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L’abus de liquidité nuit gravement à la santé de l’économie

Alors que la Réserve fédérale américaine a voté mercredi pour la poursuite de sa politique d’assouplissement quantitatif consistant à injecter mensuellement 85 milliards de dollars dans le système bancaire pour entretenir la spéculation, certaines voix s’interrogent sur la pertinence d’une telle politique.

Le chroniqueur anglais Ambrose Evans-Pritchard, du quotidien conservateur Daily Telegraph, écrit le 30 octobre que la croissance des liquidités a été de 3000 milliards de dollars rien qu’en 2013, un taux encore plus élevé qu’avant la crise de 2008.

Ces chiffres proviennent d’une étude de la banque JP Morgan Chase, l’un des principaux acteurs sur les marchés spéculatifs.

L’excès de liquidité est défini ici comme la part de l’assouplissement quantitatif global dépassant la demande de l’économie mondiale qui demeure, selon Evans-Pritchard, « dans une dépression contenue ». Pour preuve, la contraction de 0,8 % du commerce mondial aussi bien en juillet qu’en août, les seuls chiffres actuellement disponibles. Couronnant le tout, une chute de 2,6 %, à un rythme annuel, des prêts consentis aux ménages et aux entreprises par les banques de l’Union européenne.

Evans-Pritchard reconnaît, comme nous l’avons dit maintes fois ici, que la liquidité fournie par les banques centrales n’atteint pas l’économie réelle.

Ainsi, constate-t-il, « vous voyez pourquoi la Banque des règlements internationaux (BRI), le Fonds monétaire international (FMI) et la Fed se rongent les ongles d’inquiétude devant la menace d’une nouvelle crise systémique. Il y a clairement un problème avec la manière dont l’assouplissement quantitatif a été conduit. »

Ajoutons que la Banque centrale européenne (BCE) a elle aussi fait savoir qu’elle s’apprêtait à prolonger sa politique d’assouplissement, en accordant pour un autre 500 milliards d’euros sous forme d’« opérations de refinancement à plus long terme » (LTRO), même si ses propres chiffres indiquent que l’injection de ses liquidités bon marché n’a eu aucun effet positif sur les prêts accordés à l’économie réelle.

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Graphique montrant l’évolution des dépôts, de la monnaie, des prêts accordés par les banques et des liquidités fournies par la BCE, exprimée en changement par rapport à décembre 2007, avant que n’éclate la crise financière globale.

En effet, selon ses Monetary Developments in the Euro Area (voir table 4, ligne 1 + ligne 2) le total des prêts accordés par les banques de la zone euro aux ménages et aux entreprises a atteint 9635 milliards d’euros, soit 1 milliard de moins qu’au plus fort de la crise, en septembre 2008 ! (Voir ligne jaune sur le graphique.)

Evans-Pritchard a soufflé le chaud et le froid au cours des dernières années, alternant entre l’ultralibéralisme de l’école autrichienne et le corporatisme de Keynes. En d’autres termes, sans y voir de contradiction, il estime qu’il faut laisser l’émission monétaire et de liquidité dans les mains d’un système de banques centrales privées, tout en souhaitant que l’Etat force la main des banques pour qu’elles prêtes aux ménages et aux entreprises.

La seule vraie solution possible : en finir avec les banques centrales en les remplaçant par un système de crédit productif public, sans oublier bien entendu de couper les banques en deux, afin d’amputer les activités spéculatives.

Voir les 2 commentaires

  • petite souris • 08/11/2013 - 13:27

    tous des faux monnayeurs .............
    Le Glass-Steagall du 21° siècle Now !

    Répondre à ce message

  • Eric • 01/11/2013 - 20:41

    "La seule vraie solution possible : en finir avec les banques centrales en les remplaçant par un système de crédit productif public,..."
    Si ce ne sont pas les banques centrales, comme la banque de France, quels organes émettraient le crédit productif public ?

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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