Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

12 décembre - Brexit, innovation et éolien au menu des Assises de l’économie de la mer à Brest Lire 12 décembre - 13 décembre, Clichy - L’urgence climatique est un leurre Lire 12 décembre - Ce sont nos vies Lire
AccueilActualité
Brèves

L’Equateur résout l’équation de la dette illégitime

La rédaction

12 décembre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Le Président de l’Equateur, Rafael Correa, a aujourd’hui annoncé que son gouvernement n’honorera pas le remboursement de 3,8 milliards de dollars d’obligations d’Etat, détenues par des institutions financières étrangères. Il s’agit de 39% de la dette extérieure totale du pays. Cette dernière est aussi composée de 1,5 milliards de dettes bilatérales envers certains pays et 4,3 milliards de dollars dus à des agences multilatérales, qui ne sont pas concernés aujourd’hui.

« Je viens d’ordonner de ne pas payer les intérêts de la dette. Le pays est donc en état de défaut de paiement vis-à-vis de la dette extérieure, » déclara Correa. « Nous assumons entièrement la responsabilité de cet acte. »

Correa avait déjà prévenu le 20 novembre qu’il comptait ne pas payer cette partie de la dette, considérée comme « illégitime, malhonnête et illégale, » comme l’affirmaient les conclusions publiées ce jour là par la Commission pour l’audit complet du crédit public (CAIC), Commission que le gouvernement avait constituée en juillet 2007.

Composée d’experts juridiques et d’économistes internationaux de renom, la CAIC avait estimé que la dette commerciale extérieure avait servi de mécanisme illégitime et illégal de pillage entre 1976 et 2006, la dette passant de 16 millions de dollars en 1976 à 4,2 milliards en 2006, malgré un remboursement net, sur un période de trente ans, de 7,1 milliards de dollars sur le principal et les intérêts cumulés.

La revue fondée par Lyndon LaRouche, l’EIR (Executive Intelligence Review), a souvent dénoncé ce schéma de pillage comme l’« arithmétique des banquiers ». Dans ce cas-ci : 16 millions moins 7 milliards = 4 milliards !

L’étude bien documentée de la CAIC démontre également que la hausse des taux d’intérêts américains, portés à 21% par Paul Volcker en 1981, a conduit l’Equateur à faire défaut sur sa dette. Initialement contractée à 6%, le pays a dû réemprunter, ne serait-ce que pour rembourser les intérêts de sa dette, à des taux toujours plus élevés. Résultat des courses : une montagne de nouvelle dette impayable.

L’étude de la CAIC montre que si les taux d’intérêts étaient restés à 6%, l’Equateur aurait complètement remboursé sa dette dès 1995, au lieu de payer 5,4 milliards supplémentaires depuis cette date. Aujourd’hui encore, l’Equateur est censé rembourser 4,2 milliards de dollars.

Le moratoire sur la dette de l’Equateur est la seconde mesure de ce type depuis celui de l’Argentine en décembre 2001, lorsque le Président Nestor Kirchner refusa fermement de céder aux « fonds vautours ». Dans le cas de l’Equateur, les prédateurs financiers internationaux ont déjà commencé à lancer des menaces, comme on le constate dans une dépêche de Reuters qui discute des « scénarios possibles auxquels l’Equateur pourrait être confronté, » dont la saisie d’actifs équatoriens ou carrément le gel des comptes bancaires à l’étranger. Les compagnies pétrolières et autres investisseurs étrangers pourraient interrompre leurs investissements, et conduire « audéclenchement d’une instabilité politique dans un pays où les trois derniers Présidents ont été renversés par la rue et par les intrigues du Congrès ».

Dans une interview exclusive à l’EIR le 22 novembre, le ministre de la Coordination des politiques économiques, Pedro Paez, expliqua la pensée de son gouvernement : « Il est nécessaire que les institutions financières multilatérales des Nations unies, le Club de Paris, et les gouvernements des pays du nord eux-mêmes, exigent des audits des dettes extérieures de tous les pays… S’ils n’ont rien fait de mal, que craignent-ils ? Tout le monde devrait faire la même chose. Il est possible de découvrir le même genre de choses dans d’autres cas. Parce que ce sont les mêmes genres d’acteurs, dans les mêmes circonstances, avec les mêmes instruments financiers. »

Lire aussi : Équateur : un cas exemplaire de dette illégitime

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Senec • 17/12/2008 - 10:35

    Un contrat est un contrat !
    Tant qu’il n’est pas renégocié, il demeure ce qu’il est !
    Est-ce trop difficile à admettre ?
    L’exemple donné par l’URSS en 1917 est-il un exemple légitime ?
    Ou alors, faut-il changer quelque chose à ce niveau ?

    • Dryden • 17/12/2008 - 19:24

      Certes Senec, un contrat est un contrat mais la réévaluation des taux d’intérets de 6 à 21% est-elle justifiée ? Si oui, pour quelle raison ? Si non, à qui cela profite ? En tout cas il est trés clair que cette façon de procéder est appliquée à tous les pays, et je dis bien TOUS. Il faut que tout cela cesse.

    Répondre à ce message

  • Gilles • 17/12/2008 - 13:40

    En lisant ce texte une phrase me vient à l’esprit. C’est la suivante : « Le capitalisme est cette croyance stupéfiante que les pires des hommes feront les pires des choses pour le plus grand bien de tout le monde. » - John Maynard Keynes

    N’est-ce pas éloquent !

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

La dette ou la vie : tirer les leçons de l’histoire

23 février 2015
Economie
La dette ou la vie : tirer les leçons de l’histoire

Annulation de la dette en 1953 : le secret du miracle économique allemand

25 juillet 2014
Economie
Annulation de la dette en 1953 : le secret du miracle économique allemand

La dette ou la vie !

19 février 2015
Nouvelle Solidarité N°4/2015
La dette ou la vie !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard