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La « pompe à phynances » européenne s’emballe, insuffisant dit la City

La rédaction
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Hyperinflation de Weimar, 1923
Enfants jouant avec des piles de reichmarks allemands.

Le rédacteur-adjoint du Telegraph de Londres, Jeremy Warner, a pris sa plume pour demander le 7 juillet que l’on fasse marcher la « pompe à phynances » à une cadence encore plus élevée, dans un contexte où n’est « pas encore tout-à-fait dans une situation à la Kreditanstalt, l’effondrement bancaire autrichien de 1931 qui avait marqué le début de la Grande dépression »... mais on n’est pas loin !

Warner fait remarquer que l’avertissement sur résultats [1] de l’Austrian Erste Bank de la semaine dernière vient s’ajouter à l’insolvabilité plus tôt cette année d’une autre banque autrichienne, Hypo Alpe-Adria, la première banque européenne qui sera renflouée selon le principe du bail-in (aux dépens des épargnants) selon la nouvelle législation européenne.

Tout en reconnaissant que les « stress tests en cours » sur les banques européennes manquent de sérieux (« ridiculously mild » selon ses termes), Warner prétend qu’à ce point-ci ces derniers soubresauts bancaires « ne devraient probablement pas déclencher une répétition de la crise systémique globale ».

Comment prévenir le pire ? Très simple : pour Warner il suffit d’accélérer les injections de liquidités en faisant marcher la planche à billets. En premier lieur, il s’agit donc de s’assurer que le patron de la BCE mette rapidement en application sa promesse du 3 juillet de faire appel aux opérations de refinancement à plus long termes ciblées (TLTRO) [2]

Une première tranche de 400 milliards d’euros de TLTRO devrait être mise bientôt en circulation, et une deuxième tranche de 600 milliards en mars 2015, pour un total de 1000 milliards d’euros en moins d’un an. Comparés aux 85 milliards de dollars mensuels d’assouplissement non quantitatifs de la Réserve fédérale américaine, le rythme adopté par la BCE est un tiers plus rapide.

Ces liquidités ne sont pas destinées à être utilisées dans l’économie réelle, et encore moins à financer de grands projets d’infrastructures dont l’Europe a tant besoin, mais permettront à continuer à maquiller les bilans et de sauver les bulles spéculatives.

Et dire qu’Angela Merkel se permettait hier, lors d’une visite de trois jours en Chine, de sermonner ses hôtes contre « la croissance financée à crédit », affirmant qu’il « est préférable que de voir l’économie mondiale croître moins vite que d’être obligé à devoir compter sur des mesures d’endettement insouciantes » !

Quand à Jeremy Warner, comme la plupart des shootés de l’argent facile, il termine son article en disant que les injections de liquidités annoncées par Draghi restent totalement insuffisantes...


[1Le profit warning ou avertissement sur résultats sont les termes utilisés pour désigner l’avertissement émis par une entreprise pour alerter les actionnaires sur de mauvais résultats. Cela signifie que les prévisions et les objectifs préalablement fixés ont de grandes chances de ne pas être atteints et que le cours du titre associé à la société en question va inexorablement baisser. Le cours de bourse d’une entreprise dépend des prévisions de son chiffre d’affaire et du rendement éventuellement élevé qu’elle peut apporter. Les actionnaires risquent donc de ne pas retirer les profits escomptés de leur investissement.

[2Les opérations de refinancement à plus long terme ont lieu chaque dernier mercredi du mois et portent habituellement sur des échéances de 3 ou 6 mois. Le montant minimum est de 10 000 euro avec des tranches supplémentaires de 10 000. Elles se font par cession temporaire de titres détenus par les banques, qui peuvent soit les mettre en pension auprès de la BCE ou les offrir comme garanties contre des prêts de la BCE. Ces opérations sont, contrairement aux opérations principales de refinancement, plus accommodantes pour les banques, mais elles sont surtout moins transparentes en ce qui concerne la véritable politique monétaire de la BCE, cachant en réalité une politique hyperinflationniste.

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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