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Décès de Primakov, père du triangle stratégique eurasiatique

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Le président russe Vladimir Poutine assiste à une cérémonie de deuil pour l’ancien Premier ministre Evgueni Primakov, dont le corps repose à Moscou.
Crédit : Keystone

Par Rachel Douglas de l’Executive Intelligence Review (EIR)

Le célèbre orientaliste russe Yevgeni Maximovich Primakov, ancien directeur de l’Institut des études orientales de l’Académie russe des sciences, chef du Renseignement étranger, ancien ministre des Affaires étrangères et Premier ministre, et président de la Chambre de commerce et de l’industrie russe, est décédé le 26 juin à l’âge de 85 ans, après avoir lutté pendant deux ans contre le cancer.

Primakov participait jusqu’à tout récemment aux délibérations sur la politique de son pays en dépit de son état de santé. Il avait présenté un mémoire à la séance d’avril du Club Mercure de la Chambre de commerce et de l’industrie (CCI), intitulé : « Quatre erreurs dans notre politique économique. »

En raison de sa longue carrière en tant que spécialiste du Moyen-Orient, Primakov connaissait parfaitement les opérations des agences de renseignement britanniques et américaines dans la région. Il était également un économiste hors pair ; son point de gloire a été son arrivée au gouvernement au lendemain de la première décennie désastreuse de la période post-soviétique.

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Primakov à l’ONU.

Nommé Premier ministre par le Président Boris Eltsine, suite à la cessation de paiements sur les obligations russes en août 1998 (on dit que le poste lui avait été offert suite au refus de Youri Maslyoukov, un spécialiste de l’industrie qui avait toutefois accepté d’être son adjoint), Primakov a réussi, au cours de ses huit mois en tant que Premier ministre, à mettre un terme au long processus de destruction de l’industrie russe.

Comme il est rapporté dans le rapport spécial de l’Executive Intelligence Review La Nouvelle route de la soie devient le Pont terrestre mondial, « les mesures prises par le gouvernement Primakov-Maslyoukov pour sauver l’économie réelle de la Russie sont celles dont a hérité Vladimir Poutine. (…) Elles ont créé un cadre, au sein duquel les décisions en faveur du développement du continent eurasiatique ont pu être considérées sérieusement. »

Un autre élément d’importance stratégique a été l’engagement diplomatique marquant de son gouvernement en faveur d’une idée entièrement nouvelle : « Lors d’une visite en Inde en décembre 1998, Primakov a proposé de former un ’’triangle stratégique entre la Russie, l’Inde et la Chine. La coopération entre ces trois puissances eurasiatiques a vu le jour un an plus tard, suite à de nombreuses rencontres entre académiques et diplomates. Suite à un parcours sinueux, le triangle ’’RIC’’ forme aujourd’hui le coeur de l’alliance appelée BRICS. »

Les éloges de Primakov, formulées en ces termes exactement, pleuvent aujourd’hui en Russie. L’analyste Kirill Benediktov, dans un commentaire pour le site Izvestia, écrit ainsi :

L’idée de Primakov de créer un Grand triangle Moscou-Delhi-Beijing prend forme sous nos propres yeux et est devenue un édifice politique en dépit des cris d’orfraie des libéraux. Yevgeni Maximovich a présenté pour la première fois l’idée du Grand triangle lors de sa visite à Delhi en 1998. Nombreux sont ceux parmi nous qui se souviennent des conditions dans lesquelles se trouvait la Russie à cette époque : écrasée d’un point de vue politique et économique, ayant survécu de justesse à la cessation de paiements d’août, et commençant à peine à trouver la porte de sortie de cette crise profonde dans laquelle elle s’était trouvé plongée par la faute des ’’jeunes réformateurs’’ alliés aux membres corrompus de la famille Eltsine.

Et voilà que le nouveau Premier ministre d’un pays que tout le monde croyait incapable de se remettre debout, proposait à ses partenaires en Inde et en Chine de former un triangle stratégique, Moscou-Delhi-Beijing. (... ) A peine sept ans après la visite de Primakov à Delhi, la Chine et l’Inde se félicitaient d’être devenues « de bons voisins et amis », et Beijing annonçait en 2012 que les relations sino-indiennes pourraient s’avérer le partenariat bilatéral le plus important du siècle. Suite à l’« isolement » par l’Occident de la Russie, il est devenu évident que le ralliement de Moscou à cette alliance des grandes nations eurasiatiques, telle qu’elle était en train d’émerger, était la seule voie à suivre pour préserver sa souveraineté politique et économique.

Le président Poutine et le ministre des Affaires étrangères Lavrov ont eux aussi fait une vibrante éloge de Primakov, de sa vie et de son œuvre. Il a été enterré le 29 juin au cimetière Novodevichy de Moscou.

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La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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a vu juste sur...

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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