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Le magazine Forbes veut une séparation stricte des banques !

La rédaction

Démontrant à quel point l’idée d’une séparation stricte entre banques de détail et de marché s’impose dans le monde, l’influent magazine d’affaires américain Forbes a publié un article de Steve Denning avant-hier intitulé « Davos : How Jamie Dimon and JPMorgan Chase Endanger the Public Safety » (Davos, comment Jamie Dimon et JPMorgan Chase mettent en danger la sécurité publique), et demandant aux banques d’arrêter de spéculer et de revenir à leur activité consistant à soutenir l’économie mondiale. L’auteur exige également que les banquiers fautifs soient envoyés en prison.

Denning tourne au ridicule l’idée que des pontes du monde entier acceptent de payer 25 000 dollars pour s’écouter parler à Davos, et dénonce en particulier Jamie Dimon de JPMorgan Chase, qui affirme que sa banque n’est pas plus opaque qu’un fonds spéculatif. Denning souligne que la différence entre une banque et un fonds spéculatif est que les contribuables ne sont pas obligés de renflouer le fonds lorsque les affaires tournent au vinaigre : « Si un hedge fund veut spéculer avec ses propres moyens, c’est son affaire. Mais JPMorgan est essentiellement en train de jongler avec l’argent du public. » Il souligne les 70 000 milliards de dollars d’obligations (en valeur notionnelle) détenues par la seule JPMorgan, équivalant en gros au PIB mondial.

Sur la régulation des banques, Denning fait remarquer :

Le résultat des courses concernant l’effort pour réguler les grandes banques est presque aussi stupéfiant que les quantités d’argent impliquées. Les esquisses des règles de Bale III totalisent 616 pages. Les rapports trimestriels exigés par la Réserve fédérale américaine exigent des feuilles de calculs [tableau excel] avec 2271 colonnes. La loi Dodd-Franck de 2010 fait 858 pages, et demande aux régulateurs de créer tellement de règles (non définies par la loi elle-même) qu’il faudrait probablement 30 000 pages de détails légaux une fois codifiée. Quel cerveau humain peut être en mesure de comprendre tout ceci ?

Il rapporte l’existence d’une campagne « pour revenir à Glass-Steagall » (il fait référence à la proposition de loi HR 129 rétablissant la séparation stricte entre banques et aux interventions de Richard Fisher et Thomas Hoenig) et fait remarquer qu’une « obligation de transparence suivant un régime qui a prévalu pendant des décennies depuis les années 30 n’a pas eu besoin d’une réglementation étendue. Ni la poursuite vigoureuse des crimes financiers. Cela exige cependant une volonté politique. »

De la même manière, Andrew Haldane, le directeur exécutif de la Banque d’Angleterre pour la stabilité financière, a dénoncé l’actuelle bulle spéculative dans un article la semaine dernière, dans le contexte d’auditions en cours à la Chambre des communes. Il écrit que la notation des marchés reflète à quel point ils s’attendent à ce que les contribuables seront appelés à la rescousse pour soutenir des « institutions financières d’importance systémique » (les SIFIs) en cas de crise, encore plus même qu’avant la dernière crise.

Les notes actuellement accordées par les agences de notation aux SIFIs sont encore plus élevées que celles accordées à Lehman Brothers avant sa faillite. Ceci équivaut à de larges subventions implicites, de la part des pouvoirs publics, à l’égard des grandes banques considérées trop grosses pour faire faillite, fait-il remarquer, car il est entendu que si elles venaient à se retrouver dans le bourbier les Etats viendraient à leur rescousse pour éviter que la population ne perde son épargne. Haldane rapporte que ces subventions implicites équivalent à quelques 300 milliards de dollars chaque année [*] à comparer à quelques dizaines avant la crise de 2007-2008 (voir graphique).

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External Support signifie essentiellement la note accordée par les deux agences aux banques bénéficiant implicitement d’un soutien extérieur, celui des Etats en l’occurrence. Stand-alone ratings sont les notes accordées par les agences aux mêmes banques, mais sans ce soutien étatique. Les deux colonnes indiquent l’évolution entre 2007 et 2011. Source : BIS 82nd Annual Report, juin 2012, p.76

Signez et envoyez à votre député l’Appel pour un Glass-Steagall global !


[*A ce sujet, voir son discours du 25 octobre 2012, pp 6-7, sur le site de la Banque d’Angleterre.

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  • petite souris • 26/01/2013 - 22:14

    "Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément " Boileau
    Que les rédacteurs de tous poils en prennent de la graine puisqu’ils sont payés pour cela.

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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