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Pour la Russie, les « révolutions de couleur » sont une nouvelle forme de guerre

La rédaction
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Sous les labels de révolutions dites « de couleur » et du « Printemps arabe » [1], Barack Obama, plusieurs dirigeants occidentaux et diverses ONG souvent dans l’orbite du milliardaire américain George Soros, poursuivent activement une forme de guerre lancée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 par le tandem Bush-Cheney, mais énoncée deux ans plus tôt par l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair lors d’un discours à Chicago.

C’est ce qu’ont dénoncé le 23 mai les intervenants russes et biélorusses lors de la Conférence sur la Sécurité de Moscou. Parmi les conférenciers le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, son homologue biélorusse Youri Zhadobin, le chef d’état-major russe Valéry Gerasimov et le chef des opérations de l’état-major russe Vladimir Zaroudnitsky.

Choïgou a ouvert la conférence en soulignant l’impact négatif des révolutions de couleur sur la stabilité internationale. Selon un résumé de Dimitri Gorenburg du Center for Naval Analyses (CNA), Choïgou a qualifié ces révolutions de nouvelle forme de guerre inventée par des Occidentaux cherchant à remplacer certains régimes par d’autres sous leur contrôle.

Le même modus operandi a été suivi dans nombre de cas : l’objectif initial – le renversement d’un gouvernement au moyen de protestations apparemment populaires – se transforme, dès lors que les protestations n’aboutissent pas, en des efforts pour déstabiliser le pays et fomenter les conflits internes. En Serbie, en Libye et en Syrie, a fait remarquer le ministre, on est passé du stade de l’ingérence politique à l’action militaire.

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Aujourd’hui, le même processus est en cours en Ukraine, où on frôle la guerre civile, et au Venezuela, où l’opposition qui se dit démocrate est organisée depuis les Etats-Unis.

La stratégie de la révolution de couleur a été décrite en détail par Zaroudnitsky, et résumée comme suit par Dimitri Gorenburg :

Tout comme les orateurs de la séance plénière, Zaroudnitsky s’est concentré sur les aspects militaires des révolutions de couleur. Il a fait valoir que si l’Ouest considère ces révolutions comme un moyen pacifique de faire tomber des régimes non démocratiques, les événements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ont montré que la force militaire fait partie intégrante de tous les aspects des révolutions de couleur. Ceci inclut des pressions externes sur le régime en question pour l’empêcher d’avoir recours à la force pour rétablir l’ordre, l’apport d’aide militaire et économique aux forces rebelles et, si ces mesures ne suffisent pas, la conduite d’une opération militaire pour vaincre les forces gouvernementales et permettre aux rebelles de prendre le pouvoir. Ainsi, les révolutions de couleur constituent une nouvelle technique d’agression lancée par les Etats-Unis et visant à détruire un État en divisant sa population. L’avantage de cette technique est qu’elle nécessite le déboursement de relativement peu de ressources pour atteindre ses objectifs. (...)

Elle est utilisée avant tout dans des zones urbaines, des civils servant fréquemment de boucliers. Les règles martiales communément acceptées ne valent pas puisque les forces armées officielles ne sont pas déployées. A la place, on laisse des forces criminelles et terroristes, ainsi que des entreprises militaires privées, agir en toute impunité. Pour repousser ce genre d’attaques, il faut avoir recours à des tactiques de guerre anti-guérilla.

Dans le choix de ses cibles, « le principal facteur est l’intérêt géopolitique de l’Etat provocateur, ce qui signifie avant tout de choisir des pays disposant de ressources naturelles considérables ou ayant une importante position stratégique et une politique étrangère indépendante ».


[1Parmi ces révolutions, l’on retient la révolte en 2000 du Mouvement de jeunesse Otpor en Serbie financé par George Soros ; les révoltes en Biélorussie en 2001 ; la « révolution des Roses » en Géorgie en 2003 ; la « révolution orange » en Ukraine en 2004 ; la « révolution des Tulipes » au Kirghizistan en 2005 ; les révoltes en Moldavie en 2009 et quelques tentatives de déstabilisation de la Russie. A part le « Printemps Arabe » qui renversa plusieurs régimes d’Afrique du Nord (Libye, Tunisie, Egypte), l’on retient également « la révolution du Cèdre » au Liban en 2005, la « révolution pourpre » en Irak en 2005 et la « révolution bleue » au Koweït, sans oublier la « révolution verte » en Iran en 2009.

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La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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