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Face à la Chine et aux BRICS, la peur du déclassement de l’oligarchie occidentale

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Aux prises d’une interminable crise économique, financière et politique, les élites transatlantiques, incapables jusqu’à présent de se reformer, cherchent, pour un certain nombre d’entre elles, à saboter les alternatives mises de l’avant par les pays émergents pour une nécessaire réforme de l’ordre international, à empêcher même qu’elles soient connues des populations occidentales.

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C’est le cas du projet chinois de Nouvelles Routes de la soie (appelé aussi Initiative de la ceinture et de la route (ICR)), de l’Union économique eurasiatique russe (UEEA) et des initiatives des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, South Africa). Qui a entendu parler aujourd’hui, en Occident, des avancées du dernier Sommet de la Nouvelle Route de la soie qui a eu lieu à Beijing, les 14 et 15 mai derniers, des progrès affichés par l’Organisation de la Coopération de Shanghai (OCS) lors de son dernier sommet des chefs d’état du 8 et 9 juin ou de la coopération étroite établie entre la Russie et la Chine, lors de la dernière rencontre entre les présidents Xi Jinping et Poutine, à Moscou, les 3 et 4 juillet derniers ?

Qu’on rapporté les médias dits « officiels » sur tout cela ? Sur la rencontre Poutine/Trump au G20 de Hambourg, la couverture était dominée par les obsessions antirusses venant d’outre-Atlantique. Quant au sommet de la Nouvelle Route de la soie de Beijing, la presse parisienne a été presqu’unanime : Pékin déploie ses tentacules ! Les médias officiels ne sont en cela que la voix de leur maîtres....

Même état d’esprit chez beaucoup de « stratèges ». La récente conférence d’Emmanuel Lincot sur les Nouvelles Routes de la soie à l’École militaire, organisée par l’association de jeunes de l’IHEDN (ANAJ-IHEDN) dont la qualité des conférences est pourtant souvent excellente, n’en est que l’exemple le plus représentatif.

Loin d’évoquer le caractère visionnaire de ce projet, comme l’ont fait Jean Pierre Raffarin et Dominique de Villepin, deux anciens premiers ministres, ainsi que l’ancien ambassadeur français en Chine, Maurice Gourdault-Montagne, Emmanuel Lincot s’est employé à réveiller toutes les peurs d’une France frileuse, vivant dans la crainte du déclassement. Défense à tout prix de la géopolitique occidentale pour qui seul compte qui domine sur qui, alors que la Chine s’évertue à défendre un nouveau modèle gagnant/gagnant pour tous les pays, quelque soit leur taille ou importance relative.

Intérêts, dissensions, blitzkrieg

C’est à peine si l’orateur explique l’ampleur et les objectifs de ce projet qui pourtant devrait intéresser nos compatriotes au plus haut point, vu la crise qui s’éternise chez nous. Car les Chinois ont décidé de mettre leurs milliers de milliards de surplus dans des investissements productifs gagnant-gagnant à l’échelle de la planète, des grands projets infrastructurels et des échanges scientifiques notamment (spatial, nucléaire, numérique), une politique qui est certes de leur intérêt mais aussi du nôtre.

Depuis 2013, date du lancement de cette politique par Xi Jinping, l’équivalent de douze fois le Plan Marshall ont déjà été engagés dans la réalisation des chemins de fer, barrages et projets énergétiques en Asie centrale, en Europe de l’Est et de l’Ouest, en Afrique et en Amérique latine, financés via des institutions dédiées telles que la Banque asiatique des investissements en infrastructures et différents Fonds de la Route de la soie.

Monsieur Lincot a préféré passer son temps de parole à réduire la portée du projet et a énumérer ses dangers innombrables. On apprend ainsi que la vraie motivation de la Chine en créant d’abord le Club de Shanghai en 1995, ancêtre de ses initiatives plus récentes, est tout simplement de pourvoir à son énorme besoin d’énergie qu’elle n’est plus en mesure de se procurer chez elle. Serions-nous les vaches à lait de la Chine ?

L’orateur profite ensuite du récit du contexte politique dans lequel Xi Jinping a lancé ce projet en 2013, pour dresser un portrait peu flatteur du Président. A son arrivée au pouvoir, la Chine traversait une situation précaire, dit-il, évoquant une guerre de factions et une tentative de putsch contre lui, situation qui se poursuivrait jusqu’aujourd’hui. Ceci expliquerai le « pouvoir à poigne » exercé par Xi Jinping, et une politique qu’il qualifie « d’extraordinaire retour en arrière » alors qu’avec Hu Jintao on s’attendait à un allègement du dispositif.

Trop risqué

Viens ensuite la dénonciation des risques inconsidérés que prends la Chine en Asie centrale, une région en proie à un boom démographique, à des populations paupérisées, et gangrénée par le djihadisme. La Chine commettrait, une fois de plus, l’erreur de croire que l’argent peut faire le bonheur de tous : « Je vais vous construire des routes, des stades, et de cette manière, acheter la paix sociale ». Eh bien non, dit-il, la preuve par l’Algérie, la preuve par le Pakistan. Ce sont des puits sans fond où l’argent est distribué puis il disparaît...

De plus, ce projet coûte fort cher, ce qui fait qu’il est de plus en plus critiqué en haut lieu. Car, perdre quelques centimes, ce n’est pas grave ; perdre des milliards, c’est autre chose. Pour certains, ce serait même le projet d’un homme seul, de la « comm » très coûteuse pour mieux consolider le pouvoir de Xi Jinping...

La Chine ennemi mortel de la Russie

Arrive enfin le couplet sur l’alliance sino-russe. Comme bon nombre de stratèges occidentaux qui craignent cette alliance plus que tout, car qui, en Occident est encore capable de nos jours de s’y opposer, M. Lincot se met à répéter en chœur avec eux que cette alliance ne peut pas durer… Ça ne va pas de soi, dit-il, les relations entre Moscou et Pékin n’ont pas toujours été empreintes de la plus grande chaleur. La preuve, le schisme sino-russe de 1960 qui a créé une situation où les Chinois disent aujourd’hui : « plus jamais ça ». Il évoque enfin la ritournelle de la menace que constitue la Chine pour Vladivostok qui n’est plus une ville russe en raison de la forte immigration chinoise.

Et tant pis si tout prouve que ces relations qui remontent déjà aux années 1990, se portent très, très bien, comme on l’a vu lors du dernier sommet entre les deux présidents à Moscou, les 3 et 4 juillet derniers... Insinuez, insinuez, il restera toujours quelque chose.

Tout ceci n’empêche pas, pour autant, M. Lincot, de croire que ces deux puissances pourraient s’inspirer l’une de l’autre en termes militaires. La Chine pourrait vouloir imiter en mer de Chine méridionale, ce que la Russie a fait en Ukraine : le déni d’accès ! Et là, c’est le délire : la Chine voudrait, selon lui, « trouver son symétrique » avec la Russie en Ukraine, un jugement qui serait conforté par la volonté des Chinois de développer un dispositif aéronavale lui permettant de réduire l’adversaire par le fait accompli, avec un blitzkrieg !

Du péril rouge au péril jaune…

Pour finir, M. Lincot avertit que ces Routes de la soie tiennent aussi du projet idéologique : il y voit l’affirmation d’une possible alternative au modèle de développement économique hérité de la deuxième guerre mondiale (Bretton Woods, FMI) ainsi que des relents tiers-mondistes qui rappellent la conférence de Bandung en 1955 où la Chine avait joué un rôle moteur.

Sans oublier la dimension nationaliste très forte qui se développe aussi en Chine, teintée d’idéologie revancharde, contre les humiliations faites à la Chine lors des guerres de l’opium. D’où l’idée que « nous allons laver, nous Chinois, le déshonneur que nos ancêtres ont connu avec le Japon et l’Occident. Une Chine, où l’on entendrait partout les thèses de Spengler sur le déclin de l’Occident et où le grand retour de la Chine paraît une évidence.

Pourraient renaître aussi, prétend-il, dans ce contexte d’Eurasie renaissante, toutes sortes d’idéologies que l’on croyait disparues, du type « panslavisme » ou « pantouranisme », des idéologies s’affranchissant des frontières et tendant à réviser l’histoire pour privilégier une part de la supériorité supposée des pays concernées, respectivement la Russie, la Turquie et pourquoi pas la Chine qui développerait à son tour, une idéologie pan quelque chose...

Pour terminer, M. Lincot qualifie ce projet de totalement incertain, utopiste pour les uns, et riposte stratégique éventuelle de la Chine contre les États-Unis pour les autres. Cependant, sachant toujours garder deux fers au feu, il n’exclut pas pour autant qu’il puisse marcher ! Et alors, profitant de la fermeture des frontières par Trump, les projets de Nouvelles Routes de la soie pourraient être une aubaine pour les économies européenne et française en particulier !

Peut être pas, dit-il méprisant, en participant aux projets d’infrastructures qu’il qualifie des « délirants », auxquels adhérent d’ailleurs les pays les plus pauvres de l’UE, les fameux PECO de l’Europe orientale ou la Grèce, mais dans des domaines autrement plus importants du point de vue de leur plus value : les routes de la soie numérique, un domaine où les Français et les Européens peuvent coopérer avec les Chinois.

Voici donc une belle leçon de comment un Occident vieillissant et incapable jusqu’à présent de se rénover, pourrait saboter ces projets et finir par se tirer une balle dans le pied. Pour notre part, nous conseillons à nos lecteurs de découvrir les progrès énormes que la Chine a accomplis depuis 1976 et de les comparer à notre passé récent. Deux chiffres sont parlants : la Chine a investi 10 000 Md$ dans l’économie physique en dix ans, provoquant une forte chute du nombre de Chinois vivant sous le seuil officiel de la pauvreté, alors que les banques centrales de la région atlantique ont injecté en dix ans pas moins de 15 000 Md$ dans les marchés financiers, pour maintenir sous perfusion des banques en faillite, tout en serrant le garrot sur les populations !

Si la Chine est encore un très grand pays en voie d’industrialisation rapide, nous ferions bien de nous inspirer de cette devise héritée, selon certains, du président Deng Xiao Ping et qui anime encore la Chine : « Vision, détermination et tripes » !

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Le forum des 14 et 15 mai à Beijing sur la « Nouvelle route de la soie » nous rappelle que le monde est réellement en marche ! Par-delà la frénésie des médias toujours prêts à vous vendre la peur de la Chine, vous devez comprendre la portée de cette dynamique.

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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