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Le mémorandum qui peut faire tomber le fossoyeur de Glass-Steagall

La rédaction
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Le journaliste d’enquête américain Greg Palast vient de révéler un mémorandum confidentiel de 1997 adressé par le sous-secrétaire au Trésor de l’époque, Tim Geithner, à son secrétaire-adjoint, Larry Summers.

Non sans raison, Palast accuse le gouvernement américain de l’époque de s’être directement associé aux banques dans un lobbying en faveur du Financial Services Agreement (FSA), un accord de l’OMC permettant d’imposer du jour au lendemain à 156 pays d’ouvrir leurs marchés aux produits dérivés que J.P. Morgan venait d’inventer et dont l’extrême nocivité a été mise en lumière par la crise de 2008-2009.

Signé le 13 décembre 1997 à Genève, l’accord prévoyait en effet la libéralisation des « activités internationales des banques, assurances et firmes de courtage dans 95% d’un marché mondial se chiffrant à environ 30 000 milliards de dollars ».

Ce qui choque dans ce mémorandum, c’est le fait que Tim Geithner, qui fut le secrétaire au Trésor de Barack Obama jusqu’en janvier 2013, y conseille sans ambages Larry Summers de se mettre en contact téléphonique avec les PDG des cinq plus grandes institutions financières du pays [banques commerciales et d’investissement] pour coordonner l’assaut à la régulation. Geithner lui fournit même les numéros de téléphone de leurs lignes directes.

Ainsi, ce mémo confirme les pires soupçons. Geithner et Summers ont agi en collusion directe avec les grandes banques de la City et de Wall Street pour déréguler la finance mondiale et abroger la loi de séparation bancaire Glass-Steagall aux Etats-Unis, et tout ce qui y ressemblait dans le monde.

Il est de notoriété publique que Larry Summers, de concert avec Alan Greenspan, un directeur de J.P. Morgan à l’époque grand patron de la Réserve fédérale, a joué un rôle clé dans l’abrogation de la loi sous Clinton en 1999.

Pour le récompenser, en 2009, Barack Obama n’avait pas hésité à faire de Summers son principal conseiller économique en charge du plan général de relance économique, un plan présenté alors comme l’équivalent du New Deal de Roosevelt mais dont plus personne ne se souvient aujourd’hui.

Le mémorandum révélé par Palast apparaît au moment où Obama entend nommer Summers au poste de président de la Réserve fédérale, afin de succéder à Ben Bernanke dont le mandat vient à échéance d’ici quelques mois.

La publication du contenu de ce mémorandum vient donc à point nommé, c’est-à-dire au moment où la campagne conduite par le mouvement politique de Lyndon LaRouche en faveur du rétablissement de Glass-Steagall obtient un niveau de soutien sans précédent.

Extrait :

Département du Trésor
Washington D.C.
Sous-secrétaire

24 novembre 1997

Mémorandum pour le secrétaire-adjoint Summers

De : Timothy F. Geithner, sous-secrétaire (Affaires internationales)
Sujet : Négociations de l’OMC sur les services financiers : consultations avec l’industrie [bancaire]

Alors que nous entrons dans la dernière ligne droite des négociations à l’OMC sur le commerce des services, je pense que ce serait une bonne idée pour vous d’en toucher un mot avec les PDG des principales banques et sociétés boursières qui ont suivi de près les négociations.

Je suggère que vous contactiez, par voie téléphonique, les sociétés suivantes, une à une :

Banques
Bank of America : David Coulter, (415) 622-2255
Citibank : John Reed, (212) 559-2732
Chase Manhattan : Walter Shipley, (212) 270-1380

Sociétés boursières
Goldman Sachs : Jon Corzine, (212) 902-8281
Merrill Lynch : David Kamanski, (212) 449-6868

Ces firmes, ainsi que d’autres, participent au dénommé « Groupe de direction financière » [Financial Leaders Group, FLG], composé de membres clé de l’industrie [financière] américaine et européenne concernés par les pourparlers de l’OMC [Organisation mondiale du commerce]. Le FLG a proposé une liste de barrières tarifaires devant être discutées au cours des négociations, et a envoyé des représentants à plusieurs sessions de négociations à Genève. J’ai contacté les représentants de ces sociétés au niveau opérationnel (c’est-à-dire Tom Dawson chez Merrill) pour les conseiller en vue de votre appel téléphonique à venir.

L’évaluation de l’industrie concernant les chances de succès en décembre peuvent être décrites comme relevant d’un optimisme prudent. Étant donné que des offres formelles de plusieurs marchés cible n’ont pas été soumises, les sociétés sont réticentes à partager leur point de vue. Cependant, je crois que l’industrie boursière [les sociétés boursières, de courtage et banques d’investissement] sont généralement satisfaites des grandes lignes du projet.

(...)

Notre équipe doit partir pour la session de négociations finale de Genève après Thanksgiving. J’entends rejoindre l’équipe – et Jeff Lang – pour la conclusion des pourparlers du 10 au 12 décembre.

(Traduction : B. Chalifoux)

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  • petite souris • 28/08/2013 - 21:55

    ce qui est clair et net c’est que Tim Geither fera tout pour empêcher le Glass-Steagall act d’exister à nouveau puisqu’il a tout fait pour l’abroger ...............
    ah ! les magouilles ! ..........

    Répondre à ce message

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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