Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

L’avenir des BRICS se joue avec la présidentielle brésilienne

JPEG - 22.1 ko
La candidate anti-BRICS Marina Silva, ici récompensée par le malthusien Prince Philip d’Édimbourg
Crédit : wwf.panda.org

Depuis le sommet des pays des BRICS à Fortaleza au Brésil en juillet, l’Empire financier que constituent le binôme formé par la City de Londres et Wall Street prépare la contre-attaque. Comment se débarrasser de ces « régimes arrogants » qui prétendent pouvoir échanger entre eux sans faire appel au dollar, à la livre et à l’euro ?

Dans cette guerre secrète, tous les moyens sont bons : Maidan éventuel à Saint-Pétersbourg contre Poutine, déballage des scandales de corruption contre le président Zuma en Afrique du Sud, « révolution des parapluies » à Hongkong contre la direction chinoise et tant qu’on y est, pourquoi pas truchement des élections présidentielles au Brésil ?

C’est en effet lors du scrutin présidentiel du 5 octobre prochain que s’affronteront la Présidente brésilienne Dilma Rousseff, une responsable, comme l’ancien Président Lula, du Parti des travailleurs (PT) et « l’Obama brésilienne » Marina Silva, la candidate « socialiste » à l’heure actuelle au coude à coude avec Rousseff dans les sondages.

En février 2014, la présidente sortante était en tête, mais 67 % des Brésiliens, tout en estimant l’action du gouvernement globalement « correcte, bonne ou excellente », répondent, lorsqu’on les interroge sur ce qu’ils voudraient idéalement comme président : « un nouveau visage ».

Pourtant, c’est Rousseff qui a eu le culot de bouder une rencontre avec Obama lorsque ce dernier a refusé de s’excuser à propos des écoutes téléphoniques organisées à l’insu de la présidence brésilienne et qui forme, avec Poutine, Modi et Xi Jinping, un des piliers des BRICS.

Pour qui roule Marina Silva ?

Syndicaliste longtemps affiliée au Parti des Travailleurs, ministre de l’Environnement du président Lula de 2003 à 2008, Marina Silva a claqué la porte du PT brésilien avec fracas.

Elle fonde alors son propre parti, Réseau Durable, qui s’avère parfaitement incapable de réunir les signatures nécessaires pour la présenter à la présidentielle. Intervient alors l’accident d’avion du 13 août qui coûtera la vie au candidat en lice du Parti socialiste, Edouardo Campos. Fervente évangéliste, Marina Silva évoque la « divine providence » qui l’aurait empêché, elle, de monter à bord du même avion et qui l’a soudainement propulsée comme la candidate du PS brésilien.

Ecolo-malthusienne

En réalité, Silva, à part les 20 % des Brésiliens qui adhèrent aux églises évangéliques, dispose de soutiens très puissants dans le monde de la finance et parmi l’oligarchie malthusienne européenne.

En octobre 2008, le Prince Philip d’Édimbourg, l’homme qui affirme aspirer à pouvoir s’incarner en virus mortel après sa mort, « pour rétablir l’équilibre démographique sur terre », a récompensé Marina Silva avec une médaille personnelle pour sa protection de la forêt amazonienne, dont elle a livré des régions entières aux WWF.

Et lorsque le gouvernement britannique avait sollicité Silva comme une des huit personnes portant la flamme olympique lors des jeux à Londres, le ministre brésilien des Sports avait précisé que

Marina Silva a toujours eu de bonnes relations avec les têtes couronnées et l’aristocratie européenne. Ce n’est pas à nous de décider qui sera invité par la Famille royale…

D’après le site Médiapart, la candidature de Silva agrège surtout une partie de la gauche déçue et les élites financières :

La publication de son programme de gouvernement jette une lumière crue sur les alliances de la candidate avec les milieux financiers. Marina Silva cultive depuis 2010 une forte amitié avec la sociologue Maria Alice Setubal, l’héritière de Itaú, la principale banque privée brésilienne. Ses économistes de référence sont André Lara Resende et Eduardo Giannetti, deux porte-parole du néolibéralisme.

Livrer la banque centrale aux marchés

En opposition avec toute perspective d’une vraie souveraineté économique,

Marina propose l’indépendance de la Banque centrale – au Brésil, le président garde en théorie le dernier mot sur la politique monétaire –, un geste que même le candidat de la droite traditionnelle n’avait pas osé faire. (…) Soucieuse de séduire les entrepreneurs, Marina Silva défend également une flexibilisation des lois du travail. (…) Elle a d’ailleurs choisi Beto Alburquerque, un proche des milieux de l’agroalimentaire et de l’industrie de l’armement, pour être son candidat à la vice-présidence.

Pas surprenant alors que Londres et Wall Street la regardent avec intérêt. « Le marché préfère Marina parce qu’il est allergique à Dilma et au PT », explique pour sa part un économiste.

Silva, partisane des accords de libre-échange avec les Etats-Unis, a fait savoir qu’elle n’a aucune sympathie avec le projet des BRICS. Elle estime qu’y participer n’apportera rien au Brésil. Elle n’a aucune intention de renforcer les liens avec la Russie et la Chine et laissera tomber l’alliance avec le Venezuela et Cuba.

Selon Slate.fr, pour qui la mort de Campos est un des dix évènements de l’année qui peuvent faire basculer le sort du monde, en cas de défaite (souhaitable par Slate.fr) de Dilma Rousseff « beaucoup de choses pourraient changer au Brésil, y compris la solidarité automatique de ses dirigeants avec les gouvernements d’Amérique latine dont le bilan est affligeant en matière de droits humains. La démocratie pourrait réapparaître dans des pays comme la Bolivie [qui a rompu avec la coca pour s’engager sur la voie de l’énergie nucléaire civile, nda], l’Equateur, le Nicaragua [où se construit avec l’aide de la Chine le canal interocéanique, nda] et le Venezuela, qui ont gravement et systématiquement bafoué au cours des dix dernières années les droits de l’homme, la liberté d’expression et les libertés politiques. Avec le consentement tacite du plus grand pays de la région ».

Il reste quelques jours à Dilma Rousseff pour convaincre les électeurs, en leur rappelant que leur ascension sociale est le résultat direct ou indirect des politiques des douze dernières années et que leur avenir dépend de la réussite des BRICS.

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Face au système translatlantique, les BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – ont décidé de poser les bases d’un autre monde : politique de développement économique mutuel, nouveau système monétaire international pour nourrir la croissance, économies physiques tirées par la recherche scientifique.

En savoir plus

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard