Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

12 décembre - Brexit, innovation et éolien au menu des Assises de l’économie de la mer à Brest Lire 12 décembre - 13 décembre, Clichy - L’urgence climatique est un leurre Lire 12 décembre - Ce sont nos vies Lire
AccueilActualité

Glass-Steagall vs Vickers : Couper les banques ou les voir s’effondrer

La rédaction

Alors que Pierre Moscovici et sa réforme bancaire tentent de préserver le monopole des banques universelles, le débat fait rage outre-manche pour couper les banques en deux. Affolés par la désintégration de l’économie et par la perspective d’un effondrement bancaire, de nombreux experts prennent parti pour une séparation stricte des banques de détail et des banques d’affaires. Dans sa chronique du 25 novembre, l’éditorialiste économique du Daily Telegraph Liam Halligan dénonce les fausses réformes bancaires et se prononce pour le Glass-Steagall Act.

Il n’y a qu’une seule riposte : couper les banques

Fin 2008, suite à la crise des subprimes, ceux d’entre nous qui appelaient à une nouvelle séparation « Glass-Steagall » entre banque de détail et banque d’affaires étaient qualifiés de « néandertaliens » et de « têtes-brûlées ».

Depuis quatre ans, les choses ont changé, mais probablement pas encore assez.

Le désir, pour ne pas dire la nécessité, d’imposer une réforme structurelle au secteur bancaire occidental relève de plus en plus de la sagesse populaire. Parallèlement, les « titans de la banque », soucieux de protéger le statu quo qui leur a été si profitable en même temps que désastreux pour les contribuables, se cramponnent avec leurs ongles luxueusement manucurés.

Cela ne devrait ni vous déprimer ni vous surprendre. C’est ainsi qu’opèrent les puissants intérêts privés. Ce qui devrait nous déprimer – et même nous énerver – est que les banques rapaces sont assistées dans leur défense de l’indéfendable par le Chancelier de l’échiquier [ministre des Finances britannique, ndt] et par le principal candidat au poste de gouverneur de la Banque d’Angleterre.

La séparation Glass-Steagall entre banques de détail (qui collectent les dépôts) et banques d’affaires (qui collectent les risques) fut supprimée au Royaume-Uni et aux Etats-Unis à la fin des années 1980 et 1990 [la France montra la voie en 1984, ndt]. Depuis lors, les marchés financiers sont allés de crise en crise. Aucune autre loi seule n’en a fait autant pour engendrer les « subprimes » et transformer cette crise bancaire en une vaste crise économique et fiscale.

La loi Glass-Steagall, datant de la Grande dépression, une fois supprimée aux Etats-Unis en 1999, les banquiers d’affaires de Wall Street ont pu utiliser les dépôts garantis par les contribuables pour prendre des paris ultra-risqués, sachant qu’ils seraient secourus si ces paris tournaient mal.

Ce faisant, ils suivaient et se mettaient en concurrence avec leurs homologues de la City, le Royaume-Uni ayant supprimé son « Glass-Steagall informel » – la séparation entre banques de détail et les vieilles banques marchandes – lors du Big Bang de 1986.

Rétablir la séparation empêcherait les banques d’affaires de jouer avec les dépôts garantis par l’Etat, les exposant ainsi pleinement à la force du marché. D’un coup, nos banques seraient plus sûres et la question du « too big to fail » essentiellement résolue.

Bien sûr, tout cela n’est qu’abomination pour les « cracks » de la banque qui se sont reposés sur les subsides de l’Etat pour survivre et de qui les politiques ont reçu en retour des contributions électorales et des emplois de complaisance pour leurs vieux jours. C’est pour cela que les « têtes-brûlées » du Glass-Steagall comme moi ont fait l’objet d’attaques ad hominem du lobby bancaire et de leurs pleutres amis.

Il n’en reste pas moins que le statu quo bancaire est sérieusement mis en cause. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King, défend ouvertement une séparation Glass-Steagall. Il en va de même de Sandford Weill et John Reed, les deux banquiers américains qui poussèrent sans retenu l’administration Clinton à abroger la séparation à la fin des années 1990.

L’ancien ministre travailliste attaché aux services financiers, Lord Myners, défend une « séparation complète ». De même pour le professeur John Kay, un des rares économistes de classe mondiale que compte le Royaume-Uni. Terry Smith, un résident de la City connu pour dire sa vérité aux puissants, soutient Glass-Steagall. C’était aussi le cas de feu Sir Brian Pitman, probablement le banquier de détail le plus accompli et respecté de ces 30 dernières années. Il est significatif que Lord Lawson, qui avait supervisé la mise en place du Big Bang en tant que Chancelier à l’époque, soit un partisan enflammé du Glass-Steagall. Sir Peter Hambro, rejeton de la vieille banque marchande britannique, voit les choses de la même manière.

Les banques d’affaires devraient vivre par elles-mêmes, a déclaré Sir Peter [Hambro], sans l’influence corruptrice que constitue le filet de sécurité de l’Etat.

« C’est la responsabilité illimitée qui par le passé rendait les banques d’affaires plus réfléchies, car elle mettait en jeu leurs bijoux de famille, a-t-il dit. La plupart des problèmes financiers actuels sont dus au fait que les banquiers d’affaires, s’appuyant sur le bilan des banques de détail, n’ont pas à en subir les conséquences. Ils ne perdent rien, et cette culture a infecté la banque de détail. Ils n’auraient jamais dû être ensemble et ils devraient être totalement séparés. »

Les personnalités mentionnées ci-dessus ne sont ni des « néandertaliens » ni des « têtes-brûlées ». Leur expérience et leur expertise sont grandes, ils sont parmi les principaux praticiens de la finance mondiale. Leurs points de vue sont extrêmement convaincants à mes yeux, pas seulement à cause de leur renommée mais parce que c’est une question de bon sens. Toutefois, malgré la poussée en faveur du Glass-Steagall, il semble que le Royaume-Uni se précipite vers un nouvel effondrement bancaire dans les prochaines années.

La commission parlementaire sur les banques présidée par le député Andrew Tyrie a récemment entendu des témoins clés. Sir John Vickers a dit à la commission Tyrie qu’il soutenait les conclusions de la commission indépendante sur les banques qu’il a présidée, recommandant de cantonner [le « ring-fencing », ndt] les activités de détail et d’affaires au sein des mêmes établissements, et évitant un démantèlement structurel à nos monolithes bancaires.

La semaine dernière, Paul Tucker, le favori pour la succession de Mervyn King en juin prochain, s’est mis d’accord avec son rival Sir John, disant que le gouvernement devrait appliquer le cantonnement sans délai.

Des témoins plus expérimentés entendus par la commission Tyrie, comme Paul Voclker, ancien directeur de la Réserve fédérale américaine, ont été plus directs, notamment parce que leur carrière étant derrière eux, ils sont plus libres de dire la vérité.

« Le cantonnement tend à être plus perméable et si l’on veut vraiment séparer clairement et fermement ces opérations, alors il faut les mettre dans des établissements différents », a dit Volcker.

« Selon moi, on ne met pas deux fonctions dans le même établissement en leur disant qu’elles n’ont pas le droit de communiquer. »

Bien sûr qu’il ne faut pas ! Toute personne ayant un tantinet de jugeote financière sait que c’est vrai.

Sir Mervyn [King] aussi a dit à la commission la semaine dernière qu’il a « toujours pensé que la séparation totale était la voie à suivre ». Employant un langage fort, le gouverneur a expliqué clairement que les banques pourront contourner tout cantonnement si l’interprétation de la séparation était laissée à la discrétion des banques et des régulateurs, comme ce serait le cas avec les mesures Vickers.

« Si le jugement tourne à la négociation, on connaît d’avance le vainqueur », a averti Sir Mervyn [King]. Il y a un « risque clair » que les banquiers puissent être capables d’« embobiner » les garde-fous, a-t-il dit.

Evidemment, cela est vrai. Tout ce que l’on a vu depuis dix ans à la City et à Wall Street va dans ce sens. L’on doit imposer aux banques une ligne jaune explicite, une séparation institutionnelle entre banques de détail et d’affaires, que tout le monde puisse bien identifier. Ce n’est qu’ainsi que l’argent du contribuable et l’ensemble de l’économie seront mis à l’abri d’un nouveau krach que provoqueraient les banques.

Malgré tout, Tucker a défié Sir Mervyn [King] en répondant « pas totalement » à la commission qui lui demandait s’il était d’accord avec le gouverneur de la Banque d’Angleterre. S’il répond ainsi, c’est que Tucker est depuis longtemps le favori des banquiers au poste de gouverneur, et qu’il sait que celui qui décide en dernier ressort de sa nomination est George Osborne, le Chancelier de l’échiquier qui se refuse à bousculer les banques.

Lors de son audition devant la commission Tyrie, Osborne a déclamé qu’une séparation « agressive » des banques ne servirait en rien le Royaume-Uni, insistant sur le fait que le cantonnement rendrait le système financier plus sûr. Notons que ce même gouvernement a pourtant lui même affaibli un plan Vickers déjà fragile en reportant son application à 2019.

Tyrie est une personne estimable et indépendante ayant le soutien des poids-lourds de la commission. Je ne peux qu’espérer que l’obstination d’Osborne à faire que la commission accélère pour adopter la proposition Vickers, renforce leur résolution à s’opposer et à rejoindre les « néandertaliens ».

Tyrie et ses collègues devraient dire haut et fort, avec preuves et avis d’experts à l’appui, que les mesures Vickers ne sont pas suffisantes.

Signez l’Appel à un Glass-Steagall global !

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Réforme bancaire : S&P présente son propre projet aux députés !

19 novembre 2012
Nos actions
Réforme bancaire : S&P présente son propre projet aux députés !

Le Parlement islandais, 1er à couper les banques en 2 ?

26 novembre 2012
Actualité
Le Parlement islandais, 1er à couper les banques en 2 ?

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard