X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

Les astronautes chinois étendent l’esprit des BRICS à l’espace

JPEG - 103.8 ko
Crédit : Agence Xinhua

Confirmant la montée de l’Asie dans la communauté spatiale mondiale, l’astronaute japonais Soichi Noguchi est devenu le 15 septembre le premier asiatique à avoir été élu à la tête de l’Association des explorateurs de l’espace (ASE), dans le cadre de son 27e Congrès annuel qui vient d’avoir lieu du 10 au 15 septembre à Beijing.

L’ASE a été fondée en 1985, à Cernay, en France, et compte aujourd’hui 395 astronautes, cosmonautes et taïkonautes de 35 pays. Ils ont tous pour point commun d’avoir complété au moins une mission dans l’espace, puisque c’est la principale condition pour pouvoir adhérer à l’association. L’ASE, qui est sans but lucratif et qui se veut apolitique, est divisée en quatre branches : Etats-Unis, Russie, Europe et Asie.

Lors d’une conférence de presse suivant son élection, Noguchi a déclaré que l’ASE allait justement œuvrer « pour que la Chine soit incluse dans l’effort international de coopération et qu’elle amorcerait le dialogue à la première opportunité ». L’astronaute américain Andy Turnage, secrétaire-général du comité exécutif international de l’ASE, a déclaré que la Chine était un acteur « sérieux et enthousiaste » dans le domaine de l’exploration habitée de l’espace et que les membres de l’association devraient encourager leurs gouvernements respectifs à travailler avec elle.

Rappelons que la Chine, qui accueillait le Congrès annuel de l’ASE pour la première fois, s’est engagée dans un programme spatial habité seulement depuis le 21 septembre 1992, suite à une décision du Bureau politique du Comité central du Parti communiste. Ceci fait d’elle une puissance spatiale relativement nouvelle et explique pourquoi elle s’est souvent vue obligée de conduire ses efforts de manière indépendante, à l’exception de l’aide considérable apportée par la Russie, dans un domaine où la coopération et le transfert de technologies ne font pas partie des habitudes. La décision du Congrès américain d’interdire depuis 2011 toute coopération officielle entre la NASA et les scientifiques et responsables chinois en est une bonne illustration ; ce qui explique que la trentaine d’astronautes actifs ou à la retraite de la NASA qui se sont rendus au Congrès l’ont fait à titre privé et non pas dans leurs capacités officielles. Répondant à une question sur cette interdiction qui reste toujours en vigueur, Turnage a déclaré que la « politique américaine à l’égard de la Chine n’est pas utile dans l’espace » et qu’il faut « aller au-delà de la politique et amorcer un mouvement vers les technologies et une attitude coopérative ».

Les responsables du programme spatial chinois ont stipulé à plusieurs reprises depuis deux ans que leur pays entendait bien ouvrir ses portes à la coopération internationale, en particulier dans le cadre de sa future station spatiale, qui doit être lancée en 2022. Comme l’a encore indiqué Yang Liwei [1] à l’ouverture du Congrès de l’ASE, « en plus d’une collaboration dans des expériences appliquées, des adaptateurs ont également été prévus [sur la future station spatiale] pour que puissent s’y amarrer les vaisseaux d’autres pays. Nous allons partager notre savoir, notre expérience et nos réussites dans les activités spatiales avec d’autres pays, surtout avec les pays en voie de développement. »

Ici comme dans d’autres domaines (notamment le nucléaire et l’infrastructure), la Chine a dû se battre pour aller de l’avant et elle entend mettre fin à l’apartheid technologique imposé depuis trente ans par les élites occidentales aux pays en voie de développement, sous des prétextes militaires, environnementaux ou financiers. Avec sa politique ambitieuse de vols habités, la Chine cherche à étendre l’esprit des BRICS à l’espace et à créer les conditions d’un risorgimento [2] de l’exploration spatiale, grâce à une politique de coopération « inclusive » respectant la souveraineté des pays partenaires et leur droit au savoir scientifique.

Il ne fait d’ailleurs aucun doute, comme l’a noté l’astronaute canadien Chris Hadfield, que l’objectif à long terme des Chinois est de se rendre sur la Lune ; pas pour y planter un drapeau et revenir sur Terre sans plus y retourner, mais pour faire de l’industrialisation de la Lune un objectif commun de toute l’humanité.

A lire : La Chine dévoile la feuille de route de son programme spatial


[1Yang Liwei est le premier astronaute chinois à s’être rendu dans l’espace en 2003, et est aujourd’hui le directeur-adjoint de l’Agence spatiale chinoise pour les vols habités.

[2Risorgimento : mouvement philosophique, politique et culturel pour la réunification de l’Italie à partir des années 1850, face à la domination de l’Empire austro-hongrois sur une grande partie du pays.

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Face au système translatlantique, les BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – ont décidé de poser les bases d’un autre monde : politique de développement économique mutuel, nouveau système monétaire international pour nourrir la croissance, économies physiques tirées par la recherche scientifique.

En savoir plus

Si le monde est réduit aux seules énergies renouvelables, qui par leur faible densité et leur caractère intermittent permettent de produire beaucoup moins que les combustibles fossiles et le nucléaire, la capacité d’accueil de la Terre se réduira brutalement à un milliard d’êtres humains !

En savoir plus

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard