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Gian Marco Sanna : le diapason de Verdi, une démonstration

La rédaction

Voici la vidéo et la transcription de l’intervention de Gian Marco Sanna, violiniste, fondateur et directeur artistique du Projet Geminiani, lors de la conférence internationale de l’Institut Schiller des 25 et 26 juin 2016 à Berlin.

Ce texte est suivi des questions et des réponses de la discussion de l’orateur avec le public.

Retour à toute la conférence et aux autres orateurs.

Le diapason de Verdi, une démonstration

Bonjour. Je m’appelle Gian Marco Sanna, et je suis le fondateur et chef d’orchestre du Projet Geminiani, basé à Londres. Je vais prendre cinq minutes pour vous raconter mon histoire. Ce qui s’est passé, c’est que j’ai déménagé à Londres ; j’ai quitté l’Italie en 1997. J’ai été en France, et en Allemagne, pendant quelques mois ; et j’ai vécu au Portugal et en Espagne. J’ai vu du pays. À un moment donné, j’ai décidé de déménager en Angleterre, à Londres, et de commencer à zéro un nouveau projet. Je n’avais pas une idée claire de ce que je voulais faire, mais je savais que je voulais quelque chose de nouveau – et de concret, je le ressentais, d’une certaine façon. Mais je n’étais sûr de rien.

Pour me fixer les idées, je me suis lancé dans des recherches sur Internet. J’ai par exemple lu un certain nombre de messages sur Facebook de gens qui parlaient de musique au diapason du la 432. J’ignorais à peu près tout de cela à ce moment-là. Je n’y étais donc pas du tout préparé. Et je me suis mis à approfondir le sujet. Par exemple, j’ai vu que depuis 2002 environ, il y avait la musique Funk, et que Chiang-Ie Hue enregistrait au la 432. Je me suis alors dit : « Tiens c’est drôle. Voilà quelque chose qui mérite que je m’y intéresse un peu, et que je m’y investisse. » J’ai donc creusé le sujet, et à un moment donné j’ai commencé à m’interroger sur ce que voulait dire ce 432. Et à force de lire à droite et à gauche, j’ai commencé à comprendre. Eh bien dites-donc, j’avais ouvert ma fenêtre sur un nouvel univers !

J’étais vraiment stupéfait. J’ai pensé que oui, cela pouvait devenir mon nouveau projet, mais qu’il fallait que j’en sache encore davantage. C’était en 2012, voici seulement quatre ans. Comme les musiques Funk et même Pop étaient enregistrées à 432 – Pink Floyd le faisait déjà bien avant – je me disais : « Pourquoi cela ? Ce n’est sûrement pas un hasard. Il doit y avoir quelque chose de vrai là-dedans. »

Pourquoi 440, me suis-je alors demandé. Pourquoi m’a-t-on bonimenté toute ma vie sur le la 440 ? En fait, le la du diapason n’a jamais fait que monter, jusqu’à ce qu’un beau jour on le fixe à 440. Très bien. Cependant en Allemagne, le Philharmonique de Berlin s’accorde à 446, je crois. Où cela s’arrêtera-t-il ? C’est comme la tour de Babel – c’est à n’y rien comprendre.

J’en venais à me dire : « Non, non, non, non : il faut arrêter cela d’une manière ou d’une autre. Ce n’est pas juste. » Pour couronner le tout, chaque jour que je passais sur Internet apportait son lot de révélations. Comme la qualité de la fréquence, ce que la fréquence produit. Parce que c’est bien beau de se dire qu’on joue à 432, mais si on n’est pas trop fixé... Si on ne sait pas trop pourquoi... Non vraiment, j’ai découvert des choses extrêmement intéressantes. Tenez par exemple, Goebbels et les expériences pratiquées par les nazis sur des soldats, à 432, 440, 450 ! Il s’est rendu compte que lorsqu’on jouait le même morceau, strictement le même, à 440 puis à 450, le pouls augmentait, de même que la pression sanguine ; et l’agressivité augmentait. C’était si vous voulez comme un effet Red Bull, si vous me passez l’expression. Je pense que vous saisissez [rires].

Donc Goebbels s’est dit :« Tiens, tiens, si la fréquence a ce pouvoir, je peux l’utiliser, pas vrai ? ». À des fins obscures. Et alors je me suis dit que s’il y avait moyen d’utiliser ce pouvoir à des fins obscures, il devait y avoir aussi moyen de l’utiliser à des fins utiles. C’est ce que j’ai voulu faire.

Et alors, pourquoi « Projet Geminiani » ? Parce que j’étais à Londres en 2012, et que cette année-là j’ai découvert que l’on y fêtait le 250ème anniversaire de la mort de Francesco Geminiani, un compositeur et violoniste italien arrivé à Londres en 1714. Il y a connu un grand succès. Il est devenu le musicien du Roi, de la cour ; je me suis dit : « C’est lui qu’il me faut. C’est le nom que je veux retenir. C’est un Italien venu à Londres, comme moi : allons-y ! Sans doute me portera-t-il chance ! » Donc voilà pourquoi.

Revenons à la fréquence. Je me suis attelé à la tâche. J’ai créé une page Facebook. Après avoir créé l’ensemble, ce qui s’est passé, c’est que j’ai commencé à m’accorder moi-même à 432. Pour ne rien vous cacher, ça a été très dur les deux ou trois premiers jours. Mais en même temps, je ressentais une différence. Je jouais un Niccolo Rupo de la fin du XVIIIe, avec un violon datant de 250 ans, contre lequel je me battais régulièrement pour parvenir à l’homogénéiser ; un « loup », dans le langage technique, c’est lorsque deux notes voisines, le et le do par exemple, se mettent à vibrer en même temps ; mettons que vous jouez un do, alors le du violon se met à vibrer lui aussi. Or ces deux notes ne s’accordent pas, elles ne vont pas ensemble. Le son produit fait « Ouuuuuh » : c’est une note « fofolle », si vous voulez. Nous l’appelons un « loup » à cause de cela, parce que cela produit ce genre de son-là.

Et mon violon avait toujours eu un loup. Le meilleur Stradivarius aura son loup ; tous les violons en ont un. Et que s’est-il passé ? Je me suis mis à m’accorder à 432, et le loup a disparu ! Je ne plaisante pas ! Allons, me suis-je dit, c’est sûrement une coïncidence. Mais il y en a eu d’autres, des « coïncidences » comme celle-là : le violon sonnait beaucoup plus équilibré, plus doux.

Allez, une autre petite anecdote. Je suis diplômé en violon, et j’ai un autre violon, moins bon que l’autre : eh bien il grinçait en permanence ! Or je ne crois pas avoir un mauvais son. Je ne crois pas que je grince, pas du tout – mais ce violon me grinçait aux oreilles sans que je sache pourquoi. J’avais 25 ans à l’époque ; j’ai donc pensé que probablement je n’étais pas fait pour le violon. J’ai donc décidé d’obtenir un autre diplôme, en alto. Je me disais que bon, l’alto étant plus bas, il irait mieux. J’ai obtenu mon diplôme d’alto, mais l’alto lui aussi grinçait.

Ce n’était pas le violon, et ce n’était pas l’alto : c’était la fréquence. Ce n’était que la fréquence.

J’étais donc aux anges. Cette nouvelle fréquence, à laquelle je m’habituais, me satisfaisait beaucoup plus. J’ai ensuite découvert des choses fort intéressantes : par exemple, le périmètre de la pyramide de Khéops, multiplié par 432, donne le périmètre équatorial de la planète [1] ; et la hauteur de la même pyramide multipliée par 432 vous donne son périmètre polaire [2]. Autres coïncidences, donc. Mais non : je ne crois pas aux coïncidences. Mais admettons, admettons.

Je me suis donc mis au 432. Comme professeur, et comme exécutant ; il m’a fallu renoncer à de nombreux postes dans des orchestres ; j’ai dû dire non à des auditions qu’on me proposait. Parce que j’avais décidé d’un autre genre de vie. Du suicide ? Probablement. Mais je suis heureux ainsi.

Je me suis donc mis à vivre différemment. Il faut savoir que chaque fois, mais vraiment chaque fois qu’un de mes étudiants doit passer un examen pour une école ou autre, comme ce sont des étudiants privés, ils s’adressent à moi ; je leur enseigne à 432, et ils le savent. Et lorsque vient l’heure de l’examen, le piano de l’accompagnateur est à 440 : il faut que j’accorde le violon à 440, et mon Dieu que le son est agressif ! Je crie au meurtre ! Le son me fait une impression d’acidité, d’agressivité ! On en revient d’une certaine manière au problème des sons grinçants.

Dans mes cours privés, j’ai rencontré un autre Italien, un ingénieur de 34 ans, qui fait de la compétition de moto. C’est un motard convaincu. J’ai commencé à lui parler du la 432, espérant qu’il comprendrait. Son regard disait : « Oh la la ce gars est fou ! » Et moi de lui dire : « C’est bon, je me tais. Si vous voulez changer de professeur, allez-y. », « Pas du tout » m’a-t-il répondu « En fait, je vous crois. Savez-vous pourquoi ? Parce que nous autres ingénieurs qui préparons les motos, quand nous voulons rendre plus flexible par exemple une pièce donnée, nous la bombardons d’une certaine fréquence. » Et moi : « Quoi ? La fréquence peut produire ça ? » J’étais ébahi.

« Oui tout à fait, la fréquence peur produire ça, et ça... » et ainsi de suite. J’ai aussi découvert par la suite Masaru Emoto, et comment la fréquence peut changer la forme de l’eau. Elle prend des formes qui dépendent de la fréquence. C’est ahurissant. Aujourd’hui on arrive à faire voler des objets, de petits objets, à certaines fréquences. Totalement ahurissant. Tel est le pouvoir de la fréquence. Il est si grand, si au-delà de ce qu’on pensait jusqu’ici, juste parce que personne n’en parlait jamais ; on n’en parlait pas du tout. D’accord, j’ai une théorie là-dessus : vous savez comme le pouvoir est ambigu. Et qui a le pouvoir ? Qui veut détenir le pouvoir et le conserver ? Je suis sûr que vous savez faire deux plus deux égale quatre. C’est ce qui se passe ici, je pense, pas vrai ?

Donc je suis très heureux de tout cela. L’Ensemble a démarré très naturellement. C’est vrai, si vous avez un projet, il vous faut un ensemble, un ensemble à cordes. Et à ce que je pense, il n’y a pas de meilleur moyen pour ressentir la différence entre les deux fréquences.

Cela a été très difficile, vraiment très difficile au début, mais aujourd’hui cela s’arrange et cela va beaucoup mieux. Et vous l’avez constaté, vous qui êtes allés au concert hier soir, n’est-ce-pas ? Roberto Valdes, par exemple, n’avait jamais joué à 432. Il est venu du Portugal par amitié. C’est un soliste international ; c’est un soliste et un professeur de renom. Il est venu du Portugal, simplement pour essayer ! Pour m’aider, bien entendu, mais aussi pour essayer. L’altiste n’avait jamais joué à 432 non plus ; Jochen, le contrebassiste, un garçon très curieux, et très intéressant, vraiment un très bon musicien, n’avait jamais joué à 432 non plus – et il a été enthousiaste.

Or cela a été difficile, très difficile au début, mais désormais, je crois que c’est la seule manière que je puisse poursuivre. Je ne me vois vraiment pas faire quoique ce soit d’autre. Je ne dis pas cela parce que je me tiens devant vous, mais je me tiens devant vous à cause de cela. C’est l’inverse ! [applaudissements]

Ici le lien vers l’article avec les vidéos des interprétations du Camerata Geminiani au concert « dialogue musical des cultures » joué la veille dans le cadre de la conférence.

Discussion avec le public

Question : Bonjour. Hier le concert était fantastique.

Gian Marco Sanna : Merci beaucoup.

Et plus spécifiquement, le diapason dans l’église, la chaleur que nous avons ressentie dans le son.

J’espère bien.

Ça a changé les gens, tout au long de la soirée. Cela fait 20 ans que l’Institut Schiller a commencé à faire campagne pour le diapason de Verdi. De nombreux chanteurs en vue – parce que pour les chanteurs aussi c’est toute une affaire, cette contrainte d’avoir à chanter toujours plus haut – s’y sont mis ; beaucoup de chanteurs s’y sont mis, mais le monde musical en général n’a pas réellement accroché. Mais il semble qu’en ce moment-même, dans certains cercles, de plus en plus de gens, de musiciens s’y mettent. Pouvez-vous m’en dire davantage ?

Oui tout à fait. Bien sûr. J’ai oublié de préciser qu’au départ ça a été un mouvement clandestin ; c’était un mouvement clandestin, qui ne se rapportait pas spécifiquement à la musique classique. Ou presque clandestin, si l’on peut dire. Mais je me disais que je trouverais plein d’ensembles jouant à 432. Et je me revois en train de faire des recherches quotidiennes, sur une semaine, huit heures par jour, mais en vain : je n’ai rien pu trouver. Si, un seul. Alors je me suis dit que ça y était, c’était pour moi. Ça allait être moi.

Mais c’est très différent aujourd’hui. Aujourd’hui, vous allez sur YouTube, sur Facebook, et vous trouvez plein de gens qui s’en réclament. Par exemple, j’ai un collègue en Bulgarie qui a créé son ensemble là-bas ; et il y a ce Russe qui enseigne à 432 – je ne me souviens plus de son nom. Ça prend bien au Brésil. En Italie, il y a un fort engouement pour le 432 ! C’est fou comme ça se répand vite.

J’estime que c’est grâce à ce « quelque-chose » que vous avez éprouvé hier soir ! Ce n’est pas grâce au fait que c’était moi qui jouait, ou Roberto Valdes ; cela aurait aussi bien pu être Heifetz, ou même le premier venu, c’est pareil. Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas grâce à quelque-chose ayant trait à la technique musicale – ce n’est pas de cela dont je parle. Je parle de cette émotion que vous ressentez lorsque vous jouez et que vous recevez quelque-chose à cette fréquence – la fréquence originale. Parce que c’est « la fréquence originale », et ce n’est pas sans raison.

Et la raison tient davantage à ce que je vous dit. Les gens s’en rendent compte, ils le sentent ! Je vous dirai juste une chose : c’était au premier concert du Camerata Geminiani à Londres, en 2013. Le 13 juin 2013 je crois ; nous avons joué le concert. Nous n’avons rien dit tellement j’étais certain que quelqu’un sur scène allait m’assassiner. Pour hérésie, ou menées avec le Diable, ou autre ! On n’est pas prêt pour ce qu’on ne comprend pas. Donc instinctivement, chacun d’entre nous, n’étant pas prêt pour ce qu’il ne comprenait pas, ce qu’il ne savait pas, cherchait à éviter le sujet jusqu’à ce qu’il en sache un peu plus.

Alors nous avons joué ce concert ; je dois dire qu’on a été plutôt bons. À la fin, un assez vieil homme s’est avancé, flanqué de son fils et d’une dame. Et il m’a dit – je m’en rappelle comme si c’était hier – il m’a dit : « Écoutez, je vais tous les week-ends au Barbican Hall, ou au Royal Albert Hall. J’en connais sur la musique. J’en connais sur ce qui fait sa qualité – sur ce plan, sans doute vous avez fait quelques fautes, celle-ci et celle-là... Mais bon sang, qu’est-ce que vous avez fait pour avoir ce son-là ? [rires] Qu’avez-vous fait pour sonner ainsi ? Quel est votre truc ? Je n’avais jamais entendu un son pareil ! » Il était stupéfait. « J’y suis ! Vous utilisez des cordes en boyau. Mais non : j’en ai entendu des ensembles baroques, et ils ne sonnent pas comme vous. Que s’est-il passé ? »

Je le lui ai dit. Et lui : « Oh mon Dieu ! Non, non : parlons-en plutôt dans un pub ». Parce qu’il n’en croyait pas ses oreilles. Il arrive ce genre de choses avec le la 432.

Ce qui rend les gens si conscients de cela, c’est que c’est du neuf pour eux ; c’est une prise de conscience, un petit peu comme s’ils s’éveillaient. Et certains s’éveillent dans le genre agressif ; ça les rend antagonistes :« Nous sommes ennemis ! » Ils ont envie de se battre. D’autres se posent des questions, ils s’interrogent, et ils interrogent leur entourage : ils essaient de comprendre ce qui se passe. Ce que j’en pense, ce que je ressens, c’est que c’est pour eux un grand moment. Voici 20 ans, lorsque l’Institut Schiller a commencé ses expériences avec des célébrités, cela m’a saisi. Dans le cas de Tebaldi, je me suis dit : « Oh mon Dieu ! Alors là, il va falloir que je me renseigne là-dessus. »

Je me revois passer la devanture d’un relais de presse, et me retourner sur la photo de Renata Tebaldi en une : Renata Tebaldi poursuit la Commission des Musiciens Italiens parce que ceci, cela, ils n’ont pas fait ce que Verdi leur avait demandé ! Je devais alors avoir 18 ans je crois, j’étudiais au Conservatoire Italien de Milan ;et je n’y comprenais rien ! Disons que je saisissais bien qu’il y avait là matière à scandale. Mais à l’époque, Internet n’existait pas – pas question d’y penser ! Il n’y avait même pas de CD. C’était un miracle de mettre la main sur un 33 tours. Donc ma compréhension ne pouvait que rester limitée, car on n’en parlait pas du tout à la télévision. Pas moyen d’aller plus loin que la lecture de cet article : point final, impossible d’avancer. On était pratiquement coupés de tout.

Probablement que ce n’était pas encore l’heure. Je ne suis pas en train de dire que ces expériences étaient inutiles, loin de moi cette idée. Mais d’un autre côté, elles sont plus utiles aujourd’hui parce que probablement, aujourd’hui c’est l’heure. C’est du moins mon opinion.

En tous cas, les musiciens qui m’entourent ne me regardent pas avec de grands yeux en se demandant ce que j’ai fumé la veille [rires]. Non. Cela n’est plus cela du tout. C’est plutôt un : « D’accord, je vois ce que tu veux dire » qui sonne comme un : « Il a sûrement raison. Je n’ai rien sous la main à lui opposer. Il a sûrement raison, donc je vais voir. » Il y a donc une porte qui s’ouvre chez chacune des personnes à qui je m’adresse, que ce soit par la parole ou avec mon violon. Il y a quelque chose. Il y a quelque chose, qui se répand beaucoup plus vite que je le pensais – considérablement plus vite que je le pensais.

Merci beaucoup, Gian Marco. [applaudissements]

Merci beaucoup.

Je veux simplement dire qu’il a fallu qu’un peu d’eau coule sous les ponts avant que les idées du Giuseppe Verdi soient reprises sous la forme d’une campagne ; il était un politicien, et il s’est battu pour elles. Nous les représentons, et je pense qu’il en serait très reconnaissant.

Oh oui absolument, je le pense aussi. J’utiliserai les quelques instants qui restent – parce que j’ai un avion à prendre – pour vous remercier tous d’avoir invité le Camerata Geminiani. Merci à Roberto Valdes pour sa participation au concert. Et merci à chacun d’entre vous, individuellement, pour avoir rendu cela possible, et nous avoir rejoints dans cette aventure musicale. J’espère vous revoir bientôt.


Retour au programme de la conférence avec les liens aux autres interventions.

Retrouvez toute la conférence sur le site New Paradigm.


[1NdT : le résultat exact est 435 et non 432.

[2NdT : nous ne retrouvons pas la méthode de calcul qui permet d’arriver à ce résultat.

Cet article a été repris d'un autre site.

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