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Moyen-Orient : la carte sunnite de la France

Contrairement à la Chine, qui vient de poser les bases d’une sortie par le haut de la crise au Moyen-Orient, clé de voûte de la paix mondiale, la France, elle, préfère jouer les chiens aboyant au passage de cette caravane de paix.

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« J’en aurai besoin » : lors d’une visite de la citadelle de Masmak en décembre 2013, à Riyad, en Arabie Saoudite, le président de la République a plaisanté après qu’on lui a confié un sabre, selon des images de France Télévisions.
Crédit : France Info

(01/01/2016) Alors que viennent de s’ouvrir, le 1er février, les négociations de Genève entre le gouvernement de Bachar al-Assad et ses opposants, négociations qui semblent avoir été portées à bout de bras par les Etats-Unis et la Russie, la France s’entête à jouer les empêcheurs de tourner en rond.

Lors de sa cérémonie de vœux au Quai d’Orsay, le 29 janvier, Laurent Fabius a encore répété son antienne : « M. Bachar al-Assad ne peut, à notre sens, constituer le terme [de la transition]. » Pourtant, le soir même, un pot était organisé pour son départ du ministère…

On aurait pu penser que suite à la visite du Président iranien Rohani, Paris aurait tourné la page. Mais selon le spécialiste du Moyen-Orient Richard Labevière, derrière une convergence de façade, « les choses ne se seraient pas bien passées entre MM. Hollande et Rohani ».

Notre Président aurait même « fortement indisposé » son interlocuteur iranien en rappelant « qu’il est urgent (…) d’organiser une transition politique » et en reposant l’exigence du départ de Bachar al-Assad. L’analyste cite aussi un diplomate français de haut rang selon qui, sur toutes les questions abordées (Irak, Yémen, Liban), « François Hollande s’en est tenu à défendre des positions qui, en réalité, sont les mêmes que celles de la diplomatie saoudienne ».

Pourtant, les dossiers publiés dans deux hebdomadaires français, L’Obs et Le Point, révélant l’ampleur de l’alliance entre la France et le royaume saoudien, auraient dû refroidir les ardeurs de nos Guy Mollet actuels.

Nos amis les saoudiens

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Dans « Nos amis les saoudiens », L’Obs (21-27 janvier) s’intéresse à cette alliance de toujours entre la France et l’Arabie saoudite : le roi Salmane aime rappeler aux Français qu’à son époque, Napoléon avait envoyé le chevalier de Lascaris pour inciter Saoud le Grand à faire la guerre aux Ottomans et aux Anglais.

Mais aujourd’hui Paris pactise avec les membres de cette famille incarnant le wahhabisme le plus radical, le roi Salmane et son fils Mohamed Ben Salmane (MBN), ministre de la Défense, qui se sont emparés du pouvoir à la mort du roi Abdallah, au détriment de tous les autres courants.

Nous voici donc acoquinés avec « un roi vieux, fatigué, sujet aux absences », qui délègue de plus en plus à son fils de 30 ans, n’ayant en poche pour toute référence qu’un diplôme de l’Université de Riyad obtenu par passe-droit, et qui est devenu en quelques mois « tout puissant, chargé à la fois de la Défense, d’Aramco, la compagnie nationale de pétrole, et du Conseil économique et de développement ».

Face à la grave crise économique et au retour de l’Iran sur la scène internationale, perçu comme une menace à leur survie, les Salmane ont fait de l’Arabie un pays « imprévisible », qui « vient de rompre brutalement ses liens avec l’Iran et menace de faire basculer l’ensemble du monde musulman dans une nouvelle guerre de religion. Au Yémen, elle mène une opération militaire sanglante. (…) ‘Après cinq mois de combats, le Yémen ressemble à la Syrie après cinq ans’, déclare le chef de la Croix Rouge, Peter Maurer. »

C’est avec ce régime que Laurent Fabius a joué la « carte sunnite » de la France. « Le pouvoir socialiste (…) partage avec eux une même hostilité à l’égard du régime de Bachar al-Assad et de la République des Mollahs. » A cela s’ajoute la volonté de mettre « l’économie au centre de la diplomatie ». D’où la surenchère de Fabius lors des négociations sur le nucléaire iranien : « A chaque étape de la négociation, le ministre court à Riyad vanter l’inflexibilité française et déplorer la ‘naïveté’ de son homologue américain John Kerry. »

« Le royaume, dit enfin L’Obs, est ravi d’avoir trouvé un allié aussi fidèle que la France. (…) Les Saoudiens proches des cercles du pouvoir disent que les Français sont les seuls parmi les Occidentaux à comprendre la duplicité iranienne. »

Assez de cette ignominie ! Une coopération avec la Chine au Moyen-Orient serait plus conforme aux principes de notre Constitution.

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  • Eric • 07/02/2016 - 20:30

    « Nos amis les saoudiens » : Nous sommes tous amis jusqu’au moment ou il faut payer le loyer !

    Répondre à ce message

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La déclassification des fameuses 28 pages, un chapitre entier du rapport de la commission d’enquête bipartisane sur le 11 septembre, met en lumière l’implication de l’Arabie saoudite dans les attentats du 11 septembre 2001.

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Jacques Cheminade
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