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Macron pour le retour à Glass-Steagall ? Pas tout à fait…

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C’est son biographe Marc Endeweld qui a vendu la mèche. Sous le nom de plume d’Eric Suleimann, Emmanuel Macron a publié, dans l’ouvrage collectif « 80 propositions qui ne coûtent pas 80 milliards », publié en 2012 chez Grasset sous la direction de Patrick Weill, un court texte (pp. 113-118) présentant « Deux réformes pour mieux réguler le secteur financier ».

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Nouvelle Solidarité N°18, 2016 - Pour s’abonner cliquez ici.

Sans aller jusqu’à défendre un retour complet à un Glass-Steagall strict, celui qui est aujourd’hui le Président de la République française y plaide en faveur du principe d’une séparation des activités bancaires, une politique à laquelle la présidence Hollande, faute de courage, a assez rapidement renoncé.

Il s’agit en tout cas d’un texte qui permet de prendre date et d’éviter la logorrhée actuelle de jugements excessifs.

Jacques Cheminade, le seul candidat qui a fait du retour au Glass-Steagall Act original son thème de campagne, persiste à croire qu’un tsunami financier sans précédent nous attend.

C’est alors qu’on jugera sur les actes ce qui ne sont ici que des paroles.

Deux réformes pour mieux réguler le secteur financier

Eric Suleimann

Depuis 2008, les gouvernements des pays développés n’ont pas réussi à réguler le système capitaliste financier. L’ensemble des acteurs demeure mû par un objectif premier, la recherche du profit maximal, les pratiques risquées se multiplient et les règles du jeu n’ont pas changé en profondeur. Plus grave, la crise de l’endettement privé, qui avait présidé à la crise de 2008, s’est depuis transformée en une crise de la dette publique ; et elle est en train de devenir une crise bancaire. Cercle infernal qui menace de manière inédite le système financier international, l’épargne mais aussi le financement de nos économies.

Depuis 2008, les gouvernements occidentaux n’ont pas réussi à domestiquer la finance. Nous avons eu droit à beaucoup de proclamations et d’annonces, pour bien peu de résultats. Le système financier mondial et européen fait toujours courir à nos économies autant de risques.

Des mesures urgentes s’imposent dans ce contexte : améliorer la liquidité et la solvabilité du système bancaire, désendetter les Etats et les grands acteurs privés… Mais au-delà de ces mesures urgentes, il importe désormais de mieux réguler le capitalisme et au premier chef les banques afin de protéger le financement de l’économie et l’épargne (…)

Première proposition :
séparer les activités de banque de détail et de banque d’investissement

Il convient avant tout de mettre en place une séparation claire (de manière progressive) entre :

  • banques de détail, spécialisées dans la collecte de dépôts et assurant le financement de l’économie dans son ensemble (particuliers, entreprises, institutions publiques) ;
  • banques d’investissement, développant leurs activités de marché en prenant des risques sur la base de stratégies d’arbitrage en engageant leurs fonds propres.

Cette mesure n’est pas un Glass Steagall Act au sens strict [1] Les banques qui ont une activité commerciale dans plusieurs pays doivent pouvoir les garder. Elles doivent pouvoir conserver leurs activités de financement les plus simples. Ce qu’il faut « séparer » et mettre à part, ce sont les activités d’investissement, de financements risqués, de marché. L’épargne des Français ne doit pas servir à alimenter, le plus souvent à leur insu, la spéculation sur les marchés ou des activités à risque qui permettent certes d’apporter du rendement aux banques et in fine à leurs actionnaires mais en prenant des risques considérables.

Le risque extrême pris par les banques d’investissement, et par voie de conséquence leur vulnérabilité ne doivent pas fragiliser les banques de détail et l’épargne des entreprises et des particuliers.

Cette mesure est primordiale pour préserver la confiance des déposants et de ce fait assurer la pérennité du financement de l’économie.

Il importe donc que ces deux métiers soient séparés pour le bien des épargnants, la solidité du système bancaire et le bon emploi des fonds publics.

Cette proposition est avancée par beaucoup de spécialistes de la finance : Paul Volcker aux Etats-Unis, John Vickers au Royaume-Uni pour ne citer qu’eux. En France, les banques y sont hostiles car elles souhaitent bénéficier d’une garantie publique indiscriminée. Mais la mission de l’Etat est de veiller à la stabilité financière et à la protection de l’épargne, pas à la promotion des intérêts des banques.

(…)

Fin de citation.

Un Glass-Steagall sinon rien !

Pour clarifier les enjeux, rappelons en quoi consistent les cinq grandes options débattues au niveau international :

  • Règle Volcker (défendue par l’ancien directeur de la Réserve fédérale américaine Paul Volcker), même pas adoptée aux Etats-Unis. Elle interdit aux banques de spéculer pour compte propre tout en autorisant les banques à utiliser les dépôts pour prêter à ceux qui spéculent. Pas vraiment malin.
  • La loi Dodd-Frank (en voie de démantèlement par l’Administration Trump) a été, sous Obama, une fausse réforme prétendant encadrer la spéculation. Prétendant appliquer la règle Volcker, elle interdisait aux seules banques dont le bilan dépassait les 50 milliards de dollars de spéculer pour compte propre et de posséder plus de 4% de fonds spéculatifs tout en leur permettant de prêter aux mêmes fonds pour qu’elles puissent continuer cette activité. Ecrite sur 300 pages et riche de plus de 3000 pages de décrets d’application détaillants les exceptions, il s’agissait d’une usine à gaz sans effet réel à part un seul : en cas de risque de défaillance, une banque peut se renflouer en faisant appel aux ressources internes de la banque (principe du bail-in), c’est-à-dire en confisquant le capital des actionnaires, des détenteurs d’obligations et dans une certaine mesure, celui des déposants...
  • L’option Vickers (défendue en Angleterre par la Commission Vickers), préconise le cantonnement (ring-fencing) des dépôts et des autres activités bancaires tout en les gardant sous un même toit (holding). Son efficacité a été démontrée en 1929…
  • Le rapport des experts européens dit groupe Liikanen vise à décourager la spéculation en cantonnant de très nombreuses activités spéculatives (y compris les activités de tenu de marché) mais toujours au sein des banques.
  • Le retour au Glass-Steagall Act impose une séparation juridique et opérationnelle stricte en créant des banques dédiées aux activités. Aucune activité de marché ne sera permise aux banques de crédit (dépôts, crédit, épargne, système de paiement public), et de leur côté, les banques d’investissement (banques d’affaires, de marché, etc.) ne pourront pas collecter des dépôts. Les banques de crédit ne pourront plus prêter aux banques d’investissement.

Pour résumer, sur une échelle de 0 à 10 (10 étant l’option Glass-Steagall), on pourrait positionner la réforme française (Moscovici/Berger) et la loi Dodd-Frank sur le chiffre 1, la règle Volcker sur 2, l’option Vickers sur 4, et la recommandation Liikanen sur 6. Cependant, disons-le haut et fort : on est loin du compte car c’est un 10 qu’il faut et tout de suite !


[1Le Glass Steagall Act a été voté aux Etats-Unis après la crise de 1929 pour interdire aux banques commerciales de pratiquer les activités de marché et séparer les deux métiers.

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  • Ternon Max • 06/06/2017 - 15:31

    Bonjour Mr Cheminade,
    Bien sur que vous aviez raison. Ingenieur petites grandes écoles, ne faisant pas vraiment parti du sérail. :-), les banques m’ont tout pris ; boulot, barraque et suite logique d’un mariage de raison ( :-),épouse (d’où des enfants éclatés qui viendront alimenter une génération perdus si cela ne les aura pas rendus plus éveillés et plus forts...) Depuis je ne vote plus, rayé des listes électorales, je devais me réinscrire tel un pauvre migrant (m’on retrouvé pour la taxe d’hab. ou qqs PV non payés faute de carte grise à jour :-).
    Mais permettez moi de vous dire que vous avez été mauvais.
    Ce qui se joue et se passe actuellement, c’est la mutation de notre système économique vers le distributivisme qui émerge et qu’incarne ou porte, peut-être subliminalement , . Macron. Houellebecq l’avait bien compris ds son roman fiction Soumission. Votre diag était juste, je m’en etais exprimé avec qqs arguments qui n’avaient pas laissé Thomas Pikety insensible (belle ref non ? :-), mais cela ne suffit pas. C’est tout notre système bancaire et capitalistique qui doit muter vers des systèmes coopératifs de partage, solution qui s’ imposera d’elle même. Bien sûr une économie distributiste requiert une égalité de droit et de traitement de ces composantes ; autoentrepreneurs, profs libérales, coop ouvrières, et autres, ce que met en place, ou est au coeur du projet de E. Macron...
    Cordialement

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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