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Detroit : les emprunts toxiques m’ont tuer !

La rédaction

Le Wall Street Journal explique aujourd’hui comment plusieurs grandes banques européennes, dont Dexia (encore elle !) et la banque suisse UBS, se sont brûlé les doigts avec la banqueroute de la ville de Détroit, après spéculé à tout va sur les difficultés de la ville dès 2005. Les Echos ajoutent que la Société Générale (encore elle !), serait également de la partie.

Pour les vautours de la finance, là où il y a une dette, il y a de l’argent à faire. Ces banques se sont précipitées comme des papillons sur 1,4 milliards de dollars d’obligations offrant des rendements lucratifs, en raison des difficultés que rencontrait la ville à honorer ses obligations à l’égard de ses employés. Ces bonds de participation, comme ils étaient officiellement appelés, devaient accorder un peu de marge de manœuvre à la ville pour les 20 prochaines années, en échange d’une modeste commission de 827 millions de dollars en intérêts, selon un prospectus de l’époque.

La ville se voyait également « protégée » contre d’éventuelles hausses de taux d’intérêt en vertu d’accords de swap de taux avec les banques, ajoutant ainsi une couche supplémentaire de paris (et d’honoraires et commissions) sur les dettes.

Le quotidien cite le professeur d’université américaine, William Mahnic, qui prévient que de nombreuses situations similaires vont émerger dans un avenir proche, « impliquant des banques qui se sont agressivement lancées dans des opérations lucratives mais ultimement risquées ».

Le Comité d’action politique de l’économiste américain Lyndon LaRouche (LPAC) compte bien faire du drame de Detroit un exemple pédagogique pour démontrer ce qui arrivera à l’ensemble des pays de la zone transatlantique si une réforme bancaire du type Glass-Steagall n’est pas rapidement adoptée, séparant les banques commerciales de façon stricte des banques d’affaires spéculatives. Bill Roberts, l’ancien candidat du LPAC aux primaires démocrates du Michigan (avec 41% des suffrages) qui démarche actuellement les membres du Congrès à Washington D.C. a fait la déclaration suivante :

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Détroit est trop grande pour faire faillite !

Ecrasons Wall Street, pas le peuple américain

par Bill Roberts, LPAC

Lors d’une conférence sur internet le 19 juillet, Lyndon LaRouche a prévenu que si nous ne réussissions pas à forcer le Congrès à ré-instaurer la loi Glass-Steagall, que nous pourrons faire nos adieux à notre pays. Les banques du système financier trans-atlantique se mettront simplement en cessation de paiement à l’égard de leur débiteurs, et une majeure partie de la population en Europe et aux Etats-Unis sera tout simplement laissée dans la rue en train de mourir de faim.

La preuve irréfutable de la justesse des avertissements de LaRouche peut être constatée par la situation dans laquelle se trouve la ville de Détroit. La semaine dernière, le gestionnaire financier temporaire Kevyn Orr a placé la ville de Détroit sous protection judiciaire en vertu du chapitre 9 de la loi sur les faillites, faisant d’elle la plus grande ville en redressement judiciaire dans l’histoire des Etats-Unis.

Tandis que les banques trop grosses pour sombrer se sont vues accorder un traitement de faveur par Orr, leur permettant de toucher 80 % de la valeur de la prime de sortie des emprunts toxiques, les fonds de pension des travailleurs municipaux seront presque entièrement éliminés. Puisque municipalités et travailleurs n’ont pas l’obligation de cotiser, en vertu de la loi fédérale, ils ne toucheront par conséquent aucune allocation de la caisse nationale des retraites (Social Security). Avec ce qui vient d’être décidé, une cessation de paiement sur les fonds de pension des employés municipaux mettra un terme à leur unique ressource.

Il y a presque un an, dans une audition devant le Conseil de la ville de Détroit, j’avais prévenu que ce dernier devait exiger et se battre pour la ré-instauration de Glass-Steagall, sinon sa population serait sacrifiée au bénéfice des mêmes banques qui ont organisé la plus grande escroquerie de l’histoire : les manipulations du taux interbancaire LIBOR aux dépens des villes et des entreprises de service public, leur soutirant des milliards de dollars. Mon conseil n’a pas été suivi, et Détroit a été soumise à une dictature financière, tout comme des pays comme la Grèce et l’Espagne, sur les ordres de la Troïka UE-BCE-FMI.

Ceci est le même type de politique de renflouement ouvertement fasciste prescrite sous le Titre II de la Loi Dodd-Franck de 2010 sur la réforme bancaire, qui crée une autorité sous laquelle les banques d’importance systémique peuvent entreprendre le pillage des comptes des épargnants selon le modèle chypriote.

Ceci reflète également ce que J.P. Morgan a ouvertement décrit dans une récente note de 16 pages, se félicitant du fait que la moitié du chemin avait déjà été parcouru vers une dictature des banquiers sur l’Europe, et que le seul obstacle à éliminer était les constitutions anti-fascistes et pro-démocratiques en place dans certains pays européens.

Cette tentative par Orr et le gouverneur du Michigan Rick Snyder de renier les obligations à l’égard des retraités a déjà été reconnue comme une violation de la Constitution du Michigan, qui garantit l’inviolabilité des accords de pension publiques sous la loi de l’Etat.

Il est encore plus pertinent d’affirmer que cette action constitue un crime fasciste de la part de Wall Street contre le peuple américain et la Constitution de notre pays, et n’est que l’exemple le plus extrême des crimes similaires commis par Wall Street et l’Empire britannique dans tous les Etats de l’Union.

L’ironie est bien sûr que Détroit, la ville dont les usines et la main d’œuvre ont été les plus impliquées dans la production du matériel nécessaire dans la guerre contre les forces fascistes au cours des années 40 en Europe, est aujourd’hui sous l’emprise d’une dictature fasciste. L’une des principales cibles d’Hitler pour les bombardements était Détroit, et maintenant son souhait est en voie de se réaliser.

Ce qui est en train d’être fait à Détroit est ce qui sera plus généralement fait au peuple américain si cette dictature n’est pas immédiatement terrassée. Le Congrès doit agir maintenant pour mettre ces intérêts orduriers en faillite, avant qu’il ne soit trop tard !

Au cours des deux prochaines semaines, le Comité de politique nationale du Comité d’action politique de LaRouche (LPAC) compte intensifier ses efforts dans les corridors et les bureaux du Congrès, afin de contrer la faction ennemie responsable de cette politique et d’obtenir une percée dans la lutte pour ré-instaurer Glass-Steagall. Ceci est le point tournant qui permettra de détruire Wall Street et d’organiser une reprise économique plus vaste.

Le site larouchepac.com braquera les projecteurs sur les crimes commis par Wall Street dans tous les Etats de l’Union, afin de débusquer les traîtres et de forcer le Congrès à prendre position en faveur du peuple américain, et contre cette volonté de génocide délibéré.

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  • petite souris • 27/07/2013 - 18:30

    Detroit : 1° ville en faillite
    Combien de villes doivent être en faillite avant de changer de système ?
    Ils s’en fichent ........
    Seules les banques les intéressent
    Mais lorsque les gens mourront dans la rue, qui va par son travail renflouer les banques ?
    Donc, ils se tirent une balle dans le pied en permanence ! sont super résistants les banksters !!!!!
    La résistance des idées restera au delà des morts ... ce qu’ils refusent d’admettre

    Répondre à ce message

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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