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Les Britanniques repartent en guerre contre la PAC

Vendredi 28 novembre, les 27 ministres de l’Agriculture de l’Union européenne se sont réunis à Bruxelles pour débattre de la « réforme », prévue pour 2013, de la Politique agricole commune (PAC).

A la veille de la rencontre, des milliers d’agriculteurs protestèrent à Bruxelles en défense de la PAC. Des producteurs de tabac de France, de Pologne, de Grèce et d’Espagne participèrent.

Les réformes poussées par le commissaire européen à l’Agriculture, Mariann Fischer Boel, visent essentiellement à donner encore plus la priorité au développement rural et l’environnement aux dépens de la production. Sous des pressions toujours plus fortes de la part des libre-échangistes débridés au sein de l’UE, le mécanisme des aides directes à la production semble condamné à disparaître.

Le ministre français de l’Agriculture, Michel Barnier, qui présidait la réunion, a pu rallier 24 des 27 Etats-membres de l’UE en soutien d’une déclaration de principe pour le maintien de la PAC au-delà de 2013 et la nécessité d’une PAC « ambitieuse ».

Quant à eux, les Britanniques et les Suédois estiment que « trop d’argent » est dépensé pour la PAC, alors que la Lettonie a rejeté la proposition pour d’autres raisons. En fait, la PAC représente 40% du budget de l’UE dont elle constitue la seule politique véritablement commune. Pourtant, seuls les fous penseraient croire que payer 100 euros par an et par habitant est « trop cher » pour assurer la sécurité alimentaire des européens au moment où le monde est en grave crise écomique et alimentaire.

Dans une colonne publiée par le site internet Project Syndicate, « L’Europe et la crise alimentaire mondiale », Barnier souligne une fois de plus le besoin de régulation en matière d’agriculture et de nourriture : « Une plus grande libéralisation du commerce agricole ne garantira pas la sécurité alimentaire. Face à la nature erratique des marchés agricoles, une réglementation est nécessaire pour amortir la volatilité des prix des denrées alimentaires pour les pays les plus pauvres. Cela ne signifie pas pour autant que le protectionnisme est la voie à suivre, mais seulement que prendre en compte des questions spécifiques affectant le commerce agricole international – conditions climatiques, volatilité des prix, risques sanitaires – peut être parfois nécessaire. »

« Mais dans un monde où les différences de productivité peuvent être de l’ordre du 1 pour 1000, il serait peu raisonnable de compter uniquement sur les marchés pour permettre aux pays les moins avancés de développer leur économie. Il n’est pas non plus réaliste de s’attendre à une expansion économique résultant d’une concurrence entre distributeurs et producteurs multinationaux dans des pays où rode encore la famine. »

« Mais rassembler l’expertise extérieure et les compétences locales concernant la géographie et les contraintes environnementales et économiques, de manière à répartir les risques et partager la gestion des ressources et des projets, est une démarche bien plus à même d’aider les pays les plus pauvres à obtenir leur indépendance alimentaire. C’est cette approche qui a permis, en moins de 20 ans, à l’Europe d’après-guerre d’établir sa souveraineté alimentaire. Les pays, comme l’Inde et le Vietnam, qui ont choisi de protéger le développement de leur agriculture des aléas du marché ont obtenu une réduction substantielle de la pauvreté dans les zones rurales. »

« Le temps est venu de donner la priorité à l’agriculture, de manière à assurer une croissance avec un visage plus humain. Au coeur de l’Union européenne, la France souhaite jouer son rôle dans un effort collectif qui devient rapidement un sujet de préoccupation pour nous tous. »

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  • Thierry JEANNE • 06/12/2008 - 14:03

    Je trouve votre position incomplète :

    La PAC tue : les exportations agricoles européennes (sur suvbentionnées) en Afrique par exemple disqualifient les petits producteurs, entrainant leur exode rural et leur empilement dans des bidonvilles.
    La PAC tue : le potentiel hydraulique par les pollutions aux insecticides chlorés, la bio diversité, les humains par les effets de la pollution né du choix d’une agriculture intensive.
    La PAC (en tout cas en France), va surtout aux très grandes exploitations et ne fait rien pour l’agriculture locale, respectueuse des circuits courts, économe en hydrocarbures et en polluants. Elle ne fait rien non plus pour rendre à la Nature sa capacité productive bousillée par un court termisme suicidaire.

    Il est possible d’arriver à une auto suffisance alimentaire sans passer par le productivisme agricole et l’épuisement des ressources naturelles. Il y suffisamment de penseurs pour donner des pistes concrètes à cet embasement de la vie humaine dans un ordre et une organisation productive respectueuse des lois de la Nature (cf René PASSET, Pierre RABHI pour ne citer que des français).

    En tout cas, merci encore pour votre éclairage inhabituel de l’actualité. Merci pour vos prises de positions courageuses et hors langue de bois où vos nommez les ennemis des démocrates et dites clairement qui sont les tireurs de ficelles (Nobody dare to call it a conspiracy).

    Thierry JEANNE

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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