Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

10 décembre - 13 décembre, Clichy - L’urgence climatique est un leurre Lire 10 décembre - Réchauffement climatique : le carbone aussi innocent que les Gilets jaunes Lire 10 décembre - Vidéo : La Bulle et la Dette [ACTE 1] Lire
AccueilActualité

La Jordanie lance la première phase du canal mer Morte-mer Rouge

PNG - 41.8 ko

Alors que nos dirigeants se disputent la palme pour savoir qui lancera le premier un missile sur tel ou tel dirigeant trop récalcitrant aux exigences du monde occidental, d’autres forces cherchent à résoudre les tensions par des politiques de coopération mutuelle. Dans les régions arides, cette coopération se concentre sur la question de l’eau.

Bien que le pays accueille des bases où Israéliens, Français et Américains entraînent des opposants djihadistes au régime syrien, le 19 août, la Jordanie, le quatrième pays le plus pauvre en eau de la planète, a annoncé le lancement du projet de canal reliant la mer Morte à la mer Rouge, permettant d’augmenter de façon substantielle son approvisionnement en eau grâce au dessalement de l’eau de mer.

Le Premier ministre Abdullah Nsour a affirmé qu’une première tranche de 980 millions de dollars permettrait d’augmenter le volume du Jourdain avec 100 millions de mètres cubes d’eau par an. « Après des années d’études techniques, politiques et géologiques, le gouvernement jordanien donne son feu vert au projet », a précisé M. Nsour lors d’une conférence de presse.

Le canal de la Paix

Le projet d’un canal mer Morte/mer Rouge, connu comme le « canal de la Paix », prévoit de pomper de l’eau dans la mer Rouge à la hauteur du port jordanien d’Aqaba, pour la reverser grâce à un canal - en fait un réseau de canalisations en grande partie souterrain - dans la mer Morte. L’eau prélevée dans le golfe d’Aqaba ira d’abord vers les hauteurs où une usine hydroélectrique serait construite, l’énergie produite servant à alimenter la station de pompage située à Aqaba (Jordanie), ainsi que l’usine de désalinisation, tout en fournissant de l’électricité à la Jordanie, à Israël et à l’Autorité palestinienne.

Depuis les années 1960, Israéliens, Jordaniens, Libanais et Syriens détournent massivement l’eau du Jourdain, la source principale d’alimentation en eau de la mer Morte, en fonction de leurs besoins et sans concertation. A l’heure actuelle, le niveau de l’eau baisse de 1 m environ chaque année et la surface de la mer Morte est passée de 950 km2 à 637 km2. Si rien n’est fait pour y remédier, la mer Morte, le bassin d’eau la plus salée du monde située à 423 m en dessous du niveau des océans, disparaîtra d’ici à 2050.

La solution

Comme solution, les ingénieurs de la Banque mondiale ont peaufiné depuis longtemps un projet envisagé dès le milieu du XIXe siècle : profiter de la différence d’altitude de 423 m entre la mer Rouge et la mer Morte pour amener, par gravité et au moyen d’un canal de 180 km, l’eau de la première vers la seconde, à raison d’environ 2 milliards de mètres cubes par an. En augmentant les volumes d’eau disponibles pour le développement mutuel, grâce à de grands travaux entrepris en commun, il s’agit de « créer un symbole de coopération pacifique dans la région ». « C’est un exemple de coopération entre des dirigeants, qui ne voient pas toujours les choses de la même façon, mais qui peuvent s’entendre sur une question aussi vitale que l’eau », assure Saad Abu-Hamour, un haut responsable jordanien chargé des questions de l’eau.

Lancée en 1994, dans la foulée de l’accord de paix israélo-jordanien, par le premier ministre Yitzhak Rabin et le roi Hussein, l’idée de revigorer la mer Morte n’est pas nouvelle. Dans le courant des années 70, l’Etat hébreu avait en effet étudié la faisabilité d’un canal reliant la baie de Haïfa (mer Méditerranée) à la vallée du Jourdain, mais le projet avait été abandonné sans explications en 1985.

Plus récemment, en avril 2013, après des années d’études menées par le cabinet d’engineering français Coyne et Bellier, filiale de Tractebel, société de conseil du Groupe Suez, la Banque mondiale a rendu son verdict : l’opération est faisable, tant sur le plan technique, financier qu’environnemental. L’étude souligne qu’Israël, la Jordanie et l’Autorité palestinienne bénéficieront des retombées de l’ouvrage, lequel comprendrait une importante usine de désalinisation d’eau de mer d’une capacité de 850 millions de mètres cubes par an, une perspective particulièrement attrayante pour la Jordanie.

JPEG - 60.8 ko
Le "Plan Oasis" défendu par l’économiste américain Lyndon LaRouche dès 1975.

Lyndon LaRouche et le plan Oasis

Alors qu’en général, l’on attend qu’aboutisse d’abord un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens avant de proposer ensuite un programme de développement, depuis 1975, l’économiste américain Lyndon LaRouche à souligné qu’il fallait inverser cette approche peu fructueuse : c’est au contraire en proposant aux différents acteurs de la région une perspective de développement résultant d’une coopération mutuelle grâce à la réalisation de grands projets d’infrastructures que le cadre d’une paix durable peut voir le jour. Dès 1975, LaRouche, avec son plan Oasis, proposait un ensemble intégré de grands chantiers pour toute la région : réseaux ferroviaires et autoroutiers efficaces, canal de Suez modernisé, canal mers Morte/Méditerranée, canal mer Morte/mer Rouge, dessalement de l’eau de mer grâce à des complexes agro-industriels utilisant l’électricité et la chaleur industrielle fournie par des centrales nucléaires.

Bien que le chantier lancé par la Jordanie ne soit qu’une première étape dans ce qui doit devenir un plan d’ensemble, il a le mérite d’exister et de rompre avec le pessimisme ambiant.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • libertad • 04/09/2013 - 10:32

    " sur tel ou tel dirigeant trop récalcitrant aux exigences du monde occidental "
    on parle d’utilisation d’armes chimiques la ..... faut arreter le café pierrot le fou ...
    vous devenez nauseabond

    • bcb • 05/09/2013 - 12:22

      C’est sur que l’ Occident a l’air de se gêner pour en utiliser (Napalm, agent orange, armes à uranium appauvri...), vu que personne n’est assez fort militairement -ou inconscient-pour intervenir militairement en France ou aux Etats-Unis. Le droit à l’ingérence, c’est la loi du plus fort à dicter sa loi, un point c’est tout.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 03/09/2013 - 20:02

    si ce premier pas du développement pour certains pays de cette région pouvait stopper les envie-besoin de guerre des autres ................

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus

Dix ans après l’assassinat de Rabin

9 novembre 2005
Brèves
Dix ans après l’assassinat de Rabin

Hussein Askary : Un plan de développement révolutionnaire pour les proche et moyen-orient

5 décembre 2012
Conférence internationale de l’Institut Schiller
Flörsheim, Allemagne, 24-25 novembre 2012
Hussein Askary : Un plan de développement révolutionnaire pour les proche et moyen-orient

Solidarité & Progrès publie son Plan Roudaire-Paumier pour reverdir le Maghreb et le Sahara

3 novembre 2010
Brèves
Solidarité & Progrès publie son Plan Roudaire-Paumier pour reverdir le Maghreb et le Sahara

Hollande et la Syrie - Déclaration de Jacques Cheminade

30 août 2013
Orientation stratégique
Hollande et la Syrie - Déclaration de Jacques Cheminade

Transport fluvial et croissance de demain - entretien vidéo avec Michel Rocard

3 juillet 2016
Orientation stratégique
Transport fluvial et croissance de demain - entretien vidéo avec Michel Rocard

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard