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Libérons l’Afrique de la « curatelle » du franc CFA !

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La France est (...) le seul pays au monde à avoir réussi l’extraordinaire exploit de faire circuler sa monnaie et rien que sa monnaie, dans des pays politiquement libres.

(Joseph Tchundjang Pouemi dans Monnaie, servitude et liberté. La répression monétaire de l’Afrique, 1979)

Le saviez-vous ? La France fabrique et contrôle la monnaie de presque 180 millions d’habitants sur cette planète ! Cela s’appelle la zone franc CFA, du nom de la monnaie qui circule dans quatorze pays d’Afrique via :

  • l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) avec sa banque, la BCEAO, où sont représentés huit pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) ;
  • la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) avec sa banque, la BCEAC, qui rassemble six pays (Cameroun, République centrafricaine, Congo Brazzaville, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad.)

Tous ces pays sont purement et simplement sous curatelle ! Ils ne maîtrisent ni leur déficit, ni leurs dépenses, ni leur budget, ni leur crédit public. Le curateur ? Le Trésor public français…

La France dispose d’un droit de veto statutaire au sein de ces banques centrales, et garantit en échange la convertibilité du franc CFA en euro. Le Trésor public français exige aussi que 50 % des réserves du franc CFA soient déposées sur ses comptes. Le taux de change est fixe : 1 euro = 655, 957 FCFA.

Pour chaque franc CFA qu’elles créent, les banques centrales d’Afrique doivent avoir en réserve, auprès du Trésor à Paris, 20 % de cette somme sous forme de devises. Or ces réserves tournent en réalité autour de 80 %. Autant d’argent qui ne sert donc pas à financer des investissements structurants dans la zone CFA.

De plus, sans crédit bancaire, pas de décollage économique. Or, la part du crédit dans les pays de la zone FCFA ne dépasse pas 25 % du PIB, contre 100 % en zone euro, ce qui s’explique essentiellement par le niveau de fixité de la parité de change entre les deux monnaies. Autre conséquence, la part des échanges entre les économies de l’UEMOA est de 10 à 15 %, alors qu’en Europe les échanges intracommunautaires représentent 60 %.

Comme l’a rappelé Martial Ze Belinga [1], Napoléon III avait créé en 1853 la Banque du Sénégal, dont le capital, entièrement détenu par des colons français, provenait pour partie des dédommagements consentis par l’Etat aux propriétaires français d’esclaves, après l’abolition de l’esclavage en 1848. Dissoute en 1901, celle-ci renaît sous le nom de Banque de l’Afrique occidentale qui, à son tour, donnera naissance en 1959 à la BCEAO et à la BCEAC. C’est dire que la France est présente depuis au moins 160 ans dans l’espace monétaire africain.

Le système franc CFA, né formellement en 1945 – le sigle FCFA signifiait « franc des colonies françaises d’Afrique » – a été mis en place par la France en vue, avant tout, de contrôler les systèmes économiques et les ressources de ses anciennes colonies. La réunion des ministres des Finances de la zone franc CFA a d’ailleurs lieu tous les ans… à Paris.

La BCEAO et la BCEAC font chaque année un exercice de programmation monétaire, fixant les réserves de change nécessaires pour obéir à leur hypothèse de base : éviter toute dévaluation du franc CFA vis-à-vis de l’euro. Ainsi, les importations se trouvent favorisées au détriment des productions nationales ! Accroître les crédits ouvre alors les vannes aux importations, la zone CFA ne peut pas produire ce que les gens consomment et le chômage de masse des jeunes devient la variable d’ajustement au profit des possédants « compradors ». Quand on sait que le président de la BCEAO touche 30 000 euros par mois…

La France, et l’Europe ont donc, disons-le clairement, une politique officielle d’esclavage monétaire en Afrique, en s’appuyant sur des dirigeants complices, à laquelle il faut mettre fin immédiatement.

Cinq des pays les plus pauvres du monde sont dans la zone CFA ! Quant aux neuf autres, ils sont pour la plupart sur la liste dite des « pays pauvres très endettés », qui suivent depuis 1940 la politique volontaire de non développement du FMI, surnommé là-bas le « Fonds de misère instantanée » !

Enterrons le consensus de Washington, cette doctrine ultralibérale qui impose une politique d’exportation des matières premières et d’importation de produits alimentaires au nom de la compétitivité internationale. Opposons-lui une politique de développement mutuel au sein de la zone franc autour de projets communs : grande muraille verte de Dakar à Djibouti pour arrêter la désertification, projet Transaqua pour revitaliser le lac Tchad, Africarail étendu pour le désenclavement et le commerce intracommunautaire, projet Faguibine d’aménagement des cinq lacs du nord du Mali afin de créer une surface agricole d’un million d’hectares et faire de cette région le grenier de l’Afrique de l’Ouest.

Comme l’a dit Jacques Cheminade lors de son discours de rentrée : « Il faut redonner à la France sa place en Afrique : ni Françafrique, ni abandon, mais partenariat entre égaux, hors du malthusianisme étouffant du franc CFA, sortant du franc CFA, avec une souveraineté monétaire retrouvée de part et d’autre. Ni euro, ni franc CFA, des accords pour le développement mutuel avec des monnaies de référence ou des références communes, mais liées à de grands projets, liées au développement économique. »

Dans la dynamique de la Route de la soie et avec l’aide de la Chine, l’Afrique entre dans l’ère industrielle, mais si les pays de la zone franc CFA veulent participer pleinement à cette révolution, ils doivent impérativement recouvrer leur souveraineté. Sans crédit, pas de développement. Comme le disait Jean Bodin en 1576 dans Les six livres de la République : « La souveraineté est la puissance absolue et perpétuelle d’une République. »

A ne pas rater : article de l’auteur sur le Consensus de N’Djaména


[1Dans le livre Sortir l’Afrique de la servitude monétaire : A qui profite le franc CFA ? K. Nubukpo, M. Ze Belinga, B. Tinel et D. M. Dembele.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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