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La Chine préfère Colbert à Keynes

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TGV chinois.

Après avoir sabré le programme spatial américain, Obama, sous l’emprise de sa propre bêtise et de celle de ses conseillers économiques comportementalistes (nouveau nom des Keynésiens), torpille les transports à grande vitesse. Si en 2009, sa victoire avait ravivé la flamme de ceux qui espéraient enfin électrifier les lignes ferroviaires américaines, voire construire quelques lignes à grande vitesse, aujourd’hui, le verdict tombe. Le Las Vegas Sun du 17 mars rapporte que le sénateur démocrate du Nevada, Harry Reid, a décidé de réorienter les 45 millions de dollars prévus pour la ligne maglev (train à sustentation magnétique) reliant Los Angeles à Las Vegas, vers l’amélioration des infrastructures autoroutières, car c’est là estime-t-il, que dans l’immédiat cet argent créera le plus d’emplois…

Si statistiquement la haute technologie, très productive, crée moins d’emplois directs que des travaux peu qualifiés, ce sont seulement les technologies innovantes et à forte densité de flux d’énergie qui génèrent une dynamique anti-crise, source de vraies richesses et de prospérité. En Europe, faut-il le rappeler, la politique des « petits boulots », y compris pour réaliser de grands travaux comme le préconisaient Hitler et son conseiller Keynésien Hjalmar Schacht, après une relance initiale de l’emploi, a rapidement conduit l’Allemagne à une politique d’auto-cannibalisation dont la logique l’amena rapidement à piller ses voisins par les moyens que l’on connaît.

A l’opposé de ces folies suicidaires Keynésiennes aujourd’hui prédominantes dans l’ère géopolitique transatlantique, la Chine et le reste de l’Asie ont clairement opté pour une approche radicalement inverse, celle de Jean-Baptiste Colbert, fondée sur la promotion par l’Etat des manufactures et de l’innovation scientifique permettant de sortir de la crise par le haut. En voici quelques exemples.

En 2017, un chinois marchera sur la Lune

Troisième puissance spatiale à avoir envoyé un homme dans l’espace par ses propres moyens, après l’ex-URSS et les Etats-Unis, la Chine se positionne comme un acteur de tout premier plan dans l’exploration spatiale.

Début mars, Pékin vient de confirmer ses intentions d’envoyer en octobre de cette année une deuxième mission inhabitée vers la lune. Ensuite, en 2011, elle enverra un module spatial destiné à préparer un alunissage chinois prévu pour 2017 !

Contrairement aux Occidentaux, les scientifiques chinois prennent très au sérieux le fait que l’espace recèle d’énormes sources d’énergies potentielles pour l’humanité, notamment l’hélium-3, un isotope non radioactif d’hélium, très recherché sur Terre comme combustible pour la fusion thermonucléaire contrôlée.

Aucune information n’a filtré des programmes martiens sur lesquels l’Agence spatiale chinoise planche, mais, l’on sait d’après le journal Pékin News que des études exploratoires sont en cours et que la Chine compte également jouer un rôle d’envergure.

Un TGV Pékin-Londres

En ce qui concerne les transports, la Chine n’opte pas systématiquement pour le moins cher, mais pour le meilleur. Dans Global Times du 7 mars, Wang Mengshu, consultant senior chargé du transport ferroviaire à grande vitesse à l’Académie chinoise d’ingénierie a esquissé ce qu’il faut bien qualifier de plus grand projet infrastructurel de l’histoire.

La Chine mène d’ores et déjà des négociations avec 17 pays pour étendre, d’ici 10 ou 15 ans, son réseau ferroviaire à grande vitesse. La plupart de ces pays se trouvent dans le centre et le Sud-est asiatiques, sans oublier l’Iran, le Pakistan et l’Inde. D’ailleurs, affirme Wang, l’idée est venue d’autres pays, en particulier de l’Inde qui cherche à bénéficier de l’avance technologique chinoise dans ce domaine.

Ainsi, un premier projet arrimera la Chine au continent eurasiatique, car il s’agit d’une liaison entre Pékin et Londres, un tracé de 8160 km à vol d’oiseau. Elle traversera le nord de la Russie pour ensuite s’insérer dans le réseau européen. En passant par le tunnel sous la Manche, les passagers pourraient monter dans le train à Londres et arriver à Pékin 48h plus tard. Ils pourraient ensuite gagner Singapour, à presque 9800 km, en trois jours. « Nous avons pour objectif que les trains aillent presque aussi vite que les avions », précise Wang.

Le deuxième projet doit relier Kunming, au sud de la Chine, à Singapour, en traversant le nord du Vietnam, de la Thaïlande et de la Malaisie. Un troisième partira d’Urumqi, au nord de la Chine, passant par le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, pour aboutir en Inde. « Le meilleur scénario consiste à achever les trois réseaux en une décennie », estime encore Wang.

A l’heure actuelle, la Chine dispose déjà du plus grand réseau mondial de chemin de fer à grande vitesse et elle envisage la construction de 13000 km de voies à grande vitesse supplémentaires dès 2012, dont 8000 km permettront une vitesse moyenne de 350 km/h. Ainsi, dès 2020, quelque 16000 km devrait relier 70% des villes chinoises.

Technologiquement, il s’agit pour l’essentiel de lignes du type TGV. La Chine vient d’inaugurer le 26 décembre 2009 son propre TGV, le Harmony Express. Tout en faisant appel à la technologie française (Alstom), japonaise (Kawasaki), canadienne (Bombardier) et allemande (Siemens), le train est entièrement construit en Chine. Si la SNCF détient le record du monde sur rail en atteignant, le 3 avril 2007, 574,8 km/h avec un TGV, la vitesse commerciale de l’Harmony Express et de 350 km/h contre seulement 320 km/h pour le TGV français.

Le maglev chinois provoquera-t-il un effet Spoutnik ?

En plus de cet énorme effort dans le domaine des trains « classiques », la Chine cherche aussi à devenir le leader mondial pour les trains à lévitation magnétique (maglev, sans roues). Bien que la décision ne semble pas entièrement confirmée, le chef de la planification des infrastructures ferroviaires au Ministère chinois des chemins de fer, Zheng Jian, déclara le 13 mars que la Chine ira de l’avant dans la réalisation de la ligne reliant Shanghai à Hangzhou pour un coût total de 5,86 milliards de dollars.

Véritable première historique, il s’agit d’une liaison maglev inter-urbaine longue de 199,4 km avec un train évoluant à plus de 400 km/h et utilisant la technologie développé par le consortium allemand Transrapid formé par Siemens et ThyssenKrupp.

Ce nouveau tronçon, initialement prévu à Shanghai pour l’Exposition universelle de 2010, prolongera la ligne maglev (Transrapid) de 31 km qui relie déjà l’Aéroport international de Pudong au centre de Shanghai depuis janvier 2004. Là aussi, bien que la Chine fasse encore appel au savoir-faire étranger, elle développe, après l’Allemagne et le Japon, sa propre excellence technologique dans ce domaine. D’ores et déjà, plus de 30 000 km parcourus ont permis de valider la technologie chinoise sur les voies expérimentales construites à Changsha et à Tangshan.

Espérons que ces beaux fruits de la politique colbertiste chinoise provoqueront au plus vite un effet Spoutnik en Occident !


Notre dossier stratégique : Un plan de relance par le crédit productif


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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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