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Macron, la France et l’Iran

La rédaction
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Il faut souhaiter que la visite à Téhéran le 6 mars du Ministre Le Drian soit une bonne préparation de celle ultérieure du Président Macron. Mais on ne doit pas s’accrocher à la chimère d’amener l’Iran à modifier sa position sur des questions nationales vitales.

Analyse d’Alain Corvez, conseiller en stratégie internationale.

Préambule : la France et l’Europe

Un vieux pays chargé d’histoire comme la France devrait observer la grande civilisation perse plusieurs fois millénaire, qui imprègne les Iraniens d’aujourd’hui, avec un regard gaulliste respectant les différentes cultures et les indépendances nationales, qui s’accompagne du respect du droit des peuples à disposer eux-mêmes de leur destin. Ce qui implique de prendre la hauteur de vue permettant de dépasser les situations conjoncturelles et de voir que l’avenir de nos relations avec ce grand pays est évidemment dans une étroite coopération politique, économique et stratégique.

On voit que les autres pays européens également chargés d’histoire le comprennent ainsi également et cherchent à sortir de la confrontation voulue par la nouvelle administration américaine dont les dirigeants remettent en cause l’accord conclu par la précédente et annoncent même officiellement que leur véritable but est le changement de régime à Téhéran (Déclaration de Rex Tillerson).

L’Union Européenne qui défend les aspirations et la modération des vieux pays européens essaie d’agir en ce sens mais a du mal à s’opposer ouvertement à la brutalité de la récente -au regard de l’histoire-première puissance mondiale. Forts de leur puissance militaire, les Etats-Unis n’acceptent aucune contestation de leur hégémonie et invitent leurs alliés à les accompagner dans les conflits avec les pays rebelles à leur domination.

La France, dont le Président Macron veut faire le moteur de la construction européenne, pourrait rassembler derrière elle les aspirations de la « Vieille Europe » en s’émancipant de la tutelle américaine et avancer ainsi vers une Europe des nations dont les intérêts ne sont pas systématiquement ceux des Etats-Unis, vis-à-vis de l’Iran comme de la Russie de l’Inde ou de la Chine. Le meilleur moyen d’avancer vers une Europe des nations capables de coopérer librement et de se défendre ensemble contre les vraies menaces, notamment le terrorisme, est de profiter de l’actuelle gouvernance violente de Washington, aussi peu favorable à l’UE qu’à l’OTAN, pour montrer diplomatiquement à notre allié d’outre-Atlantique que nous représentons une force économique mondiale qui n’a pas toujours les mêmes intérêts que lui.

Nous n’en sommes pas là, alors que monde non atlantique, qui représente l’écrasante majorité des pays, attend depuis longtemps une telle Europe capable d’influer sur les grandes crises de la planète, du fait de son développement technologique et économique et, surtout, de son passé riche d’une grande culture et d’une grande spiritualité, même si elle a actuellement le tort de le renier souvent pour adopter des critères matérialistes dépourvus de toute espérance métaphysique.

L’accord du 14 juillet 2015 : le Plan Global d’Action Conjoint (PGAC)

Par l’accord sur le nucléaire iranien signé le 14 juillet 2015 à Vienne après de longues et laborieuses négociations entre les « Cinq + un » (Russie, Chine, Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, détenteurs du droit de veto au Conseil de Sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne), appelé PGAC, Plan Global d’Action Conjoint, JCPOA en anglais, entériné par la résolution 2231 du Conseil de Sécurité de l’ONU, la République Islamique d’Iran accepte que ses activités nucléaires soient contrôlées régulièrement par l’AIEA, Agence Internationale de l’Energie Atomique dont le siège est à Vienne, jusqu’en 2025. Ceci implique des contrôles réguliers de l’enrichissement de l’uranium donnant à ceux qui le craindraient la garantie que l’Iran ne prépare pas d’arme atomique. En contrepartie de ce contrôle sécuritaire, les sanctions administratives et économiques qui frappent l’Iran d’ostracisme pratiquement depuis 1979 doivent être levées.

On sait le rôle que la France a joué jusqu’au dernier moment dans les négociations pour élever sans cesse de nouvelles exigences et des objections retardant la réalisation du consensus final, le Ministre des Affaires Etrangères français Laurent Fabius semblant s’opposer à chaque fois à toute avancée vers un accord. On sait aussi maintenant que les Américains avaient su que les Israéliens étaient régulièrement informés des négociations par « une taupe » du Quai d’Orsay, et avaient alors décidé de s’isoler au Sultanat d’Oman pour rencontrer les Iraniens en bilatéral et négocier avec eux les prochaines étapes sans risques de fuites.

L’administration Obama tenait à cet accord, mais les Israéliens faisaient usage de toutes leurs cordes pour l’empêcher ou, au minimum, exprimer leurs exigences concernant l’Iran à leurs alliés européens.

Dans les jours qui suivirent le 14 juillet 2015, le Ministre Laurent Fabius se rendit à Téhéran où, d’après des Iraniens bien informés, il fut très bien reçu : on l’assura que les différends étaient oubliés et que désormais s’ouvrait devant la France et l’Iran une belle route de coopération.

De fait, plus tard les visites réciproques de politiques et d’hommes d’affaires se succédèrent dans une ambiance très constructive qui fut d’ailleurs entérinée par une visite officielle en France du Président Rouhani accompagné de son Ministre des Affaires Étrangères Javad Zarif et de nombreux ministres qui fut conclue par la signature de contrats commerciaux énormes.

Toutefois aucun progrès dans la levée des sanctions ne se réalisa et les grandes banques françaises, de même que les entreprises qui en dépendent pour leurs financements, restaient sans s’engager, paralysées par l’exterritorialité du droit américain qui les menace toujours de sanctions pour toute transaction financière avec l’Iran.

Le Trésor français faisait de son mieux mais était obligé d’inviter les entreprises à soumettre leurs projets à l’organisme de Washington chargé d’autoriser ou pas les activités commerciales avec l’Iran, l’OFAC (Office of Foreign Assets Control) et de se conformer aux différentes lois américaines, notamment le CIDAA (Countering Iran’s Destabilization Activities Act, votée par la Chambre des Représentants le 25 juillet 2017) !

Plusieurs politiques français s’irritèrent de cette situation et, au Sénat comme à l’Assemblée Nationale française, attirèrent l’attention du gouvernement par des questions directes et des colloques pour demander qu’une action commune de l’Union Européenne, ou au moins de la France, soit entreprise pour dire à Washington que cette situation était intolérable et devait cesser.
Rien ne se fit.

Visite en Iran du Président Macron

Au moment où se prépare une visite officielle en Iran du Président français, il serait judicieux que la diplomatie française, qui a bien marqué ses exigences avant de déboucher sur l’accord du 14 juillet 2015, puis a montré sa volonté de tourner la page et de s’engager dans un rapprochement déterminé avec ce pays du Moyen-Orient au rôle essentiel, et qui représente avec son voisinage géographique un marché de plus de quatre cents millions d’habitants, prenne la défense des intérêts de nos entreprises et ne regarde plus l’Iran avec le regard américain hostile.

Plusieurs déclarations du Président Macron sont allées dans ce sens et les Iraniens m’ont dit, qu’au sein de l’Europe, ils placent dans la France beaucoup d’espoirs.

Notre diplomatie pourrait répondre à ces attentes et montrer qu’elle est capable d’avancer vers une coopération franche avec l’Iran, en expliquant aux Etats-Unis que nous considérons que la meilleure façon d’obtenir des garanties de sécurité- puisque telle est l’obsession- est d’échanger dans tous les domaines.

Hélas ! les déclarations du Ministre de Affaires Etrangères Le Drian ne vont pas dans ce sens, ni même certaines déclarations récentes du Président Macron qui a proposé de s’appuyer sur ses bonnes relations avec la RII pour lui demander des concessions s’inspirant des exigences américaines, israéliennes et séoudiennes qui ne sont pas prévues dans l’accord du PGAC : limitation de ses recherches dans le domaine balistique et diminution de son influence au Moyen-Orient.

Sur le plan balistique, le PGAC prévoit seulement que l’Iran ne s’engage pas dans la construction de missiles susceptibles de transporter des têtes nucléaires. Outre le fait qu’une fatoua (décision religieuse) interdit de fabriquer et d’utiliser des armes atomiques, les missiles iraniens répondent aux exigences de la résolution et s’ils peuvent mettre sur orbite des satellites, ils sont évidemment en mesure de porter des charges classiques pour sa défense nationale.

Le texte de la résolution 2231 sur les restrictions balistiques est clair dans sa version française comme anglaise, même si on peut argumenter sur l’expression « L’Iran est tenu » : il n’interdit que les missiles pouvant emporter des armes nucléaires. Or l’Iran n’en conçoit pas puisqu’il a renoncé à la bombe.

Quant à l’influence croissante de l’Iran au Moyen-Orient, elle est naturelle et est d’ailleurs en grande partie une conséquence des interventions américaines qui ont porté au pouvoir en Irak une majorité chiite qui lui est religieusement favorable, sans lui être totalement affiliée, mais qui lui est reconnaissante de son aide pour empêcher Daesh de s’emparer de Bagdad en 2014 puis pour le chasser. L’hostilité de l’Arabie saoudite et d’Israël rapproche aussi de l’Iran les pays qui en souffrent, comme le Qatar et le Yémen, et bien sûr la Syrie qui subit leurs assauts. On ne peut tout de même pas reprocher à l’Iran d’être une puissance régionale qui compte, ou alors on refuse les réalités pour regarder des chimères et le raisonnement stratégique fait défaut.

La balistique et l’action extérieure de l’Iran sont des questions de politique intérieure et ne sont pas formellement dans l’accord. Il serait vain et même contre-productif que notre ministre des Affaires Étrangères se rende à Téhéran avec l’idée d’amener l’Iran a des amendements qui porteraient atteinte à sa souveraineté nationale.

Les diplomaties françaises et iraniennes peuvent sûrement trouver des arrangements qui montreraient leur bonne volonté aux ultras des États-Unis et d’ailleurs. Mais le problème fondamental est-il là ?

Puisque Washington répète son hostilité récurrente à Téhéran, on peut penser qu’elle ne sera pas satisfaite d’arrangements quelconques car son véritable but est d’obtenir un renversement du pouvoir et un changement de politique. Et en outre, quel serait le régime iranien légitime qui ne défendrait pas les intérêts du pays ?

Est-ce que les stratèges de Washington en ont conçu un ? Comptent-ils sur la secte terroriste des Moudjahidine du Peuple, ou Moudjahidine Al Khalk, si bien implantée en France auprès de quelques élus, à Bruxelles auprès de la Commission et de députés européens, et qui reçoivent des subsides des Etats-Unis, de l’Arabie saoudite et du Mossad israélien ? Ces Iraniens qui se sont battus avec les Irakiens contre leur pays lors de la guerre de 1980 à 1988, représentent-ils un quelconque avenir pour l’Iran ?

Il faut souhaiter que la visite à Téhéran le 6 mars du Ministre Le Drian soit une bonne préparation de celle ultérieure du Président Macron. Mais on ne doit pas s’accrocher à la chimère d’amener l’Iran à modifier sa position sur des questions nationales vitales. Il faudrait montrer aux Iraniens que nous ne sommes pas les élèves obéissants de Washington et que nous entendons le dire haut et fort à notre allié, en nous appuyant sur nos intérêts économiques et ceux des autres pays de l’UE. Ce serait un pas important dans la consolidation d’une Union Européenne ayant sa propre politique dans le monde.

Mais, lorsque le Président Macron reprend la rhétorique guerrière de l’Amérique sur la Syrie menacée, à nouveau, de frappes s’il est prouvé qu’elle a employé l’arme chimique, on peut douter d’une quelconque indépendance de notre politique étrangère : tous les experts sérieux savent bien que l’OSDH qui a lancé cette information travaille depuis toujours pour les rebelles djihadistes et aucun service secret ne peut en apporter la moindre preuve à moins de fabriquer un faux, ce qui s’est déjà produit. En 2013 le Président Obama a renoncé à son projet de frappes quand il a été informé que c’était la Turquie qui avait tout manigancé. Un peu de logique enfin : quel intérêt aurait la Syrie à tuer des civils avec des armes chimiques quand elle est en train de l’emporter sur les terroristes à peu près partout.

L’Iran pourrait être le catalyseur d’un rapprochement des vues des pays membres de l’UE qui verraient intérêt à s’éloigner de la politique des ultras américains pour enfin construire une Europe qui serve les intérêts de ses citoyens.

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