Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

10 décembre - 13 décembre, Clichy - L’urgence climatique est un leurre Lire 10 décembre - Réchauffement climatique : le carbone aussi innocent que les Gilets jaunes Lire 10 décembre - Vidéo : La Bulle et la Dette [ACTE 1] Lire
AccueilActualité

Conférence de presse de début d’année à l’ESA : « L’espace, c’est l’avenir de la Terre »

C’est avec cette affirmation, exprimée par le directeur général de l’ESA Jean-Jacques Dordain lors d’une conférence de presse de début d’année au siège de l’institution hier, que l’on peut caractériser le dynamisme de l’agence, qui détonne face à la crise économique frappant toute l’Europe.

Cette année 2013 sera une année particulièrement dense avec le lancement de nombreux instruments scientifiques et satellites, le départ du quatrième véhicule automatique d’approvisionnement de la Station spatiale internationale (l’ATV Albert Einstein), l’envoi de l’astronaute italien Luca Parmitano pour un séjour de 6 mois à bord de la Station spatiale, une conférence internationale sur les débris spatiaux, un symposium sur l’observation de la Terre et le spectaculaire survol en rase-motte de l’une des deux lunes de Mars, Phobos, par la sonde Mars Express, à une distance de 58 kilomètres seulement !

Tout cela sans compter les 17 programmes qui sont en cours de développement, comme les missions ExoMars prévues pour 2016 et 2018, où le travail progresse à grands pas dans les industries concernées ; l’accord final avec le partenaire russe Roscosmos sur ExoMars doit être dévoilé dès qu’il sera entériné par le Conseil de l’ESA des 13 et 14 mars. Il ne faut pas oublier non plus les programmes qui seront dans leur phase opérationnelle tout au long de l’année ; on en compte 21.

Une telle densité d’activité peut sembler étonnante pour certains, étant donné la crise et surtout la dépendance financière de l’ESA à l’égard de ses Etats membres, à hauteur de 75 % de son budget de plus de 4 milliards d’euro. Or, comme l’a expliqué Dordain, c’est bien parce que les Etats membres ont compris le rôle fondamental que joue l’agence dans la compétitivité technologique de l’Europe qu’ils ont décidé de ne pas succomber à la tentation de l’austérité. Il a développé l’impact de l’un des 7 centres d’incubation d’entreprise mis sur pied en coopération avec des administrations régionales ou locales, citant en exemple celui de Bavière, en Allemagne, où le millième emploi sera créé sous peu, dans l’une des 120 start-up qui y sont nées.

C’était d’ailleurs un risque non négligeable que de placer le débat sur le terrain économique lors du dernier Conseil ministériel de l’ESA de novembre dernier, a-t-il précisé. Mais c’est bien parce que l’espace est un important facteur de progrès économique qu’il a pris cette décision. « L’espace n’est pas une dépense, mais un investissement. » Tel a été le mot d’ordre, qui a bel et bien été entendu, mais dans les limites d’une vision de l’espace qui reste étriquée dans les milieux politiques, comparativement à celle que nous avons connue à l’époque du programme Apollo.

Ceux qui ont suivi de près la campagne présidentielle de Jacques Cheminade se souviendront qu’il avait lui aussi insisté sur l’idée de l’espace comme investissement et non pas comme dépense, dans une campagne malheureusement dominée par une vision comptable virant souvent à l’obsession.

Une nouvelle approche concernant les résultats

Dordain a souligné que l’ESA adoptera une nouvelle approche pour mieux faire connaître son rôle de vecteur scientifique. L’agence insistera davantage sur la récolte des résultats scientifiques, et non plus seulement sur le lancement des instruments dans l’espace. Une fois lancés, ils avaient tendance à être perdus de vue par la population, car l’exploitation et l’interprétation des données récoltées est un processus long et fastidieux, qui attire en général l’attention des seuls experts scientifiques.

Ainsi, une conférence où seront présentés les travaux réalisés à partir des résultats de la mission SMOS (Soil Moisture and Ocean Salinity) aura lieu à Madrid le 22 février. Ce satellite lancé en 2009 a collecté une multitude de données sur l’humidité des sols et la salinité des océans, qui nous aideront à mieux comprendre le cycle global de l’eau. Cet apport sera appréciable dans le contexte des événements météorologiques extrêmes des dernières années : ouragans, sécheresse, pluies diluviennes.

Un autre événement intéressant la science fondamentale sera la publication de la première carte complète du rayonnement ou fond diffus cosmologique, qui nous en dira plus sur l’évolution de l’univers. Une conférence de presse est prévue le 21 mars au siège de l’ESA à Paris. Une autre publication spectaculaire aura lieu à l’occasion du dixième anniversaire de la sonde orbitale Mars Express : il s’agit de la carte minéralogique complète de Mars, qui comprendra en particulier la répartition des hydrates sur l’ensemble de la surface martienne, des substances minérales incorporant des molécules d’eau et renfermant en quelque sorte une partie de l’histoire de l’eau sur Mars. Cette carte servira également à sélectionner les lieux d’atterrissage pour les missions ExoMars de 2016 et 2018.

Du côté des lancements

Parmi eux, la mission Gaïa devrait nous intéresser plus particulièrement car cet instrument fournira, après avoir fait le relevé de plus d’un milliard d’étoiles au cours des 5 prochaines années, une carte 3D précise de notre galaxie, la Voie Lactée. Chacune de ces étoile sera observée quelque 70 fois en moyenne, depuis des positions différentes grâce à la rotation de la Terre autour du Soleil ; nous serons ainsi mieux en mesure de connaître leur position exacte et la direction de leur mouvement. Signalons que l’astromètre spatial précédent, Hipparcos, avait permis de compiler un catalogue de mesures précises pour 120 000 étoiles « seulement ». Gaïa pourra compter sur la plus grande caméra digitale jamais utilisée dans l’espace, avec son milliard de pixels sur une surface de 0,38 mètres carrés.

Les nouvelles données permettront, entre autres, de mieux connaître l’histoire de notre galaxie, de même que le parcours de notre système solaire en son sein (voir encadré). En attendant, les résultats de la mission Herschel lancée en 2009 seront annoncés fin 2013. Herschel avait elle-aussi pour tâche de cartographier la Voie Lactée, mais en se concentrant sur les étoiles nouvellement nées.

JPEG - 46.2 ko
Gaïa pourra compter sur la plus grande caméra digitale jamais utilisée dans l’espace, avec son milliard de pixels sur une surface de 0,38 mètres carrés. (Photo ESA)

Autre lancement à signaler, celui des trois satellites SWARM en juin prochain, spécialisés dans l’étude du champ magnétique terrestre, incluant les signaux émanant depuis le cœur de la Terre jusqu’à sa magnétosphère, en passant par l’ionosphère. Ces instruments de haute précision survoleront notre planète en orbite polaire, c’est-à-dire qu’il survoleront régulièrement les deux pôles, lieux de passage obligées de toutes les lignes du champ magnétique de notre planète.

Ces satellites nous aideront non seulement à étudier le champ magnétique terrestre en tant que tel, mais aussi l’effet du Soleil sur la magnétosphère qui nous protège. Il est à espérer que ces données puissent être intégrées au centre IGMASS récemment mis en place pour la prévision des tremblements de Terre et autres processus associés au magnétisme terrestre.

Pluie de comètes

Bien au-delà des planètes extérieures, on pense que le Système solaire est enveloppé par un grand nuage de corps glacés, les comètes. Au cours des éons [de longues périodes se situant à l’échelle du temps géologique, ndlt], des étoiles de passage peuvent avoir perturbé quelques unes d’entre elles, les faisant tomber vers l’intérieur du Système solaire en de vastes pluies, saupoudrant le Terre et autres planètes d’impacts destructeurs.

Gaïa fera un inventaire complet de toutes les étoiles situées à moins de 150 années-lumières de notre Soleil, mesurant précisément leur mouvement. En rembobinant ces mouvements dans le temps, nous découvrirons les étoiles qui sont passées près de notre Système solaire et qui auraient pu causer de telles pluies de comètes. De la même manière, les données de Gaïa permettront aux astronomes de prédire les rencontres à venir. [1]

Extrait de « Gaïa : ESA’s galactic census », BR-296, publié par l’ESA, juin 2012.


[1Ndlt : Ajoutons que Gaïa pourra mesurer également la position et la vitesse de plus de 200 000 astéroïdes, afin de déterminer leur orbite avec une plus grande précision : une contribution notable aux efforts visant à mieux protéger notre planète contre d’éventuelles collisions avec des astéroïdes.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Arnaud BEILS • 26/01/2013 - 03:40

    L’ESA a donc l’ambition de la victoire pour l’Europe et pour la Terre.
    Je dois reconnaitre mon coup de cœur pour le cartographeur 3D de la Voie Lactée, Gaïa. Vivement que l’on puisse visiter notre galaxie virtuellement, puis j’espère bientôt réellement... !
    Souhaitant que l’ESA porte cette victoire de toutes ces forces et soutiennent toutes les batailles qui permettrait d’y arriver,
    A bientot sur Mars,

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Si le monde est réduit aux seules énergies renouvelables, qui par leur faible densité et leur caractère intermittent permettent de produire beaucoup moins que les combustibles fossiles et le nucléaire, la capacité d’accueil de la Terre se réduira brutalement à un milliard d’êtres humains !

En savoir plus

Etre, ou ne pas être :
une question galactique

9 août 2011
Science
Etre, ou ne pas être :<br>une question galactique

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard