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Ebola : les professionnels de la santé interpellent les gouvernements

La rédaction
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Nous publions ici une lettre ouverte aux gouvernements européens, signée par 44 universitaires et professionnels de la santé de 15 pays européens et publiée dans la revue médicale britannique de référence, The Lancet. En France, la direction de l’Ecole des hautes études de santé publique (EHESP) de Rennes a apposée sa signature. Laurent Chambaud, son directeur, appelle à une forte mobilisation.

Cet appel entre en résonance avec les propositions de Solidarité & Progrès sur cette question.

Après des mois d’inaction et de négligence de la part de la communauté internationale, l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest s’est développée pour échapper à tout contrôle. Le virus n’est plus aujourd’hui une menace pour les seuls pays où l’épidémie a dépassé les capacités des systèmes de santé nationaux, mais aussi pour le monde entier. Nous demandons à nos gouvernements de mobiliser de toute urgence toutes les ressources possibles pour aider l’Afrique de l’Ouest à ramener cette horrible épidémie sous contrôle. Selon notre expérience dans le domaine de la santé publique et de la réponse aux situations d’urgence, nous croyons que les mesures suivantes seraient particulièrement efficaces.

Premièrement, pour ce qui concerne les ressources humaines, étant donné l’énorme besoin, en Afrique de l’Ouest, de professionnels de la santé spécialement formés, nous demandons aux gouvernements européens de mettre en place rapidement des mécanismes permettant aux professionnels travaillant dans les système de santé publiques de se porter volontaire et de prendre un congé temporaire (avec une prime de risque), afin de contribuer aux efforts pour combattre l’épidémie dans la région. Les pays européens peuvent et doivent contribuer à la hauteur de leurs capacités et potentiel.

Deuxièmement, pour ce qui concerne le soutien technique et infrastructurel, il y a un énorme besoin de laboratoires ambulants, de ressources pour la surveillance épidémiologique et microbiologique, d’équipements de diagnostique, de logiciels et de matériel pour les communications mobiles. Ces besoins sont étroitement liés aux besoins d’infrastructure de base, tels des groupes électrogènes, de l’eau propre et du combustible. Les pays européens ont les ressources et les connaissances pour les installer et les opérer.

Troisièmement, pour ce qui concerne les fournitures médicales, les professionnels de la santé et les populations locales ont désespérément besoin d’équipements de protection personnelle ainsi que de désinfectants comme du savon et du chlore. Alors que les centres de soin devraient avoir la priorité, ils sont complètement submergés, et beaucoup d’individus infectés sont soignés à domicile. Les pays européens doivent chercher activement à se procurer et à distribuer des vêtements à tous les professionnels de la santé sur le terrain ainsi qu’aux populations qui en ont besoin.

Enfin, pour ce qui concerne le transport et la logistique, les gouvernements doivent faire plus que simplement demander aux sociétés privées de reprendre les liaisons avec les régions affectées (une mesure qui n’est pas seulement inutile d’un point de vue épidémiologique, mais également improductive) et les inciter fortement à le faire, tout en mobilisant les moyens de transport civil et militaire par voie aérienne, maritime et terrestre pour faire parvenir le matériel et le personnel nécessaires dans les régions affectées.

Si nous avons pour objectif de faire en sorte que notre action soit réellement efficace, l’approche stratégique de l’Europe en termes de réponse à la crise est tout aussi importante que ses engagements financiers et matériels. Nous appelons les gouvernements à agir de manière active et dévouée, en partenariat avec les pays d’Afrique de l’Ouest ainsi que l’ONU, pour faire en sorte que la réponse au cours des six prochains mois soit transparente et effective, de manière à soutenir des objectifs complémentaires de développement économique et humain dans la région.

Premièrement, l’aide doit être acheminée vers des organisations qui sont déjà sur le terrain, particulièrement celles qui sont dirigées par des Africains de l’Ouest, ou qui emploient en premier lieu des gens de la région. Ceci comprend les systèmes de santé publique nationaux ainsi que les organisations non-gouvernementales. Médecins Sans Frontières a joué un rôle important, mais des groupes dirigés par des Africain de l’Ouest sont en meilleure position pour mobiliser les institutions locales, agir en tant que médiateurs culturels entre les acteurs internationaux et les populations locales, et construire les capacités parmi les parties locales intéressées.

Deuxièmement, la réponse devrait catalyser les liens entre santé et développement. L’épidémie d’Ebola a des origines économiques et sociales ainsi que des coût sociétaux qui vont bien au-delà des effets sur la seule santé ; par conséquent tous les efforts possibles doivent être faits pour que les dons venant de la communauté internationale ne remplacent jamais les économies locales et les systèmes sociaux.

Troisièmement, des mécanismes de gouvernance, de surveillance et d’évaluation intégrés doivent être mis en place. Les gouvernements européens ont une obligation, tant du point de vue de leur propres administrés que celui des populations dans le besoin, de dissuader (et punir) le gaspillage et les pots-de-vin, pour que les ressources soient utilisées le plus efficacement possible. Suite aux 97,5 millions d’euros annoncés par la Commission européenne sous forme de mesures de soutien budgétaire à la Sierra Leone et au Liberia, il est clair que des mesures de comptabilité solides sont nécessaires.

Enfin, les populations affectées doivent bénéficier de leurs contributions dans la recherche. Ceux qui se trouvent dans les pays affectés contribueront à la découverte de nouveaux médicaments, vaccins, et procédures de traitement en tant que chercheurs, professionnels sur le terrain, et par dessus tout en tant que participants dans la recherche.

Depuis que Ban Ki-moon a imploré l’aide de la communauté internationale le 5 septembre 2014, plusieurs pays se sont manifestés en faisant des dons, en fournissant de l’équipement et du personnel. Cette réponse globale était plus qu’attendue, mais nous nous attendons à ce que toutes les démocraties européennes (basées sur les principes de solidarité, d’équité et de protection sociale) rattrapent le temps perdu avec célérité, détermination et dévotion. L’épidemie d’Ebola représente un impératif en termes de santé publique ; si elle est laissée incontrôlée, elle peut très bien devenir une crise géopolitique.

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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