Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

18 novembre - S&P sur le terrain :
l’hebdo du 19 novembre Lire
16 novembre - Jacques Cheminade soutient les gilets jaunes (vidéo) Lire 16 novembre - L’Afrique, la Chine de demain ? Lire
AccueilActualité

Débattu en Belgique, le Glass-Steagall pourrait être voté dès la fin novembre en Islande

La rédaction
JPEG - 54.9 ko
Caricature de Kroll parue dans le quotidien belge Le Soir

Bien que certains députés verts en Europe (notamment en Irlande et en Grèce) se soient faits, pour des raisons idéologiques qui leurs sont propres, les apôtres des politiques d’austérité exigées par les financiers, il est intéressant de noter qu’un front de résistance s’élève ici et là et nous permet d’espérer qu’au sein du gouvernement Ayrault certains verts français sauront jouer le rôle d’aiguillon.

En tout cas disons bravo à la députée islandaise Álfheidur Ingadóttir qui a réintroduit le 24 octobre sa résolution pour une séparation des banques selon le principe Glass-Steagall à la Chambre des représentants de son pays avec le soutien de 16 co-signataires de presque tous les partis politiques, sauf le Parti indépendant qui a sa propre proposition de loi sur le sujet. Un débat d’une heure a suivi le dépôt de la résolution, qui demande au Ministre des finances de préparer la voie à l’entrée en vigueur d’une séparation étanche entre banques de dépôts et banques d’investissement avant le 1er février 2013.

L’action d’Álfheidur, présidente-adjointe du Parlement et dirigeante du groupe parlementaire le Mouvement vert de gauche, fait suite à un débat populaire initié par la publication du rapport des « trois sages » sur la réforme bancaire à entreprendre dans le pays, un rapport prônant précisément une réforme à la Glass-Steagall.

La résolution sera étudiée par le Comité pour l’économie et le commerce, et sera ensuite soumise au vote des députés. Le vote est attendu pour la fin novembre, et d’après les interventions des représentants des divers partis lors du débat d’avant-hier au Parlement, le résultat devrait être favorable. On espère ainsi que les directives seront prêtes pour la mise en œuvre de la séparation des banques avant la date butoir du 1er février 2013.

En Belgique, le député vert européen Philippe Lamberts a pour sa part lancé une campagne pour dénoncer, avec un brin d’ironie, les 7 péchés bancaires responsables de la crise qui frappe actuellement le monde. Comme solution au péché n° 3, la perversion, Lamberts non seulement prône le Glass-Steagall mais écarte à juste titre les versions frelatées en circulation (Commission Vickers, règle Volcker, etc.) :

Séparer les métiers bancaires

Compte tenu des effets pervers générés par l’élimination des barrières bancaires, il est crucial de réintroduire une double séparation des métiers bancaires :

Séparer banques de détail et banques d’investissement
Tout d’abord, il conviendrait de démanteler les banques universelles (qui regroupent tous les compartiments de la finance), en les contraignant à opter pour le statut soit d’une banques de détail, soit d’une banque d’investissement. Selon cette approche, les banques disposant d’une licence « banques de détail » seraient les seules institutions financières autorisées à collecter des dépôts auprès des épargnants et à bénéficier d’un soutien public (garantie publique des dépôts d’épargne et accès à la liquidité de la Banque centrale). En contrepartie, elles devraient se consacrer au crédit et ne pourraient détenir des titres financiers que dans des proportions limitées. A l’inverse, les banques optant pour la licence « banques d’investissement » seraient autorisées à exécuter des ordres sur les marchés pour le compte de client ou pour compte propre, mais ne pourraient ni collecter des dépôts, ni bénéficier de lignes de crédit de banques de détail. Une telle mesure est loin d’être irréaliste, puisqu’elle a notamment été introduite aux États-Unis – dans le sillage de la crise de 1929 – via l’adoption en 1933 du Glass Steagall Act. Ce dernier n’a été formellement aboli qu’en 1999. Notons également que, suite à l’éclatement de la crise de 2008, des versions édulcorées du principe de séparation des métiers bancaires ont été adoptées respectivement aux Etats-Unis (via la règle dite "Volcker") et en Grande Bretagne (via la règle dite "Vickers"). A ce sujet, la Banque nationale de Belgique a calculé que, si une réforme de type "Vickers" était appliquée aux banques belges, 22 à 53% de leurs actifs devraient être interdits.

Séparer activités de conseil et activités de marché
Selon l’économiste Eric de Keuleneer, les banques ayant des risques de marché ne devraient plus être autorisée à conseiller ni leurs clients ni les investisseurs. Il est en effet anormal que des banques prennent des risques de placement de titres, et conseillent leurs clients quant à la qualité de ces titres, ou soient actuellement en mesure de spéculer sur l’or, tout en conseillant de façon « désintéressée » à leurs clients d’acheter de l’or. Une mesure permettant d’éviter ce type de conflits d’intérêt consisterait à recréer de véritables fonctions de courtier (comme c’était encore le cas dans les années 1980 aux Etats-Unis et en Europe), en interdisant aux banques d’investissement d’exercer une activité de courtage. En matière de placement de sicav gérées par des banques, les conflits d’intérêt devraient aussi être mieux gérés.

Pour amplifier cette bataille, merci de signer notre Appel à un Glass-Steagall global

Un message, un commentaire ?


form pet message commentaire
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

  • Martin Elsa • 08/11/2012 - 15:47

    Répondre à ce message

  • petite souris • 27/10/2012 - 00:11

    ..... parmi toutes les petites graines semées pour un Glass Steagall act d’aujourd’hui, malgré la saison des semailles commencent à germer !!!!!
    L’Islande et la Belgique seront vraisemblablement les premiers à l’appliquer
    D’autres pays suivront bien évidemment

    • Elie • 30/10/2012 - 09:03

      Petite souris a une vision très angélique des choses. L’Islande va peut être appliquer Glass Steagall et le monde entier lui emboitera le pas.
      Le problème, c’est que l’Islande tout le monde s’en fout et que cette petite ile se retrouvera sans aucune banque sur son sol puisque il n’y aura plus d’argent à y gagner. Malheureusement je ne pense pas que les petites économies de quelques milliers d’islandais suffisent à faire vivre une banque.
      La seule solution : une banque nationalisée !!!!!!

    Répondre à ce message

  • T137 • 30/10/2012 - 07:54

    Encore une usine à gaz qui ne servira à rien ! il faut déposséder les banquiers de leurs pouvoir odieux de création monétaire seul un état doit-être en possession de cette arme de déstabilisation massive.Conclusion il faut nationaliser les banques, alors la banque retrouvera sa vocation, servir l’économie.

    Répondre à ce message

  • Evelyne Morgand • 27/10/2012 - 05:21

    Bah oui, mais mon tendre Amour, en Islande, ils sont combien à voter ?
    Je t’aime.

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Le Glass-Steagall à l’ordre du jour en Islande

1er septembre 2012
Brèves
Le Glass-Steagall à l’ordre du jour en Islande

L’Islande refuse l’esclavage bancaire

8 janvier 2010
Brèves
L’Islande refuse l’esclavage bancaire

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard