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Défense nationale : la bronca des généraux contre l’austérité

En plein déclin, le dernier carré de la puissance française se trouve concentré dans la recherche de pointe et la très haute technologie de son armée et de ses industries de défense. Voilà l’enjeu de cette bataille.

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De gauche à droite : Pierre de Villiers (chef d’état-major des armées), Denis Mercier (Air), l’amiral Bernard Rogel (Marine) et Bertrand Ract-Madoux (Terre).

Coup de théâtre le 13 mai dernier : les quatre chefs d’état-major – Pierre de Villiers (chef d’état-major des armées), Bertrand Ract-Madoux (Terre), Denis Mercier (Air), et l’amiral Bernard Rogel (Marine) – ont brandi la menace d’une démission collective, au cas où le gouvernement procéderait à d’autres coupes dans le budget de la défense. François Hollande, chef des armées, fut aussitôt informé de cette menace de décapitation collective. Une vingtaine de hauts gradés, dont de nombreux « quatre étoiles », auraient aussi soutenu cette démarche.

Mais quelle mouche a bien pu piquer nos généraux, qui sont tout sauf de dangereux putschistes ? La volonté du Premier ministre et du ministre des Finances de tailler une fois de plus dans le budget de la défense, pour trouver les 50 milliards d’euros de coupes exigées par Bruxelles de la France entre 2015 et 2017. Et les coupes en gestation sont sanglantes : 6 milliards d’euros minimum, à raison de deux par an, et peut-être même 9 milliards !

Or, militaires et industriels de la défense estiment que de telles réductions briseraient l’équilibre bien fragile trouvé par la Loi de programmation militaire (LPM) votée par le Parlement en décembre 2013, déjà en baisse de 14 milliards d’euros par rapport à la précédente. Au-delà, il en va aussi de l’honneur de ces chefs d’état-major. Car ceux-ci avaient mis tout leur poids dans la balance en 2013 pour convaincre leurs hommes du bien-fondé des réductions adoptées dans le dernier livre blanc, mettant en avant les garanties données par les pouvoirs publics que d’autres efforts ne seraient pas demandés…

Dans un entretien au site Mer et Marine, Patricia Adam, présidente de la Commission de la défense nationale à l’Assemblée nationale, évoque les conséquences « désastreuses » des nouvelles coupes. « C’est pour une bonne part la défense qui permet à la France de continuer à peser sur la scène internationale », dit-elle, notant qu’au Sahel, l’armée française avait montré qu’elle pouvait « intervenir seule et en premier ».

Il n’y a plus aucune marge de manœuvre : « Plus possible de toucher aux conditions de vie des militaires », malmenés par les ratés du logiciel de paiement des soldes, le Louvois, ainsi que par les coupes de la RGPP qui ont parfois laissé des bases militaires sans chauffage en hiver… Pas possible « de remettre en cause les investissements en matière de recherche et de développement (R & D), qui représentent 750 millions d’euros par an », car « investir dans la connaissance c’est façonner notre pays dans vingt ans ». Ni « de toucher aux nouveaux programmes car, dans ce cas, on affecte directement le plan de charge des industriels ».

Face au « besoin urgent de remplacement » du matériel, impossible de retarder encore les programmes : « Des hélicoptères ne volent plus. On se demande comment certains véhicules peuvent rouler. Des navires sont à bout de souffle. Les VAB [véhicules blindés] datent de 1978, les avions ravitailleurs de 1965, les Transall [véhicules de transports] ont eux aussi plus de 40 ans. »

Au niveau du ravitaillement en vol,

nous avons pendant des années repoussé à plus tard des décisions cruciales. Or, si on ne les remplace pas, nous serons totalement dépendants d’autres pays. Pouvons-nous nous le permettre, s’agissant de la dissuasion nucléaire aéroportée ? (…). Il en va de même pour les satellites, qui garantissent nos capacités de renseignement et notre autonomie de décision, comme l’a montré l’Irak, en 2003, où le choix de la France de ne pas intervenir était basé sur la connaissance offerte par ses propres moyens de renseignement.

Enfin, de grandes industries, mais aussi des PME dépendent des commandes de la défense, et avec elles, de très nombreux emplois :

Notre industrie de Défense produit de la richesse, des emplois très qualifiés et non délocalisables. (…) la Défense est aussi le dernier budget d’investissement industriel de l’Etat.

Pour l’heure, la poursuite de la mobilisation est de mise. Le 16 mai, Manuel Valls a dit sur Europe 1 que la LPM resterait valable, sans pour autant exclure « des ajustements » ici ou là.

Sur le fond, Jacques Cheminade a proposé des réformes permettant à notre défense de mieux dépenser tout en retrouvant une mission de justice, en quittant l’OTAN, en poursuivant la modernisation de notre force de frappe et, surtout, en réindustrialisant notre pays.

NOTRE DOSSIER (Décembre 2012) : La France prête à saborder son armée sur l’autel de la mondialisation financière ?

La Défense nationale en chiffres (2011)

Effectifs civils et militaires de la défense : 296 000
Emplois directs dans les industries de défense : 162 000
Emplois indirects dans les industries de défense : 320 000
France : 4e exportateur mondial d’armement
Part de la défense dans le PIB : 2,25 %

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  • petite souris • 02/06/2014 - 22:39

    c’est la coupe budgétaire de trop
    cela donne l’impression que l’objectif de not’ gouvernement est d’affaiblir la France de plus en plus jusqu’à ce quelle n’existe plus
    c’est ce qu’on appelle se tire une balle dans le pied
    et
    pour du changement c’est un changement en effet !

    Répondre à ce message

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La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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