refuser la ratification de ce plan, la directrice du FMI, Christine Lagarde, dont l’institution devrait participer au plan d’aide chypriote, a quant à elle déclaré : « La solution présentée est durable, pérenne et dans l’intérêt de l’économie chypriote. »

Même du point de vue de ceux qui veulent « sauver les banques », il s’agit d’une erreur monumentale.

D’abord sur le fond : comment peut-on rétablir la confiance dans le système bancaire si l’on ponctionne d’office les dépôts des citoyens pour renflouer des banques qui ont spéculé ? Ceux qui faisaient de la création d’une Union bancaire d’une Europe solidaire y sont pour leurs frais, car plus personne ne peut croire que les Etats soient réellement les garants des dépôts.

Ensuite sur la forme : on a signifié aux Chypriotes que c’était cela ou se voir expulsé de la zone euro sans ménagement ni accompagnement. Alors que Chypre aurait pu et aurait dû opter pour la deuxième option, il a cédé au chantage.

Maintenant que l’affaire chypriote plombe tous les marchés, certains essayent, tout en refusant de faire marche arrière, « d’accompagner » les effets du crime.

Le ministre des Finances chypriote et le gouverneur de la banque centrale, Panicos Demetriades, ont expliqué qu’ils étudiaient une formule de taxation des dépôts bancaires moins sévère pour les petits déposants. « Avec la banque centrale, nous discutons d’une reconfiguration des taux d’imposition pour rapprocher de zéro ceux des comptes en dessous de 100 000 euros », en augmentant parallèlement le taux sur les plus grosses fortunes, a précisé M. Sarris.

Le gouvernement français a également versé sa larme de crocodile. « Si Chypre choisissait, tout en respectant l’enveloppe globale de sa contribution au plan, une répartition différente pour mieux protéger les petits dépôts, il faut l’écouter et à mon sens l’entendre », a fait savoir Pierre Moscovici, ministre de l’Economie.

En tout cas, l’affaire chypriote révèle un tournant décisif. Comme le précise l’économiste Jacques Sapir : « Alors que la confiance des épargnants dans la solidité de leurs banques est relativement faible dans une bonne partie de l’Europe du Sud, cette mesure revient à agiter un chiffon rouge devant leurs yeux. Le risque est donc que l’on assiste à une contagion qui toucherait d’abord la Grèce, puis l’Espagne et enfin l’Italie. »

En 1933, par le Banking Act, le Président Roosevelt avait créé le Fonds de garantie des dépôts américain (FDIC). En échange de cette garantie, l’Etat américain imposa la séparation stricte entre banques normales (dépôts et crédit) et banques d’affaires spéculatives.

L’affaire chypriote révèle une fois de plus, que sans cette séparation stricte du type Glass-Steagall, aucun Etat ne peut garantir la sécurité des dépôts. Si le gouvernement français persiste à ne pas séparer les banques, il devrait avoir l’honnêteté de reconnaître qu’il ne peut garantir nos dépôts bancaires. Car, vu l’état de nos banques, nous sommes tous des Chypriotes !


Signez sans tarder l’Appel à un Glass-Steagall global

Voir les 3 commentaires

  • walter benjamin • 24/03/2013 - 12:44

    Le Glass steagall act ne suffira pas cette fois : il avait tenu 60 ans depuis 1932 mais avec l’informatique les bulles spéculatives se reconstituent très vite,en quelques années .Aujourd’hui il faut interdire toute spéculation ,et interdire aux banques tout trafic avec les "paradis fiscaux" sous peine de retrait des licences (proposition de Merkel paniquée en 2008 !) Lisez le blog de Paul Jorion

    Répondre à ce message

  • christian procquez • 19/03/2013 - 15:08

    L’apathie du Peuple Francais donne le pouvoir à Hollande et ses Ministres de se transformer en criminels. En urgence Peuple de France réveillez vous avant la prochaine guerre dans vous serez les responsables. Merci aux resistants, et M Cheminade et ses Collaborateurs.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 18/03/2013 - 18:26

    "Ils" osent appeler cela un plan d’aide !
    Il s’agit d’un hold up
    Les criminels sont à poursuivre en justice ..............

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard