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Le secret de la croissance chinoise : la séparation bancaire

La rédaction
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Malgré toutes les incantations des prévisionnistes occidentaux, le produit intérieur brut de la Chine a enregistré une croissance de 6,9 % sur un an au deuxième trimestre 2017, chiffre identique à celui du premier trimestre.

Du côté occidental, au contraire, les économies, sous perfusion des banques centrales depuis la crise de 2008, n’arrivent pas à décoller. On serait revenus au plein emploi, nous dit-on. Seulement, celui-ci est tellement précaire, qu’il est incapable de tirer l’économie de l’avant. Quelles sont les raisons de ces deux tendances ?

Au cours de la dernière décennie, les banques chinoises ont généré pour quelque 10000 milliards de dollars de crédit. Au cours de la même période, les institutions financières de la zone transatlantique plus le Japon ont émis pour plus de 15 000 milliards de dollars en « assouplissement quantitatif ».

Or, alors que le crédit émis par la Chine était investi dans des activités productives, l’argent occidental a servi à nourrir exclusivement la bulle spéculative, qui s’est à nouveau développée suite au krach de 2008.

La Chine est devenue la locomotive de l’économie mondiale, ses crédits permettant de financer l’initiative « Une Ceinture, une Route » (Nouvelles Routes de la soie terrestre et maritime) avec la construction d’infrastructures modernes, des projets scientifiques ambitieux dans le domaine de l’espace, de la fusion nucléaire, etc.

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Nouvelle Solidarité N°18, 2016 - Pour s’abonner cliquez ici.

Pendant ce temps, l’industrie en Occident s’effondre, les infrastructures sont décrépites, la pauvreté progresse et le chômage persiste, tandis que de nombreux projets de recherche scientifique sont abandonnés.

Ce paradoxe s’explique par le fait que les banques chinoises fonctionnent selon le principe régulateur de la séparation bancaire de type Glass-Steagall, alors que les banques occidentales sont déréglementées et organisées sur le modèle de « banque universelle ».

Ironiquement, alors même que les États-Unis démantelaient les dispositions de la loi Glass-Steagall, la Chine introduisait de son côté ce même règlement, qu’elle a gardé depuis en dépit de pressions dans le sens contraire.

Comme le fait remarquer le 5 avril 2016 le Financial Times, en vertu de la Loi bancaire chinoise de 1995, les banques commerciales (publiques ou privées) n’ont pas le droit « de souscrire à des introductions en Bourse ou de faire fonction de courtier en Bourse, les deux plus grandes sources de revenus pour les sociétés financières ».

En 2003-2004, puis à nouveau en 2015 lorsque les profits bancaires reculaient, en Chine, certains lobbies ont tenté de faire tomber le mur de séparation, en faveur du modèle de « banque universelle », mais les autorités ont résisté. La croissance économique a même augmenté après chaque décision de maintenir une séparation stricte. Certes, il existe des bulles dans l’économie chinoise mais les banques commerciales sont largement protégées contre les soubresauts d’une crise dans le secteur financier.

Une conséquence de cette politique, c’est que les banques commerciales chinoises sont beaucoup plus engagées proportionnellement dans des prêts à l’économie réelle et aux entreprises que les méga-banques américaines et européennes.

Les activités de marché qui représentaient 50 à 60 % du total en 2015 pour HSBC, JPMorgan Chase, Deutsche Bank, et Citibank, étaient inférieurs à 20 % pour la Banque de Chine, la Banque chinoise de Construction, la Banque agricole de Chine, et à 30 % pour la Banque Commerciale et Industrielle de Chine.

Et malgré leur part énorme du crédit à l’échelle mondiale, les banques commerciales chinoises ont une exposition aux produits dérivés qui est inférieure à 3 % du total détenu par les grandes banques du monde.

Le moment est donc venu de nous mobiliser pleinement pour une séparation stricte et patrimoniale des banques, préalable à toute sortie de crise. Rejoignez dès aujourd’hui la mobilisation citoyenne pour la « moralisation de la vie bancaire » en signant la pétition et en soutenant notre proposition de projet de loi. Une occasion rêvée pour interpeller vos élus !

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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