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L’Inde préfère se nourrir que plaire à l’OMC

La rédaction

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) tente de forcer l’adoption d’un nouvel accord de libre-échange dans le cadre des négociations commerciales multilatérales ayant lieu à Bali, en Indonésie.

Objectif : raviver le cycle moribond de Doha, qui reste en suspens depuis que les pays les moins développés ont refusé de se soumettre, depuis quelques années, aux exigences des pays post-industrialisés.

Cette fois-ci, la nouvelle tête de turc des libre-échangistes est l’Inde. Ce pays continent, qui dans l’après-guerre à su acquérir une certaine souveraineté alimentaire grâce à la Révolution verte initié par Henry Wallace, le ministre de l’Agriculture de Roosevelt, est désormais accusé de bloquer un accord en raison de son entêtement à vouloir nourrir sa population.

Pour l’Inde, « la sécurité alimentaire est non-négociable », a rappelé le ministre indien du Commerce Anand Sharma aux autres membre de l’OMC, lors de cette IXe conférence ministérielle. Pour motiver son rejet, Sharma n’a pas mâché ses mots :

Nous sommes devant un ensemble de mesures sur l’agriculture qui ne sont pas au point, des déclarations d’intention pieuses de la part des pays moins développés, et plusieurs questions non résolues en ce qui concerne la partie reliée aux avancées commerciales. Aucun des textes n’oblige les pays développés à s’engager formellement au profit des pays en voie de développement. Au contraire, les pays en voie de développement se verraient obligés de s’engager de manière significative à faciliter l’accès à leur marché.

Selon Doug Palmer du site américain Politico :

Tandis que les membre de l’OMC n’ont aucune objection à ce que l’Inde subventionne la nourriture pour presque 2/3 de ses 1,2 milliards d’habitants, les Etats-Unis et plusieurs autres pays sont profondément préoccupés par les plans du gouvernement [indien] de constituer des réserves de céréales, car ce programme accroît les subsides aux agriculteurs qui provoquent des distorsions sur les marchés.

Autrement dit, pour des élites qui ont souvent du mal à cacher leur rêve malthusien de dépopulation globale, que l’Inde puisse constituer des stock physiques permettant de stabiliser les prix et d’intervenir en cas de pénurie (comme la PAC le permettait en Europe avant d’être dénaturée) est inacceptable !

Pour mémoire, rappelons ici que la chancelière allemande Angela Merkel s’était inquiétée au beau milieu de la crise alimentaire en 2008 qu’un nombre croissant d’Indiens commencent à manger plus qu’un seul repas par jour !

Le rapporteur de l’ONU pour le droit à la nourriture Olivier De Schutter a déclaré à juste titre dans un communiqué lundi que

les pays en développement doivent être autorisés à améliorer leur sécurité alimentaire, sans être menacés de sanctions (...) Les règles commerciales doivent être conçues autour des politiques nécessaires en termes de sécurité alimentaire (...)

Mais le libre-échangisme a du plomb dans l’aile. Le commissaire européen au commerce Karel de Gucht a fait part des inquiétudes des pays riches de voir échouer les pourparlers de Doha-Bali, en confiant aux journalistes qu’à cause de la polémique sur la sécurité alimentaire, des « nuages d’échec » se sont formés au-dessus de Bali, et un grand nombre de ministres ont peur de voir disparaître l’OMC s’il ne devait pas y avoir d’accord.

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  • petite souris • 05/12/2013 - 22:26

    Preuve que l’OMC est malthusienne
    Preuve qu’un état souverain peut être libre et agir pour le bien commun de sa population
    Preuve encore qu’il faut se passer de Monsanto ............

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  • Henri Mathieu • 05/12/2013 - 18:26

    Et la beauté du libre-échange : en introduisant le télégraphe partout en Inde, il put y avoir un prix unifié, alors même dans les régions où il ne manquait pas de nourriture lorsque la sécheresse se fit sentir, la hausse des prix se répercutait instantanément et si pauvre était la population qu’on y mourrait par faute de pouvoir acheter : et grâce au train, on pouvait donc exporter le « surplus » de grain en Europe...
    Pendant les 3 famines majeures, il n’y a jamais manqué de nourriture pour tout le monde (on exporta plus qu’il en aurait suffi) : mais le régime anglais, qui doit avoir des émules parmi les totalitaires du marché à Bruxelle, ne voulait surtout pas intervenir sur la fixation des prix, ça serait, bien sûr, distordre « LE » marché... bon, on fit quand même un peu d’aide : des camps de travail benthamien où on pouvait avoir 1650 calories par jour de travaux lourds, soit moins que dans le camp nazi de Buchenwald...
    Bon, est-ce que « LE » marché sut s’autoréguler après la famine de 1876 et assurer l’allocation optimale des ressources pour éviter une autre famine, par exemple en investissant dans les infrastructures d’irrigation ? Que non ! Au contraire, on fait un maximum d’argent avec la rareté ! Les spéculateurs s’en donnent à coeur joie et en plus, les survivants sont endettés au prix fort... Deux autres fois dans le siècle !!!! La variable d’ajustement de l’« équilibre » du marché fut les humains....

    Répondre à ce message

  • Henri Mathieu • 05/12/2013 - 18:27

    Bon, est-ce que « LE » marché sut s’autoréguler après la famine de 1876 et assurer l’allocation optimale des ressources pour éviter une autre famine, par exemple en investissant dans les infrastructures d’irrigation ? Que non ! Au contraire, on fait un maximum d’argent avec la rareté ! Les spéculateurs s’en donnent à coeur joie et en plus, les survivants sont endettés au prix fort... Deux autres fois dans le siècle !!!! La variable d’ajustement de l’« équilibre » du marché fut les humains....
    On avait quand même organisé un système d’assurance, aux frais des Indiens, après la première famine, mais bon, lors de la deuxième, il y avait des choses plus urgentes à faire que d’employer l’argent de l’assurance pour sauver des vies : une guerre d’agression en Afghanistan par exemple... ah, il n’y a pas à dire Kipling, le pinacle de la civilisation que fut l’homme blanc aristocrate anglais...
    ... et Churchill remit ça en 1943 : un million de mort, mais chut, de ça, on en parle pas... (Madhusree Mukerjee, Churchill’s Secret War)

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  • Henri Mathieu • 05/12/2013 - 18:23

    Il faut absolument lire : Génocides tropicaux : Catastrophes naturelles et famines coloniales 1870-1900 Aux origines du sous-développement, de Mike Davis, ( tire anglais est plus juste : Late Victorian Holocausts : El Niño Famines and the Making of the Third World)
    On pourra comprendre pourquoi tout Indien qui se respecte rejettera cette politique de libre-échange potentiellement meurtrière.
    En effet, entre 1876 et 1901, entre 12 millions et 30 millions d’Indiens sont décédés, inutilement, À CAUSE de la politique de libre-échange, de laissez-faire et du malthusianisme, soit plus que les famines de Staline et Mao réunis (quand les extrêmes se rejoignent...)
    Ainsi, si on pense que Marie Antoinette et sa brioche était le comble du mépris de la population, que dire de la Reine Victoria qui se fit couronnée impératrice de l’Inde dans une méga cérémonie à cout de millions pendant que « ses » sujets mourraient de faim par milliers à côté des trains qui exportaient la nourriture vers l’Angleterre....

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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