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Menaces d’objets cosmiques : les politiques réagissent... sauf en Europe

La rédaction

Suite à la chute de la météorite à Chelyabinsk en Russie le 15 février, qui a blessé plus d’un millier de personnes, le bureau des affaires spatiales des Nations Unies (UNOOSA) de Vienne, responsable pour la promotion de la coopération dans l’usage pacifique de l’espace extra-atmosphérique, se prépare à soumettre au Conseil de sécurité des Nations Unies une proposition pour discuter et initier un plan d’action contre les astéroïdes et autres corps et débris pouvant présenter un danger.

Dans une interview au Centre d’information des Nations Unies, Mazlan Othman, présidente de l’UNOOSA, a déclaré qu’« étant donné que nous sommes en position de prévoir ces rencontres, et parce que nous pensons que nous pouvons avoir les technologies permettant de faire face aux conséquences, nous avons la responsabilité de tenter de faire quelque chose. Même si nous pouvions prévoir sans être dans la capacité d’agir, nous pourrions avoir les moyens d’atténuer les conséquences ».

Une équipe des Nations Unies appelée Action Team 14, dirigée par Sergio Camacio, a également recommandé la formation d’un Réseau International d’Alerte pour les Astéroïdes (IAWN), qui rassemblerait l’expertise de nombreuses agences et organisations scientifiques existantes au niveau mondial pour découvrir et suivre les objets géocroiseurs et générer des alertes d’impacts potentiels.

Plusieurs responsables gouvernementaux ont multiplié les appels en Russie, aux Etats-Unis et ailleurs, pour la mise en place d’une telle organisation à l’échelle internationale.

En Russie, immédiatement après l’explosion de la météorite, le premier Ministre-adjoint Dimitri Rogozin avait annoncé qu’il soumettrait une proposition au Premier ministre Dimitri Medvedev sur la manière de prévoir et prévenir les désastres en provenance de l’espace. Il a également réitéré sa proposition de 2011 pour une Initiative internationale visant à créer un système capable de prévenir ce type de menace. Rogozine a rappelé sur Twitter que l’« essentiel de notre idée consiste à réunir les efforts intellectuels, technologiques et industriels des nations » comme la Russie, les Etats-Unis, la Chine, les nations européennes et l’Inde en particulier.

Le 18 février, le directeur de la Commission de la Douma pour les affaires étrangères Alexei Pushkov a déclaré : « Au lieu de se battre sur Terre, les peuples devraient créer un système conjoint de défense contre les astéroïdes. » Il a précisé qu’« au lieu de créer un système de défense européen [militaire], les Etats-Unis devraient se joindre à nous [la Russie] et à la Chine pour créer un AADS, un Système de défense anti-astéroïde ».

La directrice de l’Institut d’astronomie de l’Académie russe des sciences Lidiya Rykhlova a décrit le même jour l’existence d’un programme de 58 milliards de roubles (environ 2 milliards de dollars) sur 10 ans, mis en place par l’Académie au cours de la période 2010-2011. Elle a déclaré que le programme a été approuvé par l’Agence spatiale russe Roscosmos et qu’il se trouve à « l’heure actuelle sur le bureau de Rogozine ». La Russie entend construire un ou deux télescopes consacrés à la détection des menaces liées aux astéroïdes.

Nikolai Patrushev, le secrétaire du Conseil de sécurité russe a appelé dans une interviewe au quotidien Rossiyskaya Gazeta à une coopération internationale sur cette question : « Le Conseil de sécurité russe a proposé de manière répétée de développer un Programme intergouvernemental ciblé pour contrer les menaces associées aux astéroïdes et aux comètes, ainsi qu’à la question des débris spatiaux. (…) Les comètes peuvent aussi représenter un danger, voire encore plus grand, puisque leur vélocité est en général plus grande que celle des astéroïdes, pouvant atteindre plusieurs dizaines de km/sec. La grande majorité des comètes connues ont des orbites elliptiques très allongées, ce qui rend la tâche de prévision de leurs apparitions et trajectoires fort complexe. A l’heure actuelle, les seules comètes accessibles à l’observation et à une évaluation de la menace qu’elles représentent sont celles de courte période avec des orbites contenues à l’intérieur du système solaire. »

Un autre appel à la coopération internationale est venu le 20 février de Konstantin Tsypko, représentant de la Région de Chelyabinsk au Conseil de la Fédération, la chambre haute du parlement russe. Tsypko a demandé aux chefs d’Etat de convoquer un sommet pour discuter de ces questions, « en raison des conséquences économiques non seulement pour la Russie mais pour le monde ». Il estimé que des investissements accrus dans la science et la technologie pouvant fournir les moyens de prévenir suffisamment à l’avance ou affecter la trajectoire des astéroïdes, météorites ou comètes de manière à protéger la Terre peuvent résulter de l’événement de Chelyabinsk. « Il serait logique de tenir une conférence internationale avec la participation des chefs d’Etat pour discuter du problème de la menace des astéroïdes pour la Terre. Chelyabinsk est la première ville dans l’histoire de notre civilisation à avoir survécu à une attaque spatiale », a-t-il fait remarquer.

Ria Novosti a également rapporté que les Forces de défense aérospatiales russes se sont vues confier la tâche de défendre le pays contre des objets venus de l’espace. Elles ont « reçu l’ordre de s’occuper de ces questions et de préparer un plan pour protéger la Russie contre ces ’voyageurs de l’espace’, a dit la major-général Igor Makushev, commandant des forces aériennes du District militaire occidental », rapporte l’agence russe.

Aux Etats-Unis, le député républicain Jim Sensenbrenner, du Wisconsin, ancien vice-président de la Commission de la Chambre pour la science, l’espace et la technologie, a publié un lettre adressée le 20 février au directeur de la NASA Charles Bolden, lui demandant si la NASA était prête à traquer des objets en provenance de l’espace et à protéger la Terre le cas échéant.

« La dévastation [en Russie] est un rappel brutal des dangers posées par les objets cosmiques pour la sécurité et le bien-être de l’humanité. La possibilité d’un événement catastrophique peut être faible, mais les conséquences sont suffisamment graves pour justifier une préparation. (…) Localiser et traquer ces objets n’est de toute évidence que le premier pas en terme de préparation. La capacité d’éliminer la menace d’impact d’un astéroïde ou d’une météorite avec la Terre ou la Lune, ou pouvant perturber nos communications par satellite et nos équipements scientifiques pourrait être vitale.  »
Sensenbrenner demande à la NASA de décrire les arrangements actuels pour traquer les objets cosmiques et le type de coordination existant aujourd’hui à l’échelle internationale, d’identifier les lacunes des systèmes de détection existants et de fournir une estimation du temps nécessaire pour neutraliser les menaces avec les stratégies actuelles une fois qu’elles ont été détectées.

Un autre député, le républicain Dana Rohrbacher de Californie, l’actuel vice-président de la Commission de la Chambre pour la science, l’espace et la technologie, a lui aussi publié une déclaration après l’explosion de Chelyabinsk. Rohrabacher est un apôtre de longue date d’une coopération renforcée avec la Russie sur la défense de la Terre et avait un introduit une proposition de loi à cet effet en 2007. Le député a déclaré qu’il était très préoccupé par le fait que « même si on détectait un objet avant qu’il ne nous frappe, nous ne serions peut-être pas en position de le détourner de sa trajectoire. Il faut nous protéger, ainsi que la planète, contre un danger aussi évident ». Il a ajouté qu’il travaillait avec le président de la Commission pour organiser une audience le plus rapidement possible sur la protection planétaire contre ces objets. Un délai d’au plus six semaines a été mentionné pour la tenue d’une telle audition.

Les déclarations de responsables politiques en Europe (et plus particulièrement en France, pourtant une puissance spatiale) se sont faites plutôt rares, mais l’ESA a fait part de son travail en cours dans le cadre du programme SSA établi en 2009, et est en train de mettre au point un nouveau type de télescope pouvant traquer les objets de taille similaire à celui de Chelyanbinsk.

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  • petite souris • 27/02/2013 - 23:24

    L’ESA, basé à Paris a fait son travail.
    Ce qui prouve qu’au gouvernement l’avis des scientifiques ne compte pas....

    Répondre à ce message

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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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