Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

François Hollande, prince d’Arabie ?

JPEG - 41.8 ko

Jusqu’à récemment, l’aspect dérisoire de cette caricature faisait bien rire. Aujourd’hui, alors que Riyad dispose désormais de la bombe atomique pakistanaise et que le rôle des Saoudiens dans les attentats du 11 septembre 2001 reste entièrement à élucider, elle le fait moins.

Car plus personne n’ignore — alors que même Obama vient de prendre ses distances avec le royaume wahhabite — que François Hollande a décidé d’aligner la politique étrangère de la France sur la sainte alliance conclue entre Riyad et Tel-Aviv, en croisade contre Téhéran et Damas. Comprendre ce ralliement explique bien des choses.

Dans son article L’Arabie saoudite, fâchée avec Barack Obama mais amie de François Hollande publié dans le quotidien libéral l’Opinion, Dominique Merchet, , après une excellente analyse de cette nouvelle donne, conclut :

A cette coalition de circonstance s’ajoute la France de François Hollande, qui apparaît aujourd’hui comme le plus proche allié de l’Arabie saoudite. Lors du refus de Riyad de siéger au Conseil de sécurité, le Quai d’Orsay déclarait ainsi « partager la frustration » saoudienne. Soucieux de sortir du tête-à-tête avec le Qatar — en plein réalignement politique depuis l’accession au trône du prince héritier en juin dernier — Paris s’est rapproché de Riyad dès l’élection de François Hollande. Même soutien à la Coalition nationale syrienne, même déception lors du faux-bond d’Obama sur les frappes, même refus de tout compromis avec Assad. Et face à l’Iran, mêmes réticences face à l’ouverture en cours.

A cet accord politique, s’ajoutent des intérêts commerciaux. Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian est un habitué du Paris-Riyad : trois visites officielles en un peu plus d’un an et même une rencontre - rare - avec le roi. Et quelques jolis contrats comme celui sur la rénovation des frégates ou la vente de missiles sol-air. Des affaires qui se comptent en centaines de millions d’euros, bons à prendre pour des entreprises industrielles françaises, DCNS ou MBDA, soumises aux restrictions du budget de la Défense. L’automne dernier, encore, les Forces spéciales du royaume s’entraînaient en Corse avec leurs homologues françaises. Et comment le breton Le Drian ne pourrait-il pas être sensible à l’éventuelle reprise du producteur de poulets Doux par le groupe saoudien Almunajem, en pleine déroute de la filière agro-alimentaire de l’Ouest ?

Le Quai d’Orsay et l’Elysée plus encore oublieront au passage que l’Arabie saoudite n’est pas une terre très progressiste. Les femmes ne peuvent toujours pas conduire une voiture et une Koweïtienne qui y emmenait son père à l’hôpital vient d’en faire l’expérience en étant placée en garde à vue. Les exécutions capitales - plusieurs dizaines par an - s’y effectuent toujours au sabre et la liberté religieuse pour les chrétiens y est totalement bafouée. Quant aux immigrés, le royaume s’apprêterait à en expulser un million sur les huit qui font tourner le pays.

Un message, un commentaire ?


form pet message commentaire
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

  • petite souris • 11/11/2013 - 13:16

    il veut ressembler à Lawrence d’Arabie ?

    Répondre à ce message

  • Eric • 10/11/2013 - 21:18

    Nono, quand je dis que ces institutions se moquent de l’opinion des Français, je ne fais pas allusion aux sondages d’opinion mais aux résultats des votes qui auraient lieu si la France était une Démocratie. Par exemple, dans une France démocratique, des débats contradictoires auraient lieu dans les médias concernant l’éventuelle coopération franco-saoudienne, débats qui seraient suivis d’un vote. Or, étant donné que l’Arabie saoudite est une infâme dictature, je pense que la grande majorité des Français voterait contre cette coopération.

    Répondre à ce message

  • Eric • 09/11/2013 - 20:49

    François hollande, le Quai d’Orsay et le ministère de la Défense se moquent éperdument de l’opinion des Français. Quoi de plus normal, la France est une République et non une Démocratie. L’oligarchie est souveraine et non le peuple français.

    • Nono • 10/11/2013 - 16:12

      Qu’entendez vous par opinion ? Hollande a commandé beaucoup de sondages d’opinion pendant sa campagne et l’Elysée continue à en commander malgré la promesse d’Hollande d’arrêter. Bien sûr avec l’impopularité ils auront de moins en moins envie de regarder les sondages. Mais franchement on voit bien qu’ils ne se soucient seulement de l’opinion des Français et non pas du bien être et de ce qu’ils voudraient.

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus

L’Arabie Saoudite disposera de la bombe atomique pakistanaise

8 novembre 2013
Actualité
L’Arabie Saoudite disposera de la bombe atomique pakistanaise

Obama doit enfin lever le voile sur les attentats du 11 septembre

25 juillet 2011
Brèves
Obama doit enfin lever le voile sur les attentats du 11 septembre

Affaire de Suez, affaire de Syrie : rompre notre entente avec l’Empire britannique

13 juin 2013
Orientation stratégique
Affaire de Suez, affaire de Syrie : rompre notre entente avec l’Empire britannique

Syrie : les forces saoudiennes cherchent à saboter l’accord américano-russe sur les armes chimiques

7 octobre 2013
Actualité
Syrie : les forces saoudiennes cherchent à saboter l’accord américano-russe sur les armes chimiques

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard