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L’Institut Schiller en Grèce : un pays en état d’occupation

La rédaction

Deux représentants de l’Institut Schiller en Allemagne, Andrea et Dean Andromidas, se sont rendus en Grèce pour une semaine de rencontres et de réunions avec des dirigeants politiques, des économistes, des fonctionnaires et journalistes, ainsi que des dirigeants militaires à la retraite.

Il va sans dire que leurs interlocuteurs ont montré une forte préoccupation à l’égard de la menace de guerre qui plane sur le monde et de la politique étrangère catastrophique du Président américain Barack Obama.

Le combat de l’Institut Schiller à l’échelle internationale pour une réforme bancaire à la Glass-Steagall, un passage obligé pour retrouver une véritable croissance par l’investissement dans l’infrastructure, incluant notre programme pour le développement de la Méditerranée, a également soulevé un grand intérêt. Voici un résumé des principales rencontres qui se sont succédées au cours de la semaine.

Sur le danger de guerre

Conscients de la location géostratégique de leur pays aux portes de l’Asie du Sud Ouest, les Grecs sont très sensibles aux manœuvres américaines et britanniques à partir des bases de l’OTAN situées en Grèce ou à Chypre. Souffrant déjà des effets des guerres en Asie centrale – la plupart des flux de réfugiés passant illégalement de Turquie en Grèce viennent d’Afghanistan et d’Irak – les Grecs craignent l’arrivée d’un nombre encore plus grand depuis l’Iran, la Syrie ou autres pays voisins si la guerre venait à s’étendre.

La peur de cette immigration est largement utilisée par les valets de la Troïka (UE, BCE, FMI) pour culpabiliser les Grecs et vicier le débat sur la nécessité pour le pays de recouvrer sa souveraineté en déclarant un moratoire sur la dette et une sortie de l’euro.

La Turquie est vue comme poursuivant une politique néo-ottomane agressive sous l’influence de l’actuel et ambitieux ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, mais peu de Grecs se laissent berner par la posture des Etats-Unis et de l’Europe, qui sont en réalité les responsables d’une politique de confrontation à l’égard de la Russie et de la Chine. La Grèce entretient par ailleurs de bonnes relations avec ces deux pays, mais se trouve sous une pression constante pour ne pas resserrer ses liens et même emprunter de l’argent, sous peine d’être déclarée en violation du protocole d’entente avec la Troïka sur le renflouement des banques.

Sur la dictature de la Troïka

L’obsession de l’Union européenne pour renflouer un euro en faillite et un système bancaire en décrépitude a créé en Grèce une véritable catastrophe humanitaire, la situation s’étant nettement dégradée par rapport à il y a seulement un an. De nombreux indigents, incluant des enfants, font la manche dans la rue, une situation inhabituelle dans ce pays où faire la manche était, pour diverses raisons culturelles, très mal vu, et un nombre encore plus grand d’entre eux préfère fouiller les poubelles à la recherche de nourriture.

La politique des renflouements bancaires saigne le pays à blanc, et les Grecs se considèrent littéralement sous l’occupation forcée de la Troïka, qui impose au pays, par voie d’une austérité meurtrière, une pénurie de médicaments sans précédent, incluant les plus nécessaires pour lutter contre le cancer, ou comme l’insuline pour le diabète et autres maladies chroniques.

Les citoyens Grecs continuent pourtant à payer leurs cotisations, redoublant ainsi la cruauté du gouvernement qui pompe sur leur salaire tout en leur refusant les soins auxquels ils ont droit. Ceci a un impact psychologique profond sur la population, qui craint qu’elle serait sacrifiée sans scrupule si le pays combattait cette politique ou venait à quitter la zone euro. Un journaliste grec a raconté à nos deux collègues que lorsqu’il se rend en Italie, il y voit également des files d’attente devant les pharmacies, les pharmaciens expliquant à leurs clients que le gouvernement ne les a pas remboursés pour les médicaments vendus, ce qui montre que cette politique est en train de s’étendre à toute l’Europe, un choix délibéré de la part des autorités européennes acquises à la doctrine des renflouements bancaires à tout prix.

Les coupes dans les salaires et l’accroissement des taxes ne s’arrêtent jamais. Une personne rencontrée a expliqué que 750 000 familles vivent sous le niveau officiel de pauvreté défini par Eurostats (l’agence européenne de statistiques), ce qui signifie 2 à 3 millions sur une population totale de 10. Les salaires des gens qui travaillent tant dans les secteurs public que privé ont été coupés de manière significative, et une partie importante d’entre eux n’a pas été payée depuis 3 jusqu’à 20 mois. Ceux-ci doivent malgré tout payer leurs impôts et cotiser au système de retraite et de sécurité sociale sous peine d’être privés de leurs droits.

Un autre journaliste a fait une description dramatique de l’état de dépression, d’abandon et de rage dans lequel se trouve une partie grandissante de la population. Les gens laissés à eux-mêmes et qui ont le sentiment d’avoir été trahis commettent pour la première fois des actes illégaux. Les tarifs dans les transports publics vont augmenter de 25 % à la fin de l’année, et nombre d’usagers ont cessé de payer depuis quelque temps déjà. Sinon, une pratique de plus en plus courante est de donner son ticket avant de sortir à ceux qui arrivent afin qu’il puissent utiliser les minutes encore valides.

Les salaires sont souvent, pour un emploi comparable, la moitié de ceux que reçoivent les allemands, tandis que les loyers et charges ne sont pas beaucoup plus faibles. Les prix de la nourriture y sont même jusqu’à 30 % plus cher, d’après les comparaisons qu’ont pu faire nos collègues dans des épiceries de niveau comparable. Les prix de l’essence et de l’électricité vont bientôt s’accroître de 40 %, ont annoncé les autorités.

Glass-Steagall et le sort de l’euro

Un large mépris à l’égard de la Troïka et des banques domine dans la population, mais peu de gens, surtout aux sein de l’intelligentsia, osent contempler l’idée de sortir de l’euro, même au sein des partis d’opposition. Plusieurs économistes et dirigeants politiques rencontrés ont fait part de leur accord avec la séparation des banques selon le principe de Glass-Steagall, mais aucun ne voit l’urgence de sortir de l’euro et revenir à une monnaie nationale. Plusieurs préfèrent même croire à la chimère d’un transfert ou recyclage des richesses du Nord de l’Europe vers le Sud, grâce à la bienveillance d’une nouvelle autorité fédérale européenne libérée du joug de l’actuelle Troïka ! Autrement dit, la myopie monétariste domine encore au sein de l’intelligentsia grecque comme dans le reste de l’Europe.

Le compositeur et combattant de la résistance Mikis Theodorakis est une exception notable à ce schémas, mais son âge avancé et ses problèmes de santé l’empêchent de rassembler les gens autour d’un mouvement pouvant défier le système des partis dominant le pays. Beaucoup de Grecs estiment qu’il aurait pu prendre la direction du pays s’il avait eu dix ans de moins. La Grèce est à la recherche d’un jeune dirigeant courageux, libre des idéologies dominantes et des sentiments revanchards.

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  • petite souris • 31/10/2012 - 23:40

    Les grecs sont un peuple libre, lorsqu’il va se révolter cela va être violent.
    Le Portugal n’est pas en meilleur état
    Le smic est en dessous de 400 euros et le RSA à 168 euros mensuels
    L’essence, l’électricité, et le ticket de métro à Lisbonne sont plus élevés qu’en France ..........
    Tous les jours il y a des manifestations
    Le premiers ministre ose dire à la télé : "vous n’avez pas de travail au Portugal ... eh ! bien ! partez dans un autre pays"

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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