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Glass-Steagall : la sénatrice Warren se décide

La rédaction
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Lors de l’émission This Week du 27 avril sur la chaîne de télévision ABC, la sénatrice démocrate du Massachusetts Elizabeth Warren, en tournée dans tout les Etats-Unis pour présenter son nouveau livre A Fighting Chance (une opportunité de combat), a appelé le Congrès américain à voter en faveur du Glass-Steagall Act avec un soutien bipartisan fort. Elle est l’auteure de la proposition de loi « Glass Steagall Act du XXIe siècle », pour séparer les banques de dépôt et les banques de marché.

Le présentateur George Stephanopoulos l’a présentée comme opposée à Wall Street et comme une concurrente éventuelle de Hillary Clinton dans les primaires présidentielles démocrates en 2016 (Warren a décliné ce dernier point).

Après avoir déploré l’arrêt du processus législatif portant sur les questions financières suite à l’assaut des lobbyistes et des juristes de l’industrie financière, elle a confirmé qu’elle est depuis longtemps une fervente critique de la relation chaleureuse qu’entretiennent le gouvernement Obama et Wall Street. Elle a concédé à Obama la création de l’Agence de protection des consommateurs (bien qu’il ait refusé de la nommer à la tête de cette Agence pour arrêter net Wall Street) et a reconnu que depuis sa création, cette Agence a contraint banques et autres agences de cartes de crédit à rembourser plus de 3 milliards de dollars à des clients abusés. Mais ce n’est pas assez : les banquiers devraient aller en prison comme tout le monde quand ils commettent des crimes, et le fait que ce ne soit pas le cas montre bien où nous en sommes.

Le groupe démocrate Americans for Financial Reform (AFR – Les Américains pour la réforme financière) [1] ainsi que plus de deux cents autres groupes démocrates locaux, ont lancé une campagne de soutien à ce « Glass-Steagall du XXIe siècle ». Un e-mail de masse explique : «  Les sénateurs Elizabeth Warren, John McCain [républicain], Maria Cantwell [démocrate] et Angus King [indépendant] ont introduit une proposition de loi qui rendrait les grandes banques plus simples et plus petites et mettrait un terme définitif à la subvention publique de la spéculation de Wall Street. » [2]

Par ailleurs, le Seattle Times a publié une tribune d’opinion de l’auteure et ancienne banquière à Wall Street Nomi Prins, intitulée « Rompez les alliances entre Wall Street et la Maison Blanche ». Elle vient de publier un livre sur ces alliances et a reçu beaucoup de publicité, à commencer par une interview avec le magazine EIR fondé par Lyndon LaRouche. Sa tribune d’opinion est un plaidoyer en faveur du Glass-Steagall Act :

Aujourd’hui, les alliances entre le président Obama et le banquier le plus puissant du pays, le dirigeant de la JP Morgan Chase Jamie Dimon, n’est sans doute pas aussi étroite que l’étaient les alliances du temps de Teddy Roosevelt, qui comptait sur John Pierpont Morgan pour sauver l’économie américaine suite à la panique bancaire de 1907. Mais ces alliances sont tout autant fonctionnelles.

Nous (...) courons le risque d’une autre crise économique du fait que rien d’important n’a été fait pour l’empêcher.

Nos dirigeants doivent rétablir le Glass-Steagall Act pour diviser les grandes banques américaines, de sorte que nos dépôts ne soient pas utilisés comme carburant à des pratiques imprudentes. Le département de la Justice devrait prendre des mesures punitives contre ceux qui pillent les comptes bancaires (...) en comptant sur l’Etat pour les sauver de la faillite. (…)

Nous avons besoin que la Maison Blanche place l’intérêt économique du pays avant celui des banquiers.

Voir l’émission This Week sur ABC (VO)

Agir ici pour couper les banques en 2 !


[1Née suite à la crise financière de 2008, l’AFR a jusque là peu parlé du Glass-Steagall Act. Par exemple, lors d’une réunion à Washington DC en janvier, seul un militant du LaRouche PAC avait fait mention du Glass-Steagall.
L’AFR se compose de l’AFL-CIO, le plus important syndicat américain ; de groupes du mouvement des droits civiques ; de divers groupes de consommateurs, professionnels, d’affaires, religieux et communautaires, comme la National Association for the Advancement of Colored People, l’American Federation of State, County and Municipal Employees, l’American Association of Retired Persons, le groupe Public Citizen, entre autres.

[2« la subvention publique de la spéculation de Wall Street » : la partie ’banque de dépôt’ recevant la garantie de l’Etat, la partie ’banque de marché’ bénéficie d’une ’aide publique’. Par exemple, elle obtiendra des taux d’intérêt plus bas sur les marchés financiers (cf. 2e paragraphe de notre Proposition de loi relative au crédit et à la séparation entre banques de dépôt et banques de marché).
Il est notable que cet aspect soit évoqué ici. En général, aux Etats-Unis comme en France, la séparation des banques est vue comme le moyen d’arrêter que « les banques spéculent avec l’argent des déposants ». Ce qui en réalité est très réducteur et ne permet en aucun cas de comprendre pourquoi la séparation stricte des métiers de banque est la mesure qui permet de faire sauter le verrou financier de l’économie, pour ensuite aller plus loin.

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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