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Opération Juarez, vingt ans après

La rédaction

Le 22 août, un séminaire intitulé « Mexique-Brésil-Argentine, l’heure de l’intégration - vers un nouveau Bretton Woods », s’est tenu à Guadalajara, au nord du Mexique. Plus de 200 personnes ont assisté à cette réunion commémorant l’Opération Juarez, l’initiative lancée par Lyndon LaRouche il y a vingt ans. Y participaient aussi une délégation brésilienne, conduite par l’amiral de réserve Sergio Tasso, ancien vice-commandant des chefs d’état-major conjoints, et une délégation argentine, conduite par le général de réserve Adrian Romero Mundani, qui dirige le Mouvement d’identité nationale argentine et sud-américaine.

Les orateurs invités d’honneur étaient l’ex-président mexicain Lopez Portillo et Lyndon LaRouche, bien qu’aucun d’entre eux, pour diverses raisons, n’ait pu être présent à la conférence. Le discours des deux premiers a été lu, quant à LaRouche, il s’est adressé aux participants par téléphone.

L’année 1982 a été marquée par deux événements stratégiques clés : 1) la « guerre des Malouines » entre l’Argentine et la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher, que cette dernière a gagnée grâce au soutien direct de l’ex-secrétaire américain à la Défense Caspar Weinberger et du secrétaire d’Etat Al Haig et 2) suite à la désastreuse crise de la dette frappant le Mexique et à la pression exercée sur ce pays par la communauté bancaire internationale, l’adoption par le président mexicain Lopez Portillo, en août/septembre 1982, d’une série de décrets présidentiels comprenant un moratoire sur la dette et des contrôles de capitaux ainsi que la nationalisation de certaines banques.

Cette politique faisait écho aux mesures proposées par LaRouche dans Opération Juarez, un programme qu’il avait rédigé après sa rencontre avec Lopez Portillo, au printemps 1982. Ce dernier lui ayant demandé quel serait, d’après lui, le sort du Mexique face à la situation stratégique et financière d’alors, LaRouche a répondu que l’intention de Washington et de New York était d’écraser ce pays dans quelques mois, au plus tard. Comme il l’a rappelé au séminaire de Guadalajara, c’est de cette discussion qu’est née sa « détermination à mettre en avant, en tant qu’économiste, une politique qui serait adéquate pour traiter de la crise. Ma proposition Opération Juarez aurait fourni le cadre permettant à un groupe uni d’Etats d’Amérique centrale et du Sud, de se défendre et de convaincre le gouvernement des Etats-Unis de coopérer avec lui. Malheureusement, cela n’a pas eu lieu . »

L’Ibéro-Amérique se trouve aujourd’hui à nouveau à un carrefour, a souligné LaRouche : soit le système monétaire international actuel sera remplacé par un système conforme à l’ancien système de Bretton Woods, soit les nations d’Amérique ibérique seront détruites. « Ce n’est que si nous gagnons ce combat que nous aurons la conjonction de forces nécessaire pour donner à l’ensemble des Amériques la justice qu’on leur refuse actuellement. En ce sens, la tradition de l’alliance implicite de Lincoln avec le président mexicain Benito Juarez, dans le combat pour le développement d’une véritable République mexicaine, est le précédent dont nous devons nous inspirer aujourd’hui . »

Dans son message, Lopez Portillo décrivit les circonstances qui l’avaient amené, à l’été 1982, à annoncer une série de décrets présidentiels extraordinaires afin de sauvegarder la souveraineté et l’intérêt général de la nation mexicaine. Il a noté que si le système de Bretton Woods avait permis de stabiliser les taux de change et d’ouvrir une phase de reconstruction dans l’Europe déchirée par la guerre, il s’était avéré « inadéquat » dès qu’il s’agissait de résoudre les problèmes d’autres pays, en particulier ceux en voie de développement. Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale n’ont pas trouvé les moyens de financer le développement des pays du tiers monde ni de répondre à leurs besoins urgents. En ce qui concerne la crise systémique actuelle, Lopez Portillo n’y voit que deux issues : un effondrement systémique total ou, selon ses termes, « si nous voulons un monde meilleur - et nous le voulons - nous devons créer un nouvel ordre financier international qui réponde aux besoins des pays puissants et de ceux qui ne le sont pas, désireux de résoudre les problèmes sociaux de leur population . »

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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