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Faisons de 2013 l’année du Glass-Steagall !

La rédaction

L’année qui vient de s’achever aurait pu être « l’année du Glass-Steagall ». Avec un vrai nouveau Franklin Roosevelt à la Maison Blanche, à la place d’un Obama trahissant toutes ses promesses, la situation aurait pu être très différente, la montagne de dettes toxiques ayant été éliminée suite à une séparation stricte des banques et le retour d’un crédit productif public au service de grands projets d’infrastructure utiles et tout ce qui permet de mobiliser la créativité humaine au service du progrès et la justice sociale.

2012 a néanmoins été une année de percée sur le thème du Glass-Steagall. Par rapport à l’année précédente, où le mouvement international de l’économiste américain Lyndon LaRouche était assez seul au niveau mondial à faire une campagne politique pour exiger cette réforme, celle-ci est désormais au centre des débats dans tous les pays du G8.

En France, c’est la campagne présidentielle de Jacques Cheminade qui a permis de mettre le Glass-Steagall au centre de tous les débats et qui a quasiment obligé plusieurs autres candidats, en particulier François Hollande, de l’inscrire dans son programme électoral. Toujours en France, l’Appel à un Glass-Steagall global a recueilli plus de 250 signatures d’élus de terrain.

En Italie, c’est la proposition de loi du sénateur Peterlini, défendue par l’organisation Movisol qui a permis également de cristalliser d’autres initiatives à la Chambre des députés italienne.

En Belgique, c’est également suite à la mobilisation d’Agora Erasmus, que le Premier ministre belge Elio di Rupo, dans un interview avec la Libre Belgique, a annoncé qu’il entendait scinder les banques.

En Islande, c’est dès avril 2012 que la députée Álfheidur Ingadóttir (Mouvement des Verts et de gauche) ainsi que 14 autres députés de divers partis ont introduit une motion au parlement islandais en faveur d’un Glass-Steagall.

Ensuite, en mai, un premier choc financier a provoqué des appels à l’action : l’annonce par JP Morgan de pertes colossales en produits dérivés (2 milliards de dollars). Venant s’ajouter à la crise bancaire en Europe, il a poussé la démocrate Elizabeth Warren, qui depuis a été élue au Sénat américain, à lancer une campagne pour rétablir le Glass-Steagall Act aux Etats-Unis, qui a recueilli plus de 100 000 signatures en quelques jours.

En même temps, le nombre de sponsors de la proposition de loi de la démocrate Marcy Kaptur prévoyant un nouveau Glass-Steagall, a passé la barre des 85 (dont 66 ont été réélus). Un signal fort de la part de la base démocrate en ce sens a été la victoire avec 32% des voix de la démocrate larouchiste Kesha Rogers aux primaires démocrates au Texas le 29 mai.

Puis survint un deuxième choc : les révélations sur la manipulation délibérée à Londres des taux du Libor et de l’Euribor par les grandes banques, montrant à quel point tout le système financier était rongé par la corruption résultant des conflits d’intérêts.

Le soutien de l’opinion publique à un changement politique significatif en Grande Bretagne s’est accru en conséquence. Coup de tonnerre : le Financial Times annonçait le 4 juillet son soutien au rétablissement total d’une séparation bancaire à la Glass-Steagall, reflétant un virage dramatique chez toute une faction de la classe politique outre-Manche, et à la Banque d’Angleterre.

Le 17 juillet, un troisième choc : la Sous commission du Sénat américain chargée des enquêtes dévoilait dans son rapport que la banque HSBC avait recyclé au moins 7 milliards de dollars provenant du trafic de drogue. (En définitive, la banque a été condamnée à payer une amende de seulement 2 milliards de dollars en décembre 2012.)

Bref, tout indiquait la nécessité de nettoyer le système financier. Si le président Obama avait écouté l’indignation publique et soutenu les projets de loi existants en faveur de Glass-Steagall, le Congrès l’aurait adopté en quelques heures. Mais c’est Obama qui a bloqué toute initiative allant dans ce sens. C’est en vain que Andrew Haldane, de la Banque d’Angleterre, souleva la question lors de la réunion annuelle des banquiers centraux à Jackson Hole, dans le Wyoming, avec son désormais célèbre discours sur « le chien et le frisbee ».

Et la réponse de l’UE ? Le Commission des experts de haut niveau dirigée par le banquier central Erkki Liikanen a publié début octobre son rapport, rejetant le vrai Glass-Steagall pour promouvoir à la place le cantonnement au sein de chaque banque universelle des activités spéculatives qui resteront malheureusement sous le même toit.

Devant la question soulevée, le président Obama n’a pas hésité à explicitement rejeter tout idée d’un retour au Glass-Steagall Act lors d’une interview à Rolling Stone (25 octobre). Là, il répétait la mantra de Wall Street selon laquelle le Glass-Steagall n’aurait pas empêché la faillite de Lehman Brothers. Qu’une banque d’affaires fasse faillite n’est pas forcément la fin du monde. Que ce soit les populations qui doivent sacrifier leurs logements, leurs retraites, leurs services publics et leurs salaires, est beaucoup plus dramatique. Rappelons que l’Espagne, dans son budget pour 2013 de 117 milliards d’euros, payera 39 milliards d’euros rien que pour sa dette !

Ainsi, la réélection de Barack Obama le 6 novembre, candidat de Wall Street et de la City, ne fera qu’aggraver l’effondrement économique global et la précipitation vers une confrontation stratégique Est-Ouest.

Néanmoins, de plus en plus de responsables politiques sont gagnés à la cause. En Grande Bretagne, un sondage publié le 28 décembre par le Financial Times révélait que 60% des membres du Parlement britannique (travaillistes et conservateurs confondus) soutiendraient une séparation bancaire totale, à la Glass-Steagall.

Et aux Etats-Unis, le nouveau Congrès, qui inclut certains députés et sénateurs fraîchement élus ayant fait campagne pour un Glass-Steagall, devra reprendre le flambeau.

A nous donc de faire de 2013 l’année où la séparation bancaire deviendra une réalité !

Voir les 5 commentaires

  • Eric • 04/01/2013 - 09:47

    Vous nous dites que le Glass-Steagall act a été abrogé en 1999 aux Etats-Unis. Or, en ce moment je lis "Les Secrets de la Réserve Fédérale" de Eustace Mullins (préface de Michel Drac) et page 271 il est écrit ceci :
    "La Loi Bancaire de 1935 a également abrogé la clause Glass-Steagall de la Loi Bancaire de 1933, qui stipulait qu’une maison bancaire ne pouvait pas à la fois opérer à la Bourse et être impliquée dans la banque d’investissement. Cette clause était une bonne clause, puisqu’elle empêchait une maison bancaire de prêter de l’argent à une société qu’elle possédait."
    "Donc, l’unique provision constructive de la Loi Bancaire de 1933 fut abrogée en 1935, et les banques de la Réserve Fédérale étaient désormais également autorisés à prêter directement à l’industrie, faisant concurrence aux banques membres du Système, qui ne pouvaient espérer égaler sa capacité d’arranger des prêts importants." (p. 272)

    • Totof • 06/01/2013 - 06:29

      Que le Glass-Steagall ait été abrogé en 1935 ou en 1999, c’est un détail de l’histoire économique, même important.
      Est-ce que ce détail change le principe et la vision qui sont fondés dans une réinstauration du Glass-Steagall ?
      Non.
      Au vu du délitement économique et social actuel et généralisé, ce principe et cette vision sont impérieux pour faire redémarrer la machine économique (économique à entendre ici étymologiquement, au sens de l’économie physique ou plus loin, de l’économie basée sur les ressources).
      C’est pourquoi j’irai voir très prochainement mon député, lui montrerai la mascarade de la loi bancaire Moscovici votée en février et lui montrerai ce qu’est l’esprit et le potentiel du Glass-Steagall dans la conjoncture actuelle.
      Et même si, ou plutôt d’autant plus que, notre cher président des Pays-Bas, tout comme vraisemblablement Roosevelt à l’époque, est un pantin de l’oligarchie financière !
      Imaginons (je suis fou), que 0,01% de la population fasse comme moi : ce seraient quelques 6000 personnes qui iraient voir leur député, soient environ 10 personnes par député. Cela pourrait renverser la donne et faire abroger cette loi-fantôme.
      Plutôt que de pérorer sur l’histoire, ôtons-nous l’index des fesses, mes amis !
      Nous n’en serons que plus légers.

    Répondre à ce message

  • Eric • 04/01/2013 - 09:52

    Vous n’avez de cesse d’encenser Franklin Roosevelt, alors même qu’il était, comme Obama, une marionnette de son plein gré de l’oligarchie financière d’après Eustace Mullins, l’auteur des "Secrets de la Réserve Fédérale" (préface de Michel Drac) :
    "Les banquiers de Wall Street en avait marre de Hoover et ils voulaient que Franklin D. Roosevelt arrive au pouvoir, porté par une vague de gloire en tant que sauveur de la nation. Par conséquent, il fallait que le peuple américain soit affamé et qu’il souffre jusqu’en mars 1933, lorsque le Chevalier Blanc arriverait sur son destrier avec son équipe de corrupteurs de Wall Street qui remirent un peu d’argent en circulation. C’était aussi simple que cela. Dès que Roosevelt prit ses fonctions , la FED commença à acheter des bons du Trésor au rythme de dix millions de dollars par semaine pendant dix semaines et créa cent millions de dollars d’argent frais, soulageant la sévère pénurie d’argent et de crédit , et les usines recommencèrent à embaucher." (p. 270)
    "La Deuxième Guerre mondiale a donné aux gros banquiers qui possèdent le Système de la Réserve Fédérale une occasion de déverser sur le pays les milliards de dollars imprimés au début des années 30, dans la plus grande opération de contrefaçon de l’histoire, tous légalisés par le gouvernement de Roosevelt, évidemment !" (p. 286)

    • Bertrand Buisson • 04/01/2013 - 10:08

      Libre à vous de croire en des gens comme Mullins ou Drac qui vous conforte dans l’impuissance...
      Pour ce qui est du travail de S&P et du LPAC sur FDRoosevelt, ce ne sont ni des théories ni des faits (on fait dire ce que l’on veut à ces derniers pour justifier les précédentes), mais une question des principes moteurs dans l’histoire.
      On peut passer son temps à décortiquer le New Deal ou la loi de 1973 (cf débat actuel) pour avoir le plaisir de dire que c’est pas ce qu’on croit, mais pendant ce temps-là on ne se préoccupe pas d’intervenir ici et maintenant.
      Il y a certainement plus de vérité dans une action juste que dans des élucubrations théoriques, quand bien même elles toucheraient au vrai.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 03/01/2013 - 18:05

    "Je vais te désaprendre à espérer, ensuite je t’apprendrais à vouloir" dixit je ne sais plus qui
    ........
    Vouloir le Glass-Steagall act ! Maintenant ............

    Répondre à ce message

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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