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La Russie répond aux accusations du Prince Charles

La rédaction
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Le 24 mai, le Prince Charles a comparé le comportement de Poutine en Ukraine à celui d’Adolphe Hitler. Interrogé à Saint-Pétersbourg, Poutine a proposé aux journalistes de relayer une réponse au Prince Charles et au Premier Ministre David Cameron :

Je n’ai pas entendu cette remarque. Si elle fut formulée, alors elle est inacceptable. Je pense qu’il s’en rend compte lui-même. C’est une personne bien élevée. Lui, comme d’autres membres de la famille royale, je le connais personnellement. Ce n’est pas un comportement Royal. Bien qu’au fur et à mesure que les années passent, je me sois habitué à toutes sortes de choses…

En bonus, la chaine de télévision russe en langue anglaise Russia Today, a publié un article du journaliste d’enquête britannique Tony Goesling sous le titre : « Le Prince Charles marque un point de plus pour la République ». Extraits :

Il y a une sacré dose d’irréalisme dans la tentative des conseillers en communication à vouloir prouver que le parallèle fait par le Prince Charles entre Poutine et Hitler n’était qu’une phrase prononcée lors d’une « conversation privée ».

Les paroles prononcées ne révèlent pas seulement à quel point le Prince et ses conseillers en relations publiques ont perdu tout contact avec la nation et le monde réel. Elles attirent les projecteurs sur les liens entre sa famille et les Nazis, et le bellicisme qui va avec.

Son père Philip, duc d’Edimbourg, ne fut-il pas éduqué pendant un moment en Allemagne Nazie ? D’ailleurs, les quatre sœurs de Philip se sont mariées à des officiers SS et trois d’entre elles (Sophie, Cecile et Margarita) ont adhéré au parti Nazi. Philip a reconnu avoir eu des ressentiments par rapport aux Juifs et avoir été jaloux de leur réussite. Le grand-oncle de Charles, l’ancien roi Edouard VIII, était un tel fervent de la croix gammée que les services secrets MI6 ont dû l’exiler aux Îles Bermudes tout au long de la Deuxième Guerre mondiale, afin d’empêcher que lui et sa femme, Mme Simpson, rejoignent Hitler en se rendant sur le continent occupé.

Charles lui-même a failli soutenir publiquement l’architecte-en-chef et ministre de l’Armement du IIIe, Reich Albert Speer, en embauchant l’adepte fervent de Speer, Léon Krier, en tant qu’architecte-en-chef de ses propres projets de construction dans le Duché de Cornwall. L’écrivain et cinéaste Jonathan Meades, dans son documentaire de 1994 « Jerry Building » vilipende Krier comme un digne représentant du système de Speer et souligne qu’aucune des créations de Speer, dont le stade de Nuremberg, n’aurait pu voir le jour sans l’emploi de la main d’œuvre esclave des camps de concentration à laquelle il avait fait appel.

George V, l’arrière-grand-père de Charles, fut un des « grands » architectes de la Première Guerre mondiale, la guerre dite « des cousins », quatre années de boucherie commencées exactement il y a un siècle. Avec deux autres cousins de la famille de Saxe-Cobourg, les sujets de George V se sont entre-tués dans la guerre des tranchées, avec les infortunés envoyés par l’Empereur Guillaume II d’Allemagne et ceux de Nicolas II de Russie, laissant, en 1918, quelque dix millions de morts sans but apparent.

Lorsqu’en 1917, des soldats malpolis soulignaient que les bombardiers de la branche allemande de la famille de sa Majesté provoquaient leur mort, le Roi George V annonça sans sourciller que son surnom serait désormais Windsor, et non plus Saxe-Cobourg Gotha.

(…) Aujourd’hui, en dépit de leur opposition aux Nazis lors de la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement de sa Majesté ainsi que les Forces armés, qui font tous allégeance à la Reine, soutiennent la plupart des dictateurs et des despotes de la planète. Qu’il s’agisse du Président Mahinda Rajapaksa au Sri Lanka, qui massacré 40 000 Tamouls innocents, ou du régime brutal du Roi Abdullah d’Arabie Saoudite, qui continue à pratiquer les décapitations. La langue de Charles s’agite toujours contre les dirigeants mondiaux qu’Amnesty International juge malfaisants, mais il cherche toujours à faire plus d’argent avec eux, par la vente d’immobilier ou le trafic d’armes. (…)

Ne mentionnez pas Diana !

Ceux qui se sont rendus à la résidence secondaire de Charles, Highgrove House à Gloucestershire, sont frappés de constater à quel point toute trace de Diana est absente, y compris dans la boutique des souvenirs où elles rapporteraient sans doute pas mal d’argent. Bien que les princes William et Harry ont passé ici un bon moment de leur enfance, le nom, l’image et la mémoire de leur mère ont été complètement effacés.

(…) Après l’affaire de Charles avec Camilla et le divorce qui s’en est suivi, Diana est devenue « un problème » pour Charles et la Reine. D’après l’enquête du journaliste australien John Morgan, ces derniers ont créé le « Way Ahead Group » (WAG) pour gérer le triple problème posé par Diana.

D’abord, sa campagne contre les mines anti-personnel menaçait les profits des producteurs d’armes aussi bien en Angleterre qu’en France. Ensuite, elle agita la presse britannique avec brio pour s’ériger en personnalité de premier plan, et enfin les réunions du WAG devenaient pressantes car elle était sur le point d’annoncer ses fiançailles avec Dodi Al Fayed, signifiant que William et Harry allaient se retrouver avec un beau-père musulman.

Dans « La connexion Londres-Paris, l’assassinat de la Princesse Diana », John Morgan affirme que les enquêtes officielles permettent de croire que la Reine et le Prince Charles auraient fait savoir aux services secrets, notamment au MI6, que si Diana succombait à « un accident », personne au Palais s’en inquiéterait.

Le documentaire « Unlawful Killing » de Keith Allen en 2011, qui examine les faits une décennie après l’événement, prouve de façon incontestable que sa mort n’était pas un accident. Mais le film n’est jamais passé sur les chaînes de télévision et a été banni des salles par des avocats de la Royauté. Le public anglais ne le verra sans doute jamais.

(…) En dehors de son petit cercle d’adorateurs, les remarques inélégantes de Charles ne convaincront pas grand monde ici en Angleterre. A part le mépris profond pour les 25 millions de morts soviétiques lors de la Deuxième Guerre mondiale, elles marquent malgré tout un pas de plus vers une guerre nucléaire en Europe. Les dirigeants des partis politiques ont également refusé de noter le soutien apporté par le gouvernement de Charles et son armée au gouvernement post-coup d’État à Kiev, et aux éléments de « Secteur droit » qui exhibent fièrement sur les murs de Kiev des photos de Nazis tel que le criminel de guerre Stepan Bandera.

Charles ne comprend pas, alors que sa mère semble l’avoir compris, qu’il ne peut pas faire figure de chef d’Etat et en même temps apparaître comme un homme politique. Les remarques de Charles ont suscité le mépris en Angleterre et à l’étranger. L’ironie de l’histoire – car l’homme, en tant que descendant de Vlad l’empaleur, se vante de ces origines qui remonteraient jusqu’à Dracula en Transylvanie – est que ses remarques représentent un clou de plus dans le cercueil de la Monarchie britannique.

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  • Lili adriana • 30/05/2014 - 22:54

    Je viens de voir une émission sur les torture, la corruption , les emprisonnements arbitraires, en russie . Poutine remet au goût du jour la politique de Staline. J’ai vu cette émission ce soir a 20h40 sur LCP. Monstrueux, insoutenable. Ce qui se passe en russie est loin des droits de l’homme . . L’émission : Russie au cœur du Goulag moderne ’ c .est a la limite du supportable. Battus à mort en prison, rackettes.... La honte pour le gouvernement Poutine . Édifiant !!!!

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  • gdfontaines • 30/05/2014 - 20:15

    L’empire étend désormais ses tentacules aussi loin que possible et ne recule devant rien. La British Connection s’est toujours parfumé aux trafics en tout genre mais désormais cette perfide ne le cache même plus : http://www.challenges.fr/economie/20140530.CHA4436/la-drogue-et-la-prostitution-ajouteront-12-milliards-au-pib-du-royaume-uni.html. Ainsi trônerait en son sein, non pas une catin mais sans doute aucun, une mère maquerelle ?

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  • petite souris • 30/05/2014 - 19:52

    .........tous ceux qui soutiennent ou agissent pour le bénéfice de l’empire financier britannique cautionnent donc toutes ces idées et comportement !
    la France est les français sont donc très très mal barrés !!!!!!!!!!!!!

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

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