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L’Argentine et les BRICS continuent à voler dans les plumes des fonds vautours

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N’en déplaise aux places financières de la City et de Wall Street, l’Argentine, avec un soutien croissant des BRICS, continue à résister devant les « fonds vautours ».

Emportée par la dynamique des BRICS, la Bolivie d’Evo Morales avait, dès le 15 août, soumis un projet de résolution (68/L.57) aux Nations unies pour l’« établissement d’un cadre juridique multilatéral applicable aux opérations de restructuration de la dette souveraine ».

Rappelons que le 8 mai dernier, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU avait désigné comme expert indépendant sur la dette extérieure et les droits de l’homme, le juriste argentin Juan Pablo Bohoslavsky. Le 5 septembre, à la demande du Groupe des 77 et de la Chine, ce dernier, dans une lettre, a rendu son avis sur le projet de résolution introduite par la Bolivie.

Sa condamnation des « fonds vautours » a été sans appel :

Les recours entrepris par les fonds vautours n’empêchent pas seulement les pays pauvres d’utiliser leurs ressources suite à l’effacement d’une dette, mais compliquent la restructuration de la dette en général dans la mesure où ils font naître un aléa moral : ceux qui n’acceptent pas la restructuration de la dette et poursuivent un débiteur souverain sont entièrement remboursés alors que les créanciers ayant consenti à une réduction de dette se retrouvent seuls à souffrir de la décote.

Vu cet aléa, les créanciers deviendront forcément plus réticents à conclure des accords avec des débiteurs souverains, et ce avec des résultats moins prévisibles.

A part cela, si les débiteurs souverains sont obligés d’accorder un traitement préférentiel à des prêteurs spéculatifs au détriment de créanciers ayant consenti à des sacrifices permettant au pays de se redresser, le devoir d’une appréciation sérieuse du risque en souffrira. Or, les marchés financiers ont besoin de plus de prudence, pas de moins.

Vote des Nations unies du 9 septembre :
les BRICS contre les BRINKS

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C’est dans cet esprit que les Nations unies ont adopté le 9 septembre la résolution 68/304 à une grande majorité : 124 votes favorables (vert), 11 contre (rouge) et 41 abstentions (jaune). Après le vote, le représentant de l’Argentine a déclaré : « Nous ne reculons pas devant le scepticisme et l’indifférence des riches. Les peuples du monde ont parlé. »

Le vote démontre une fois de plus le gouffre qui sépare le monde de la City et Wall Street, et le nouveau monde des pays émergents coalisés autour des BRICS. Ces derniers (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) avec leurs alliés (Argentine, Egypte, Indonésie, etc.) ont voté pour la résolution. En Amérique du Sud, à part le Mexique qui s’est abstenu, tout le continent a appuyé la résolution.

Et les onze « pays des BRINKS » qui ont voté contre sont : le Royaume Uni, le Canada, l’Australie, l’Irlande, Israël, les Etats-Unis, le Japon, la République tchèque, la Hongrie, la Finlande et l’Allemagne. Déjà au mois d’août, le ministre allemand des finances Wolfgang Schaüble avait déclaré à Berlin que la dette argentine n’était rien d’autre qu’« un cas exemplaire de mauvaise gestion fiscale ».

Que la France se soit abstenue s’explique sans doute par son alignement sur les Anglo-américains ainsi que par son souci de garder sa mainmise sur le Club de Paris, où les Etats traitent depuis des décennies entre eux leurs litiges sur la dette souveraine.

Que dit la résolution des Nations unies ?

La résolution 68/L.57 reconnaît d’abord que « résoudre les problèmes de la dette souveraine des pays en développement est un volet important de la coopération internationale ». Elle souligne ensuite « l’importance que revêt pour les pays en développement le recours au cas par cas à l’allégement de la dette, voire, le cas échéant, à son annulation, ainsi qu’à sa restructuration, en tant qu’instruments de prévention et de gestion de la crise de la dette ». Ce processus, note la résolution, est essentiel pour « renforcer la transparence et la viabilité des systèmes financiers nationaux ».

Ensuite, en opposition radicale avec la mondialisation financière actuelle qui vise à instaurer un « libre-échange » et des cours d’arbitrage privé se proclamant au-dessus des Etats, la résolution affirme « que tout État a le droit souverain de restructurer sa dette souveraine, droit qu’aucune mesure émanant d’un autre État ne saurait contrarier ou gêner l’exercice ».

Voici une attaque à peine voilée contre la Cour suprême des États-Unis, qui, avec la bénédiction de la Maison Blanche, a donné raison aux démarches rapaces des fonds vautours. Sans les nommer, la résolution de l’ONU réaffirme les doctrines Calvo et Drago, deux juristes argentins qui, il y a plus d’un siècle, avaient déjà affirmé ces principes.

Encore plus spécifique dans sa condamnation des fonds vautours, la résolution considère « que les efforts que déploie tout État aux fins de restructurer sa dette souveraine ne sauraient être contrariés ou gênés par des créanciers opérant aux conditions du marché, notamment des fonds de placement spécialisés tels que les fonds spéculatifs, qui se livreraient, à des fins de spéculation, à des achats sur le marché secondaire de titres de sa dette sinistrée assortis d’une forte décote, en vue d’en obtenir le remboursement intégral par voie de justice ».

En Europe, les premières voix se lèvent pour soutenir l’Argentine dans sa bataille. En Belgique, le 16 septembre, le site progressiste flamand De Wereld Morgen a publié un appel d’Agora Erasmus de solidarité avec l’Argentine, condamnant les fonds vautours signé par le fils de Patrice Lumumba et onze parlementaires belges (trois députés européens, sept députés fédéraux et un sénateur).

A New York, prenant la parole devant l’Assemblée générale des Nations unies le 24 septembre, Cristina Kirchner, après une rencontre avec le pape François samedi dernier, ne pouvait que se réjouir du soutien mondial pour la cause argentine. Pour elle, les pratiques prédatrices des fonds vautours sont quasiment qualifiables de « terrorisme financier » : « Les terroristes ne sont pas uniquement ceux qui font exploser des bombes, mais aussi ceux qui déstabilisent les économies, provoquant la famine, la misère et la pauvreté. »

« L’Argentine est un pays qui veut et qui peut payer sa dette et qui va payer sa dette en dépit du harcèlement des fonds vautours », a conclu Mme Kirchner.

Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

Hier, vendredi 26 septembre, c’est à Genève que le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a adopté une résolution condamnant les « fonds vautours ».

« Les fonds vautours ne vont pas s’arrêter tant que nous ne les arrêtons pas nous-mêmes », a déclaré le ministre des Affaires étrangères de l’Argentine, Hector Timerman, devant le Conseil.

Les milliards que les fonds vautours prennent dans les pays du sud (...) se traduisent par la fermeture d’écoles, des hôpitaux sans médicaments, des familles cherchant de la nourriture dans les poubelles, de la misère, de l’instabilité politique, la chute de gouvernements, la haine, l’insécurité, la violence....

La résolution, soutenue aussi par le Brésil, la Russie, le Venezuela et l’Algérie, a été adoptée avec 33 voix pour (dont la Russie, l’Algérie, le Brésil, le Venezuela et l’Argentine), 5 contre (Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon et la République tchèque) et 9 absentions. Les États-Unis se sont opposés à la résolution, estimant qu’elle était source de « graves préoccupations ».

Interrogé par le quotidien suisse Le Temps, Timerman a pour sa part souligné :

Il ne suffit pas de condamner verbalement certains groupes de pirates. Toutefois, nous vivons un moment unique dans l’histoire de l’ONU. L’organisation va, dans un premier temps, enquêter sur ces spéculateurs. Mais nous attendons aussi d’elle qu’elle sanctionne les fonds scélérats, pour les empêcher de nuire. Leurs actes ne doivent pas rester sans effets légaux.

Nous croyons fermement dans le multilatéralisme. Il n’y a pas que les grandes puissances qui doivent décider de l’avenir de tous. Ce n’est que le début d’une longue route vers plus de justice, pour l’ensemble de la communauté internationale. L’Argentine est le défenseur des sans-voix.

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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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