X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

La bataille pour Glass-Steagall repose le danger d’une crise bancaire

JPEG - 26.5 ko
La sénatrice démocrate Elizabeth Warren, en campagne pour rétablir le Glass-Steagall Act.
Crédit : Reuters

Le 7 juillet, la sénatrice Elizabeth Warren a réintroduit avec trois collègues (John McCain, Maria Cantwell, Angus King) un projet de loi pour un « Glass-Steagall du XXIe siècle ».

Il s’agit d’une version fidèle mais adaptée à notre époque de la loi de séparation bancaire qui avait permis en 1933 au Président Franklin Roosevelt de rétablir la confiance dans le système bancaire en coupant les banques en deux.

Reprenant la « doctrine Germain », la loi avait séparé de façon stricte les banques ordinaires qui collectent des dépôts et qui font du crédit de celles qui prennent des risques énormes sur les marchés (banques d’affaires).

Entre 1933 et son abrogation en 1983 en Europe et en 1999 aux États-Unis, la loi avait permis d’éviter que les crises bancaires fassent s’effondrer l’ensemble du système financier.

Dans son allocution, Warren a dit qu’en soi la loi ne permettrait pas d’empêcher les banques de devenir « trop grosses pour sombrer » et d’obtenir, en cas de difficulté, de l’argent de l’Etat. Cependant, a-t-elle argué, la loi rendra le système plus sûr en empêchant que les banquiers fassent des paris spéculatifs avec les dépôts (garantis par l’Etat) des clients et les obligera à être vraiment responsables de leurs propres investissements. « Cela mettra fin à des jeux que ces banques ont joué depuis trop longtemps », a-t-elle conclu.

Le quotidien britannique Financial Times, dans un article intitulé « Des sénateurs américains conspirent pour la résurrection du Glass-Steagall », a immédiatement noté que la démarche d’Elizabeth Warren va inquiéter les mégabanques qui triomphent sur Wall Street et à la City.

Car, bien que les rapports de force actuels (aussi bien Obama que le Parti républicain s’y opposent avec virulence) empêchent toute adoption rapide de la loi, le simple fait de remettre la question sur la table va forcer tous les candidats à la présidentielle à prendre position sur la question.

Pour des candidats, comme l’ancien gouverneur du Maryland, le démocrate Martin O’Malley, qui ne prospèrent pas grâce à la manne de Wall Street pour financer leurs campagnes électorales, la tâche est facile. Partisan affiché d’un retour à Glass-Steagall, O’Malley a immédiatement remercié les sénateurs à l’origine de l’initiative.

Cependant, comme le note le journal de Washington The Hill, la démarche pour Glass-Steagall risque fortement de donner quelques maux de tête à Hillary Clinton. Les progressistes de l’aile gauche du Parti démocrate sont aux anges et (parlant d’Hillary) soulignent qu’« on ne peut pas prétendre défendre l’homme de la rue et en même temps faire l’impasse sur un des défis majeurs que doit confronter le pays ».

Les syndicats américains ne sont pas en reste. Le secrétaire général de l’AFL-CIO Robert Trumpka a déclaré :

Nous applaudissons la réintroduction du Glass-Steagall du XXIe siècle qui aidera au rétablissement de notre économie déséquilibrée afin de la remettre au service des gens qui travaillent (…) Le temps est venu de changer les règles et d’empêcher que les grandes banques passent par les mailles du filet et augmentent leur pouvoir politique.

L’association citoyenne Public Citizen qui, avec l’AFL-CIO et l’organisation Americans for Financial Reform (AFR), a réuni 700 000 signatures pour le rétablissement de Glass-Steagall, s’est félicitée de la nouvelle offensive.

En Europe

En Europe, c’est l’ONG Finance Watch qui continue à plaider dans ce sens. Interrogé par Libération le 2 juin, son secrétaire général, l’ancien banquier Christophe Nijdam estime que l’Europe n’est pas à l’abri d’une nouvelle crise bancaire, car

L’Union bancaire est inopérante en cas de faillite des très gros établissements. La sagesse serait donc d’en éliminer la taille et d’isoler les banques réceptacle de l’épargne populaire et pourvoyeuse de crédits à l’économie réelle, des banques actives sur les marchés. Le Conseil de stabilité financière, instauré par le G20, a identifié 30 banques qui représentent un risque systémique au niveau mondial : quatre d’entre elles sont françaises (BNP-Paribas, Crédit agricole, Société générale et BPCE) ! Les Allemands n’en ont qu’une, la Deutsche Bank.

Sur la question de la séparation bancaire, Nijdam précise que

sur le fond, la loi de séparation des activités bancaires portée fin 2012 par Pierre Moscovici n’a rien séparé. L’objectif véritable de cette loi était surtout de préempter le projet beaucoup plus ambitieux, et trop tardif, du commissaire européen Michel Barnier. Et cela a fonctionné. Cette loi française a donné un considérable coup de frein à l’avancée de la régulation financière européenne, les autres pays de l’Union se retranchant derrière l’initiative française pour justifier leurs résistances.

Pour conclure, signalons également la tribune publiée en faveur de Glass-Steagall dans le Frankfurter Rundschau, rédigée par trois membres du Parlement européen.

Le Belge Philippe Lamberts (Verts), l’Allemand Fabio De Masi (Die Linke) et l’Italien Marco Zanni (Mouvement 5 étoiles) y affirment que « les vrais ennemis de l’économie de marché sont BNP Paribas, Deutsche Bank et Cie ».

Alors que la Commission européenne a enterré les projets de régulation, les trois députés européens appellent leurs collègues à les rejoindre pour imposer une vraie séparation bancaire. Pour cela il faut, à la place d’une législation européenne de plus de mille pages, un texte comme le Glass-Steagall, qui tient sur 30 pages.

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard