X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

L’Obamacare nuira gravement à la santé

JPEG - 26.7 ko

Le shutdown aux Etats-Unis – l’arrêt des services fédéraux, faute d’un accord au Congrès sur le budget 2014 et le plafond de la dette globale du pays – a été une fois de plus l’occasion pour les médias français, soumis à Washington, de nous inonder avec la propagande obamiste. Scénario du film ? Le pugilat entre Obama, le progressiste, et les républicains réactionnaires, majoritaires à la Chambre, qui, en échange de leur accord, exigeaient la remise en cause de l’Obamacare, loi de réforme du système de santé censée être l’accomplissement principal du Président Obama. Promulguée en 2010, elle oblige tous les Américains à avoir une assurance santé et les assureurs, à la leur fournir.

La réalité est bien différente. Si les critiques des Républicains contre l’Obamacare sont délirantes – Obama est accusé d’être un dictateur, car pour ces ultralibéraux, toute intervention de l’Etat dans l’économie est insupportable – il y a des raisons bien réelles pour dénoncer cette réforme, comme Lyndon LaRouche et le camp progressiste du Parti démocrate l’ont bien illustré. C’est à se demander si les délires des Républicains ne servent pas de faire-valoir à Obama pour obliger « son » camp à adopter les réformes criminelles dans la santé exigées par Wall Street.

JPEG - 197 ko
En 1939, concentrant son budget sur l’effort de guerre, Hitler demanda à son ministre de la Santé de « faire certaines économies sur les dépenses hospitalières ». Il finit par rédiger le décret du 1er septembre, intitulé « destruction des vies sans valeur ». Cette affiche du parti nazi s’indigne du fait que la personne frappée d’une maladie héréditaire coûtera 60 000 reichsmark à la collectivité ! « C’est aussi votre argent ! » souligne l’affiche.

Criminelles, car toute réforme qui, au nom de critères comptables, et dans le seul but d’assurer la survie d’intérêts financiers en faillite, porte atteinte à la vie des gens, est assimilable au programme T4 des nazis ayant conduit à l’élimination des bouches inutiles.

Ne nous voilons pas la face sur l’Obamacare. Si Obama avait voulu stopper net l’envolée des dépenses du Medicare, l’assurance santé gérée par l’Etat pour les plus de 65 ans, accusée d’être à l’origine de l’explosion des dépenses de santé, il aurait opté pour l’abandon des assureurs privés au centre du dispositif : les HMO (organismes privés de gestion de la santé). Il aurait rétabli la loi Hill-Burton, qui avait jusqu’alors organisé un système de soins public avec un privé conventionné. Aujourd’hui, tout le monde est obligé de s’assurer auprès des HMO. Au départ, ceux-ci offrent un forfait incluant toutes les dépenses, mais peu à peu, les coûts augmentent et les remboursements baissent.

Pourtant, Obama a choisi de garder ce système pour assurer 32 des 55 millions d’Américains qui en sont dépourvus. Ces personnes sont obligées de souscrire à une assurance privée, sous peine de se voir infliger des amendes. Ceux qui ne peuvent pas se la payer bénéficieront des aides de l’Etat. Les entreprises de plus de 50 employés sont elles aussi obligées de leur fournir une couverture. Les principaux bénéficiaires de l’Obamacare sont ainsi incontestablement les assureurs privés. Le grand perdant est l’Etat, car les coûts estimés de l’Obamacare dépassent les 700 milliards de dollars !

Obama n’a jamais nié le coût de sa réforme. Mais il s’est bien gardé de claironner que, pour la financer, il allait ralentir drastiquement l’augmentation naturelle des dépenses du Medicare, notamment celles de son programme Medicare Advantages, qui offre de meilleurs remboursements et qui est géré par les HMO. Selon Medicare, la progression annuelle de ce programme passera ainsi de 5,9 % à 1 % ! La réduction de 720 milliards de dollars des dépenses d’ici 2020 compensera les dépenses de l’Obamacare !

Démanteler les droits sociaux

La réalité est que les coupes prévues par le Obamacare, dont les conséquences sont déjà meurtrières, ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Wall Street exige beaucoup plus.

Comme le souligne Nancy Spannaus, du Comité d’action politique de LaRouche (LPAC), ce qui a ouvert la voie au compromis entre démocrates et républicains, mettant fin au shutdown, a été l’abandon par ces derniers de l’exigence d’annuler l’Obamacare, et leur décision de faire un deal avec la Maison Blanche pour sabrer les programmes sociaux : le Medicare, le Medicaid et la Social Security (les retraites).
Les Républicains sont-ils à l’origine de ce compromis ? Le 9 octobre, le républicain Paul Ryan, chef de la commission budgétaire de la Chambre, publiait en effet une tribune dans le Wall Street Journal, qui en a ouvert la voie. Le shutdown serait une « percée », disait-il, s’il pouvait amener les deux côtés à s’accorder sur une réforme des programmes sociaux.

Mais c’est là qu’on s’aperçoit que nous sommes devant un théâtre de marionnettes, dont les ficelles sont tirées de part et d’autre par les banques de Wall Street. Car le premier à avoir annoncé une réforme de ces programmes hérités de Franklin Roosevelt (qui sont d’ailleurs sanctuarisés, séparés d’autres fonds gérés par le budget) fut bien Barack Obama.

Ses déclarations remontent à une interview donnée au Washington Post peu avant son inauguration présidentielle, le 15 janvier 2009. Il n’est pas possible, disait-il, de séparer les problèmes financiers du pays de la nécessité de réduire les coûts des programmes sociaux. En janvier 2010, Obama créait la « Commission nationale sur la responsabilité fiscale et la réforme » pour s’attaquer à cette tâche. Cette Commission haïe, surnommée rapidement « Commission des aliments pour chats », tellement la crainte était grande qu’elle réduise les retraités à manger de la nourriture pour animaux, n’a jamais vu le jour.

Mais aujourd’hui, profitant du choc du shutdown, Obama et ses démocrates, tout comme les Républicains, tenteront de la remettre sur le tapis si nos amis du LPAC et d’autres courants d’opposition, à la gauche du Parti démocrate et parmi les modérés du Parti républicain, ne réussissent pas à les en empêcher.

Les conséquences de l’Obamacare :

  • Les hôpitaux (dont ceux de type CHU ou de l’assistance sociale) qui acceptent trop de réadmissions de patients, verront leurs remboursements Medicare amputés de 8,2 milliards entre 2013 et 2019.
  • Les hôpitaux dont le nombre de patients non couverts dépasse un certain seuil verront leurs remboursements réduits de 22 milliards sur les 10 ans à venir. Ils refuseront des malades.
  • De nouveaux critères pour les hôpitaux en zones rurales isolées, établis en août par l’Administration, pourraient aboutir à la fermeture de 2/3 de ces 1332 établissements.
  • Les coupes automatiques pour réduire la dette nationale viennent d’amputer de 45 milliards le financement des hôpitaux.
  • Les mammographies pour dépister le cancer du sein chez les femmes de 50 à 74 ans ne se feront plus chaque année mais tous les deux ans, et pourraient s’arrêter à 75 ans.

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard