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Euthanasie pour les mineurs en Belgique : Agora Erasmus dénonce « un jour d’infamie »

« Le 13 février 2014 entrera dans les annales de la Belgique comme un jour d’infamie », a déclaré l’architecte bruxellois Thierry Convent, qui prépare sa candidature aux élections législatives de mai prochain à Bruxelles sous les couleurs d’Agora Erasmus.

Ce jour-là, malgré une opposition courageuse de la profession médicale et, reconnaissons-le, de la hiérarchie catholique, la Chambre a adopté par 88 voix pour, 44 contre et 12 abstentions une proposition de loi faisant de la Belgique le premier pays au monde à autoriser, sans limite d’âge, les enfants « en capacité de discernement » atteints d’une maladie incurable, à « choisir » l’euthanasie pour abréger leurs souffrances. Le texte a reçu le soutien des socialistes, des libéraux, des écologistes et des séparatistes de la N-VA.

Face à ce vote, deux remarques préalables :

  1. Il s’agit de moins en moins d’une aide aux mourants, mais de plus en plus d’une aide à ceux et celles qui affirment vouloir mourir ou dont on souhaite la mort…
  2. La Belgique a vu naître le surréalisme. De là à valider avec sérieux l’idée qu’un enfant mineur puisse « en capacité de discernement » choisir sa propre mort, est une fraude, une manipulation des esprits et une infamie.

Ce qui a joué en faveur de cette précipitation, c’est la rencontre entre l’opportunisme politique de certains et la lettre ouverte adressée aux élus belges en novembre 2013 par 16 pédiatres, en faveur d’une extension rapide de la loi sur l’euthanasie, une pratique déjà légale en Belgique depuis le 28 mai 2002.

On affirme sans rougir que la pratique de l’euthanasie y est solidement encadrée. Rien n’est plus faux ! [1]

Dans une tribune publiée en 2012 dans La Libre Belgique, intitulée : « Dix ans d’euthanasie : un heureux anniversaire ? », les professionnels de la santé faisaient le bilan :

En dépénalisant l’euthanasie, la Belgique a ouvert une boîte de Pandore. Les dérives envisagées il y a dix ans sont aujourd’hui devenues une réalité. La Commission fédérale de contrôle émet elle-même des doutes sur sa capacité à remplir sa mission, celle-ci étant liée au respect de l’obligation de déclarer les euthanasies pratiquées [de nombreux cas ne sont jamais déclarés]. Peut-on raisonnablement imaginer qu’un médecin se dénonce lui-même s’il n’a pas respecté les conditions légales ?

A la lecture des rapports de la commission, on constate que les conditions, qui se voulaient strictes au départ, font l’objet d’appréciations très élargies. Sont ainsi avalisés des cas de suicide assisté de même que des euthanasies justifiées par une souffrance psychique qui ne résulte pas d’une pathologie grave et incurable, alors que ces situations sont exclues du champ d’application de la loi. Estimant en outre que le caractère insupportable de la souffrance est d’ordre subjectif, la commission hésite à vérifier que cette condition légale essentielle est bien remplie.

Ne peut-on s’étonner que la commission n’ait jamais transmis de dossier au parquet en dix ans ? Peut-on affirmer, sans parti pris idéologique, que la loi est respectée et que la pratique de l’euthanasie est sous contrôle ?

A fortiori, les nombreuses propositions d’assouplissement ou d’élargissement de la loi actuelle, en particulier aux mineurs d’âge et aux déments, suscitent notre plus vive inquiétude. Comme il était prévisible, une fois l’interdit levé, nous marchons à grands pas vers une banalisation du geste euthanasique. Force est de constater que, paradoxalement, plus une société refuse de voir la mort et d’en entendre parler, plus elle se trouve encline à la provoquer.

Dix ans après la dépénalisation de l’euthanasie en Belgique, l’expérience atteste qu’une société faisant droit à l’euthanasie brise les liens de solidarité, de confiance et d’authentique compassion qui fondent le "vivre ensemble", et en définitive se détruit elle-même. Aussi en appelons-nous à une évaluation objective et courageuse de la loi, plutôt qu’à son assouplissement ou son extension.

Aujourd’hui, comme très souvent, pour justifier un crime, on affirme qu’il faut « adapter » la loi à « la réalité du terrain » (par exemple légaliser le cannabis puisque tout le monde en fume, ou encore ouvrir des maisons closes puisque la prostitution est un fait établi, etc.).

Ainsi, sur la base de ce qu’ils appellent une « pratique déjà bien réelle aujourd’hui », les pédiatres signataires de la lettre avouent avoir pratiqué l’euthanasie de façon illégale : « Aujourd’hui, dans des cas exceptionnels, nous devons déjà choisir d’aider des mineurs en situation de souffrance insupportable, même si cela signifie que nous sommes contraints actuellement de le faire en dehors de la loi. »

Or, loin des médecins qui veulent se soustraire à la justice, la loi qui vient d’être adoptée, comble d’hypocrisie, prétend répondre à la demande d’enfants (âgé de 1 jour à 18 ans, mais « en capacité de discernement » !) demandant « de partir » !

A l’opposé, une autre lettre, adressée par 39 experts médicaux et pédiatres associés à des hôpitaux et centres de soin dans tout le pays et remise au président de la Chambre avant le vote, déplore la hâte des législateurs, constatant aussi qu’il n’y a « pas de demande de la part de la population ou du monde médical d’étendre la possibilité de l’euthanasie aux mineurs ».

Insidieusement, la demande vient d’un fascisme financier qui sombre dans une « logique des camps de concentration » et réclame la fameuse « livre de chair » évoquée par Shakespeare dans Le Marchand de Venise. Tout comme aux heures sombres des années 1930, on s’efforce de sauver un système financier irrémédiablement en faillite en coupant dans les budgets de la santé, de la culture et de l’infrastructure et en éliminant les acquis sociaux obtenus depuis la guerre, notamment l’indexation des retraites et des salaires et les allocations de chômage. Il n’est pas inutile de rappeler que dès 1933, Adolf Hitler, dans un souci d’économies budgétaires, incitait les médecins à abroger la vie d’individus vivant une vie « ne méritant pas d’être vécue », à commencer par les malades mentaux et les handicapés (En allemand gnadentod ou en anglais mercy killings).

Que la NV-A et les libéraux souscrivent à une telle horreur n’étonne guère. Que les écologistes et les socialistes y succombent laisse pantois.

Pour les évêques de Belgique, « le droit de l’enfant à demander sa propre mort est un pas de trop. Il s’agit de la transgression de l’interdit de tuer, qui constitue la base de notre société humaine » Lucides, ils craignent par ailleurs que « cette nouvelle loi ouvre la porte à une prochaine extension aux personnes handicapées, aux personnes démentes, aux malades mentaux, voire à celles qui sont fatiguées de vivre ». « Un Etat qui autorise une telle chose est un Etat en faillite », estime le quotidien allemand Die Welt.


[1Un article paru dans The New England Journal of Medecine, sous le titre « Medical End-of-life Practices under Euthanasia Law in Belgium » (NEMJ, 10/09/09, Bilsen, Cohen, Chambaere, Pousset, Deliens) fournit quelques données relatives à la pratique de l’euthanasie en Belgique. Selon leur enquête, sur les 54 881 morts recensés en Flandres en 2007, 1042 sont survenues à la suite d’une euthanasie pratiquée sur demande et 987 à la suite d’une mort donnée sans le consentement explicite du patient. Il est intéressant de mettre ce chiffre en parallèle avec celui des euthanasies déclarées : sur un total de 2029 morts provoquées en Flandres en 2007, 412 seulement ont été déclarées à la Commission de contrôle (20,3 %) !

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  • Eric • 21/02/2014 - 20:54

    Si la Belgique était une Démocratie au lieu d’être une monarchie constitutionnelle, ce projet de loi concernant l’extension de l’euthanasie aux mineurs aurait été rejeté par le peuple belge (" ...il n’y a « pas de demande de la part de la population ou du monde médical d’étendre la possibilité de l’euthanasie aux mineurs »..). J’en profite donc pour dénoncer l’incohérence de Solidarité et Progrès qui condamne à la fois les lois qui nuisent aux peuples et la démocratie qui permettrait de rétablir la souveraineté des peuples.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 21/02/2014 - 21:13

    la dérive vers l’eugénisme dans l’UE est arrivée ée !
    dénonçons les traités de l’europe fédérale !

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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