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Colère bretonne (2/3) : sous les Bonnets rouges, les gros bonnets

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Le PDG d’Armor-Lux a offert 900 bonnets rouges aux manifestants de Pont-de-Buis, avant d’en faire venir d’autres de « grande » Bretagne (Écosse), qu’il leur a revendus à bas prix.

Si la colère est légitime et doit être mobilisée pour mettre en œuvre de vraies solutions permettant de construire la France de demain, certains réseaux oligarchiques bretons, français et européens ne résistent pas à la tentation d’instrumentaliser la rage populaire pour servir leur propre dessein.

Jour après jour, n’entend-on pas une droite se plaindre du « matraquage fiscal » et fantasmer sur « un mai 68 à l’envers » ou une « révolte des patrons ». La Fondation « indépendante » pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (Ifrap) n’organise-t-elle pas pour les responsables français des stages aux Etats-Unis, dans les laboratoires d’idées ultraconservateurs (Cato Institute, etc.), pour y apprendre comment créer des Tea Party à la française, clamant la fin de l’Etat providence et surtout des impôts qui lui permettent d’exister ?

Le 21 octobre, soit cinq jours avant le démontage du portique de Pont-de-Buis, l’ami et conseiller de Nicolas Sarkozy, Nicolas Baverez, annonçait dans Le Figaro que « la France voit naître en 2013 une nouvelle grande jacquerie (comme celle de 1358). Elle se distingue des mouvements sociaux traditionnels de la Ve République, dominés par le secteur public ou par la jeunesse. Elle mobilise en priorité les classes moyennes, les producteurs et les salariés du secteur privé. »

Étrange prescience dont est doté M. Baverez, puisque cela correspond en effet au profil des manifestants du 26 octobre à Pont-de-Buis. Le 1er novembre, l’éditorialiste du Figaro Magazine Guillaume Roquette, qui suggère à Hollande de casser les salaires comme l’avaient fait un Tony Blair et un Gerhard Schröder, rappelait fièrement que sa revue « annonçait il y a trois semaines la survenue imminente d’une révolte fiscale et les faits nous ont donné spectaculairement raison. Le gouvernement a dû capituler sur l’écotaxe parce que l’incendie allumé le week-end dernier par les Bretons menaçait, et menace encore, de se propager à tout le pays ».

En attirant ceux qui veulent exprimer leur juste colère, les manifestations des « Bonnets rouges » ont réussi à « coaguler » des éléments hétéroclites : FO, Lutte ouvrière, CGT, Front de gauche, UDB, Breizhistance, SLB (trois organisations de la gauche bretonne), NPA, Les alternatifs, FDSEA, MEDEF local, Bloc identitaire, et des politiques comme Christian Troadec, maire divers gauche de Carhaix, ou le député UMP Marc le Fur (qui avait voté l’écotaxe…).

Le 2 novembre à Quimper, cette coalition offrait le spectacle étonnant d’extrémistes lançant des projectiles sur les forces de l’ordre ou défonçant la porte d’une préfecture, le tout sous le regard complaisant des médias et du grand patronat, érigés en « alliés de classe », tous unis pour dénoncer, non les politiques européennes qui ravagent la Bretagne, mais l’Etat-nation France.

Cette défense d’une « autonomie » bretonne avait été dénoncée par Jacques Cheminade lors d’une réunion publique à Ploërmel, le 18 avril 2010. Il y démasquait le rôle des réseaux « bretons » qui se conçoivent comme les pirates de la mondialisation financière :

Ils se réunissent au Club de Bretagne à Paris. On y organise une fois par mois un dîner-débat, avec des personnalités comme Michel-Edouard Leclerc (Edouard Leclerc père venait de Landerneau), Patrick Poivre d’Arvor et Vincent Bolloré, des Bretons totalement engagés dans des affaires multinationales. Etranges autonomistes ! Car il y a manipulation : on joue à fond une pseudo-identité bretonne, en dénonçant les injustices et les incompétences venues de Paris (et elles sont nombreuses), pour brancher directement la Bretagne sur la mondialisation financière, sans passer par les contraintes de l’Etat-nation et du service public.

Qui mène la danse ?

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Alain Glon, membre du Club des Trente, ancien patron du géant de l’agroalimentaire Glon Sanders et président du think-tank Institut de Locarn, milite depuis longtemps pour faire de la Bretagne une zone franche.

Fin septembre, il n’a pas hésité à affirmer que « le problème de la Bretagne, c’est la France ! » Son modèle ? La Chine des bas salaires. « J’y vois le futur de la Bretagne, précise-t-il. Il y a un truc qui nous fait crever en France, c’est l’égalité ! » affirmait-il dans Le Breton.

Thierry Merret, patron de la FDSEA du Finistère, se revendique comme l’inventeur du label bonnet rouge. Proche du lobby agro-alimentaire Breizh Europa qui vivait exclusivement des subventions de Bruxelles et annonce vouloir présenter des listes aux municipales, il s’affiche « Breton, Européen, mais pas Jacobin ». Voilà ce qui explique sa référence au bonnet rouge des paysans bretons révoltés en 1675 contre une taxe de Louis XIV, plutôt qu’au bonnet phrygien de la Révolution française. Notons que Merret a trouvé une oreille attentive chez Jean-Guy Le Floc’h (Armor-Lux), l’industriel de Quimper aux célèbres marinières, connu pour ses sentiments bretons affirmés et généreux pourvoyeur de bonnets aux manifestants. Il n’est pas seul dans la révolte fiscale, puisque Alain Glon et l’association « Produit en Bretagne » (350 entreprises) avaient lancé dès le 18 juin à Pontivy un vibrant appel contre l’écotaxe, signé par plus de mille chefs d’entreprise et artisans. Dans la foulée, ils ont mis sur pied le Comité de convergence des intérêts bretons (CCIB), partisan de se débarrasser au plus vite du « carcan administratif français » pour livrer la gestion de l’économie à des experts opérant à l’abri « de politiques qui n’ont pas été formés pour ça ».

Et lorsque le gouvernement annonce sa volonté de débloquer 15 millions d’euros pour la Bretagne, Alain Glon précise que c’est de 15 milliards qu’elle a besoin. Cette somme, dit-il, on peut la trouver en mobilisant l’épargne (Livrets A, assurance-vie) des Bretons, mobilisable dans le cadre d’une « autonomie fiscale » de la Bretagne. C’est le discours des autonomistes flamands, catalans et corses, qui, en détricotant les Etats-nations, espèrent négocier directement leur strapontin auprès du pouvoir impérial de Bruxelles. Désintégrer les Etats pour réussir l’intégration à une Europe financière et prédatrice hors sol ? On vient d’ouvrir la boîte de Pandore.

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  • yvest75 • 09/11/2013 - 17:27

    Qualifier en permanence ces taxes d’ »écologiques » n’est certainement pas la meilleure manière de communiquer l’étendue et l’urgence du problème, et en particulier le fait que la crise est aussi, si ce n’est surtout, un monstrueux choc pétrolier qui ne fait hélas que commencer :
    http://blogs.mediapart.fr/blog/yt75/030713/transition-energetique
    La quasi Omerta à ce sujet (des medias en particulier) est quand même assez impressionnante, pour ne pas dire hallucinante..
    On pourrait d’ailleurs même dire que la crise actuelle est un double choc pétrolier, les montagnes de dettes étant héritées de la période post deux premiers chocs (pour retrouver la croissance « trente glorieuses » d’avant).
    Mais de toute évidence l’époque tweetero facebookienne préfère la valse des étiquettes financières diverses et variées (« subprimes », « des banques », « de la dette » , « de la Grèce », « de l’euro », etc), sorte de phase Alzheimique de la civilisation industrielle sans doute.

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Jacques Cheminade
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