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La dette française, un cas d’école de « l’occupation financière »

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Pour comprendre ce que veut dire Jacques Cheminade lorsqu’il parle d’« occupation financière », rien de mieux que l’exemple de la dette française.

Détenue par les banques et les fonds d’investissement, la dette française est passée de 239 milliards en équivalent euros en 1979, à 2170 milliards à la mi-2016, soit 98,4 % du produit intérieur brut français.

En réalité, la France ne rembourse pas sa dette mais emprunte en permanence pour en payer les intérêts et obtenir un peu d’argent frais. En clair, sabrer dans les dépenses publiques (santé, éducation, culture, etc.) ne permet même pas de réduire la dette mais seulement d’en payer les intérêts…

Depuis 1973, la France a versé quelque 1400 milliards d’euros en seuls intérêts à ses créanciers privés et institutionnels, soit l’équivalent des deux tiers du principal du montant total de la dette actuelle de l’Hexagone (2179 milliards d’euros).

Aujourd’hui, près de 200 milliards d’euros d’emprunts nouveaux sont émis chaque année, à la fois pour rembourser les anciens emprunts et pour financer le déficit budgétaire de l’année. Pour émettre ces nouveaux titres, l’Agence France Trésor (AFT), qui gère la trésorerie et la dette de l’État, s’appuie sur un réseau d’une petite vingtaine de banques avec lesquelles elle entretient des relations privilégiées et qu’on appelle les « spécialistes en valeur du Trésor », ou SVT. Ces derniers ont un rôle d’animation du marché de la dette publique mais aussi de conseil et d’assistance à l’Agence France Trésor, chargée de gérer celle-ci.

Les États-Unis ont été le premier pays à mettre en place un réseau de SVT (les primary dealers) pour appuyer la politique d’émission de la dette publique en 1960. Le modèle s’est ensuite exporté dans les autres pays industrialisés à partir du milieu des années 1980, puis dans les pays émergents à partir des années 1990.

En principe, plusieurs types d’établissement sont éligibles au statut de primary dealer. Toutefois, dans les marchés des pays avancés, les établissements sélectionnés pour intégrer le réseau de SVT sont presque exclusivement des banques systémiques.

Les SVT assurent la liquidité du marché des valeurs du Trésor, afin d’être prêts en permanence à acheter et à vendre ces titres, à l’intérieur d’une fourchette de prix. Le plus souvent les obligations sont revendues à des compagnies d’assurance qui les intègrent dans des produits d’assurance-vie, mais elles peuvent aussi être achetées par d’autres types d’institutions financières (fonds de pension, banques centrales, etc.)

Pour la dette française, seules 18 grandes banques internationales sont accréditées :

  • 5 américaines : Citigroup, Bank of America-Merrill Lynch, Morgan Stanley, JPMorgan Chase et Goldman Sachs ;
  • 4 françaises : BNP Paribas, Natixis, Société générale, Crédit agricole ;
  • 3 anglaises : Barclays Bank, HSBC, Royal Bank of Scotland ;
  • 2 allemandes : Deutsche Bank et Commerzbank ;
  • 1 suisse : UBS ;
  • 1 canadienne : Scotiabank ;
  • 1 japonaise : Nomura ;
  • 1 espagnole : Banco Santander.

La plupart de ces banques forment bien le cœur de ce que François Morin a qualifié d’oligopole bancaire. Flagrant délit de blanchiment d’argent en provenance de la drogue ou du terrorisme, manipulation du Libor (le taux de référence pour un marché de 350 000 milliards de dollars), spéculations insensées, conflit manifeste d’intérêt à tous les étages, rien n’y fait : le caractère « systémique » (too big to fail) offre à ces banques le statut de maîtres du monde dotés d’une impunité défiant l’imagination.

Impunité

Parmi les 18 banques mentionnées, alors que les françaises étaient majoritaires à la fin des années 1990, le réseau des SVT s’est internationalisé en suivant la hausse de la part de dette d’État détenue par des non-résidents.

Ainsi, ce sont les « marchés » (comprenez les banques) qui finissent par directement dicter sans vergogne leurs desiderata pour nos choix électoraux.

Car, après le « risque Le Pen », les investisseurs évoquaient le « risque Mélenchon ». Le spread France-Allemagne - c’est-à-dire l’écart du taux à 10 ans entre ces deux pays - a même brutalement augmenté à 70 points de base après la publication d’un sondage créditant JLM de 18 % d’intentions de vote.

« Même si cette progression ne remet pas en cause l’idée d’un second tour entre Le Pen et Macron, la vitesse de la hausse de Mélenchon dans les sondages pourrait mettre la pression sur la dette française, s’inquiétait la Société générale. Il existe encore un fossé entre lui et les deux principaux candidats, renchérissait Deutsche Bank, mais il est important de regarder si ce moment positif pour Mélenchon se poursuit et si l’écart se rétrécit encore. »

Ainsi, à force de brandir des menaces apocalyptiques pour nous effrayer, les marchés financiers, détenteurs de la dette nationale, s’invitent de facto dans le processus démocratique en se sont démenant pour influencer le choix des électeurs. Alors camarade, vas-tu voter Deutsche Bank ou BNP-Paribas ?


A-t-on payé 1.400 milliards d’intérêts sur la... par Europe1fr

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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