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John Pilger : avec les sanctions américaines démarre un conflit mondial

La rédaction
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Le journaliste, écrivain et scénariste australien John Pilger a été correspondant de guerre au Viêt-nam, au Cambodge, en Égypte, en Inde, au Bangladesh et au Biafra. L’un de ses premiers films, Year Zero (Année Zéro) a attiré l’attention de la communauté internationale sur les violations des droits de l’Homme commises par les Khmers rouges au Cambodge. Pilger a obtenu de nombreux prix de journalisme et d’associations des droits de l’Homme (le Prix Sophie en 2003), dont, deux fois, le prix britannique du Journalist of the Year.

Aujourd’hui, en réaction à l’adoption par le Congrès américain la semaine dernière, des sanctions contre la Russie, la Corée du nord et l’Iran, il a publié le texte suivant sur son site.

On the beach 2017 – Les signes d’une guerre nucléaire

le 4 août 2017.

Le capitaine du sous-marin américain dit : « Nous devons tous mourir un jour, tôt ou tard. Le problème est qu’on n’est jamais vraiment prêt, parce qu’on ne sait pas à quel moment cela doit arriver. Et bien, maintenant nous le savons et nous n’y pouvons rien. »

Il dit qu’il sera mort en septembre. Il lui faudra environ une semaine pour mourir, bien que personne ne puisse le savoir précisément. Ce sont les animaux qui vivent le plus longtemps.

La guerre s’est terminée en un mois. Les États-Unis, la Russie et la Chine en étaient les principaux protagonistes. On ne sait pas si cela a commencé par accident ou par erreur. Aucun n’en est sorti victorieux. L’hémisphère nord est désormais contaminé et la vie y a disparu.

Un nuage de radioactivité est en train de se déplacer vers l’Australie et la Nouvelle Zélande, ainsi que vers l’Afrique du sud et l’Amérique du sud. En septembre, les dernières villes, villages et hameaux succomberont. Au nord, la plupart des bâtiments sont toujours debout, certains étant encore illuminés par les derniers soubresauts d’électricité.

C’est ainsi qu’est arrivé la fin du monde
Non par un bang mais par un gémissement

Ces deux phrases sont tirées du poème de T.S. Eliot, The Hollow Men, et elles apparaissent au début de la nouvelle On the beach de Nevil Shute ; elles me mettent les larmes aux yeux. Les éléments de la couverture portent la même signification.

Publiée en 1957 au cœur de la Guerre froide alors que trop d’écrivains restaient silencieux, cette nouvelle est un chef d’œuvre. Au premier abord, le langage apparaît un peu comme austère ; toutefois, rien de tout ce que j’ai lu sur la guerre nucléaire est aussi rigoureux. Aucun livre n’exprime aussi bien l’urgence.

Certains lecteurs se souviendront du film Hollywood en noir et blanc, dans lequel Gregory Peck, dans le rôle du Commandant de l’US Navy, conduit son sous-marin jusqu’en Australie, afin d’attendre le spectre silencieux et invisible sur la dernière terre vivable du monde.

J’ai lu On the Beach pour la première fois l’autre jour, le terminant au moment où le Congrès votait une loi de guerre économique contre la Russie, la seconde puissance nucléaire mondiale. Rien ne justifiait ce vote malsain, si ce n’est une perspective de pillage.

Les « sanctions » visent également l’Europe, principalement l’Allemagne, qui dépend du gaz naturel russe, ainsi que les entreprises européennes travaillant légitimement avec la Russie. Dans la parodie de débat que l’on a pu voir au Capitole, les sénateurs les plus loquaces n’ont pas caché le fait que l’embargo avait pour but de forcer l’Europe à importer le gaz américain, plus cher.

Leur but semble être la guerre – une guerre réelle. Une provocation aussi extrême ne peut rien suggérer d’autre. C’est comme s’ils en mouraient d’envie, alors que les Américains n’ont presque aucune idée de ce qu’est la guerre. La Guerre civile de 1861-1865 est la dernière à s’être déroulée sur leur sol. La guerre, ce sont les États-Unis qui la font, mais aux autres.

C’est la seule nation à avoir utilisé les armes nucléaires contre des êtres humains, à avoir détruit nombre de gouvernements, dont beaucoup de démocraties, réduisant à néant des sociétés entières – les millions de morts en Irak n’étant qu’une fraction du carnage en Indochine, que le président Reagan a qualifié de « noble cause » et que le président Obama a redéfini comme une tragédie pour « un peuple exceptionnel » ; et il ne faisait pas référence aux Vietnamiens.

Au cours d’un tournage l’an dernier au Lincoln Mémorial à Washington, j’ai entendu un guide du parc national expliquant à un groupe scolaire de jeunes adolescents : « écoutez. Nous avons perdu 58 000 jeunes soldats au Vietnam, et ils sont morts pour défendre votre liberté ».

D’un coup, la vérité était inversée. Aucune liberté n’a été défendue. La liberté a été détruite. Un pays de paysans a été envahi et des millions d’habitants ont été tués, estropiés, dépossédés, empoisonnés ; parmi les envahisseurs, 60 000 y ont laissé la vie. C’est plutôt comme ça qu’il faudrait l’entendre.

Une lobotomie est appliquée à chaque génération. Les faits sont effacés. L’Histoire est altérée et remplacée par ce que le Time Magazine appelle « un éternel présent ».

Harold Pinter décrivait cela comme

une manipulation du pouvoir à l’échelle mondiale, tout en se travestissant en la force du bien universel ; une hypnotisation brillante, même très spirituelle, très réussie, créant l’illusion que rien n’est jamais réellement arrivé. Rien n’est arrivé. Même au moment où des événements se déroulent, il ne se passe rien. Cela ne compte pas. Cela n’a pas d’intérêt.

Ceux qui se qualifient comme des libéraux ou comme « la gauche » sont des participants enthousiastes à cette manipulation et ce lavage de cerveau, qui peut se résumer aujourd’hui en un seul nom : Trump.

Trump est un fou, un fasciste, un dupe de la Russie. C’est aussi un cadeau pour « les esprits libéraux pétrifiés dans le formol de la politique identitaire », comme l’a écrit Luciana Bohne de façon mémorable. L’obsession pour Trump l’homme – non Trump en tant que symptôme et caricature d’un système à bout de souffle – devrait représenter pour chacun d’entre nous un présage de grand danger.

Les médias narcissiques comme le Washington Post, BBC et le Guardian châtrent de son essence l’affaire politique la plus grave de notre époque, pendant que les va-t-en guerre continuent leur plan anti-russe, en lui donnant des dimensions dont je n’ai pas souvenir de mon vivant.

Le 3 août, en contraste avec la large couverture donnée aux imbécillités sur la prétendue collusion entre Trump et les Russes (réminiscences des diffamations de l’extrême-droite contre John Kennedy, qui l’accusait d’être un « agent soviétique »), le journal a relégué en page 16 le fait que le président des États-Unis avait été forcé de signer la loi du Congrès déclarant la guerre économique à la Russie.

Contrairement aux autres signatures faites par Trump, celle-ci s’est faite en quasi secret, et elle a été jointe à une note de Trump en personne disant qu’elle était « clairement inconstitutionnelle ».

Un coup [d’Etat] est en cours contre l’homme qui occupe la Maison-Blanche. Non pas parce que c’est un être odieux, mais parce qu’il ne veut pas de guerre contre la Russie.

Cet éclair de lucidité, ou peut-être de simple pragmatisme, est un véritable blasphème pour les gardiens de la sécurité nationale qui veillent sur un système basé sur la guerre, le contrôle social, l’armement, les menaces et le capitalisme extrême. Martin Luther King les appelait « les plus grands fournisseurs de violence du monde d’aujourd’hui. »

Ils ont encerclé la Russie et la Chine avec un arsenal de missiles, y compris nucléaires. Ils ont utilisé des néo-nazis afin de mettre en place un régime agressif et instable à la frontière russe – Hitler avait agit de la même manière, conduisant à la mort de 27 millions de personnes. Leur objectif est de démanteler la Fédération de Russie moderne.

En réponse, Vladimir Poutine use constamment du mot « partenariat » – tous les moyens sont bons pour stopper cette course évangélique à la guerre qui gagne les États-Unis. En Russie, l’incrédulité semble avoir laissé place à la peur et peut-être à une certaine résolution. Les Russes ont très certainement des capacités de contre-attaque nucléaire. Ils ont l’habitude des raids aériens. Leur histoire leur suggère de se tenir prêts.

La menace est simultanée : la Russie d’abord, puis la Chine. Les États-Unis viennent tout juste de terminer un vaste exercice militaire conjoint avec l’Australie, sous le nom de Talisman Sabre. Ils ont simulé un blocus du détroit de Malacca et de la mer de Chine méridionale, par où passent les voies commerciales et économiques vitales de la Chine.

L’amiral commandant la flotte pacifique américaine a dit que « si nécessaire », il utiliserait l’arme nucléaire contre la Chine. Qu’il puisse dire publiquement une chose pareille dans le climat malsain actuel donne à la fiction de Nevil Shute une certaine réalité.

Tout ceci n’est pas nouveau. Personne ne semble faire le lien avec le carnage de la bataille de Passchendaele, il y a un siècle. Les reportages honnêtes ne sont plus les bienvenus dans la plupart des médias. Les blablateurs qu’on appelle les « experts » occupent la scène : les chefs des rédactions pratiquent soit l’ « infotainment » soit le contrôle de la ligne éditoriale. La pratique de l’édition secondaire d’autrefois a laissé la place à une débauche de clichés convenus. Les journalistes ne faisant pas allégeance aux nouvelles normes sont défenestrés.

Cette situation alarmante a de nombreux précédents. Dans mon film The Coming War on China, John Bordne, ancien membre d’un escadron de missiles tactiques de l’US Air Force basée sur l’île d’Okinawa au Japon, décrit comment en 1962 – lors de la crise des missiles de Cuba – lui et ses collègues ont « reçu l’ordre de lancer tous les missiles » depuis leurs silos.

Équipés de têtes nucléaires, les missiles visaient la Chine et la Russie. Un jeune officier a demandé la confirmation de l’ordre, qui a fini par être annulé.

Au plus fort de la Guerre froide, l’hystérie anti-communiste aux États-Unis était telle que les personnalités américaines travaillant officiellement en Chine étaient accusées de trahison et renvoyés. En 1957 – l’année où Shute a écrit On the Beach – aucun responsable au Département d’État ne pouvait parler la langue de la nation la plus peuplée du monde. Ceux qui parlaient le Mandarin étaient purgés à travers des restrictions faisant écho à la loi anti-russe qui vient d’être votée au Congrès.

Cette loi est bipartisane. Il n’y a aucune différence entre les Démocrates et les Républicains. Les termes « gauche » et « droite » n’ont plus aucun sens. La plupart des guerres modernes américaines n’ont pas été lancées par les conservateurs, mais par les libéro-démocrates.

Au moment où il a quitté la Maison-Blanche, Obama menait un nombre record de sept guerres, y compris la guerre la plus longue et une campagne sans précédent d’assassinats extrajudiciaires – des meurtres – par drones.

Au cours de la dernière année de son mandat, selon une étude du Conseil des Relations Étrangères, Obama, « le guerrier libéral malgré lui », a lâché 26 171 bombes – 3 par heure, 24 heures par jour. Après avoir promis de contribuer à « débarrasser le monde » des armes nucléaires, le prix Nobel de la paix a fait construire plus de têtes nucléaires qu’aucun président depuis la Guerre froide.

En comparaison, Trump est un petit joueur. C’est Obama – avec sa secrétaire d’état Hillary Clinton à ses côtés – qui a détruit la Libye en tant qu’état moderne, provoquant cette vague de réfugiés vers l’Europe. Aux États-Unis, les immigrés le surnommaient « le chef des déportations ».

L’une des dernières actions d’Obama en tant que président a été de signer une loi attribuant un budget record de 618 Md$ au Pentagone, reflétant l’ascension fulgurante d’un militarisme fasciste dans la gouvernance des États-Unis. Trump l’a approuvée.

Dans cette loi, passant inaperçue, se trouvait l’établissement d’un « Centre pour l’analyse et la réponse à l’information ». C’est un ministère de la Vérité. Sa tâche est de fournir « une interprétation officielle des faits » qui nous préparera à la possibilité réelle d’une guerre nucléaire – si nous ne l’arrêtons pas.

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  • pic et puce • 11/08/2017 - 02:49

    Rien n’est inéluctable. Il faut garder son calme face aux provocations des élites financières en faillite qui veulent un grand conflit pour masquer leurs crimes. Ce serait tellement bon pour elles si Kim le Coréen perdait son sang froid et lâchait un missile sur Guam. L’histoire ne se répète pas forcément, un deuxième Pear Harbour n’aura pas forcément lieu pour donner un prétexte à cette mafia folle et furieuse. Nous sommes bien mieux informés que nos pauvres aïeux de 1914 et de 1939 ...

    • BONIN Stéphane • 17/08/2017 - 19:01

      Un 2ème "Pearl Harbour", ou un 2ème "11 septembre", ou un 2ème "Lusitania", ou..........

      En un mot, un aperçu partiel de la liste de toute les provocations US depuis plus de 100 ans pour pouvoir entrer dans une guerre . Quand même, quand on pense que (comme par hasard), il n’ y avait ce jour là aucun porte-avions dans la rade, que des sous-marins de poches Japonais avaient été signalés 1 heure avant l’ attaque (une récente émission sur RMC un vendredi soir !), et l’ alerte qui n’ a pas été activée malgré tout (????) ; tout comme les explosifs qui étaient bien présent sur le Lusitania (cf Guerre et Histoire d’ août) ; et les services style FBI ou CIA qui ne réagissent pas alors que des formateurs/professeurs de vols informent les autorités en juillet/août 2011 que "des apprentis pilotes" apprenent à décoller mais pas à atterrir . Si c’ est pas des provocations voulues et recherchées, ça !

    Répondre à ce message

  • BONIN Stéphane • 08/08/2017 - 13:16

    Je vois de quel film il est question : la guerre est passée sur une partie du monde, et celle qui ne l’ a pas eu "directement" sait qu’ elle va disparaitre aussi "à cause des conséquences" . Un film d’ ambiance de fin du monde inéluctable !

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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