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Poutine enterre l’ordre unipolaire et modernise la Russie

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Un glisseur hypersonique traversant les défenses anti-missiles de l’adversaire. Image de synthèse présentée par Poutine lors de son discours du 1 mars 2018.

Par deux fois ces dernières années, le président russe a pris par surprise les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux, se mettant en position de déterminer la donne stratégique mondiale, au nom du rétablissement des principes fondamentaux de l’ordre international issu de la guerre contre le nazisme.

En 2015 d’abord, où en déployant des forces militaires en Syrie en soutien à Bachar al-Assad, Poutine a mis un frein aux guerres sans issue (Irak, Libye, Syrie, Yémen), déclenchées au Moyen-Orient par les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux et arabes, dans le seul but de dévaster les grands pays de la région qui ne leur étaient pas entièrement soumis.

Le 1er mars dernier, cependant, le président Poutine est allé beaucoup plus loin dans son discours devant le Parlement russe. En prenant, encore une fois, totalement de court ses adversaires occidentaux, il leur a fait comprendre que leur fantasme d’empire universel unipolaire, cette chimère des néoconservateurs américains et anglais qui met le monde à feu et à sang depuis la chute du Mur, était définitivement enterré !

En effet, le président russe a révélé le secret le mieux gardé de la planète : le développement et le déploiement par la Russie d’une panoplie d’armes nucléaires stratégiques de dernière génération. (voir notre article et encadré ci-dessous)

Basées sur des principes physiques nouveaux, celles-ci rendent caduc le système de bouclier anti-missiles sur lequel comptaient les Etats-Unis pour remporter une guerre nucléaire contre la Russie, en détruisant sa possibilité de riposte contre une première frappe américaine. (Voir ENCADRE ci-dessous.)

La Russie chercherait-elle à attaquer l’Occident ? Le président Poutine a expliqué dans son discours que c’est l’abandon par les Etats-Unis, en 2002, du Traité ABM (traité interdisant de développer des armes anti-missiles), ainsi que l’extension continue de l’OTAN vers les frontières de la Russie, qui avaient obligé celle-ci à se prémunir contre ces systèmes avec une nouvelle panoplie d’armes.

Nous avons proposé de nouvelles négociations tout au long de ce processus, a-t-il dit, mais personne ne voulait nous écouter. Maintenant, on devra nous écouter.

Nous ne menaçons personne, nous n’attaquerons personne et ne saisirons rien de qui que ce soit sous la menace des armes, a déclaré Poutine. La puissance militaire croissante de la Russie est une garantie solide de la paix mondiale car cette puissance maintiendra l’équilibre des forces dans le monde, qui, comme on le sait, a été et reste un facteur clé de la sécurité internationale après la Seconde Guerre mondiale et jusqu’à nos jours.

La véritable surprise du discours de Poutine

Si les annonces militaires de Poutine ont provoqué la panique en Occident, c’est la première partie de son discours, où il secoue ses concitoyens pour qu’ils poursuivent la modernisation du pays et définissent, comme priorité, la prospérité des familles russes grâce aux progrès scientifiques et techniques, qui devrait inquiéter les va-t-en-guerre occidentaux. Car elle traduit la volonté de la Russie d’échapper au rôle de pays exportateur de matières premières, dans lequel les vainqueurs de la Guerre froide avaient cru pouvoir l’emprisonner depuis la chute du Mur, et sa détermination de redevenir une nation prospère à la pointe de la science, de l’industrie et de la manufacture.

Selon Poutine, le principal danger « ne vient pas de la tentative de quiconque de conquérir ou dévaster notre pays. (…) Notre ennemi principal est le fait que nous sommes en train de régresser et que si nous ne renversons pas cette tendance, nous régresserons encore plus ».

Le ton a été donné dès le début du discours : « Le rôle et la position de l’Etat dans le monde moderne ne sont pas déterminés uniquement ou principalement par les ressources naturelles ou les capacités de production ; le rôle décisif est joué par le peuple, ainsi que par les conditions de développement, d’affirmation de soi et de créativité de chaque individu. »

La Russie parmi les cinq premières puissances mondiales

Poutine a placé les Russes devant le dilemme de notre époque. Dans un contexte où « la vitesse du progrès technologique s’accélère rapidement », ce sont « ceux qui arrivent à surfer sur cette vague technologique qui surgiront loin devant », les autres « seront noyés ».

Estimant que la Russie est « prête », Poutine a placé son pays devant le perpétuel défi de son histoire : assurer la prospérité des familles russes. Très soucieux de la démographie qui a décliné en 2017, il annonça une augmentation de 40 % des aides à la natalité.

Des objectifs ont aussi été fixés pour réduire de moitié le nombre de pauvres qui s’élève encore à 20 millions, assurer des retraites dignes de ce nom et prolonger l’espérance de vie de 73 ans actuellement à 80 ans, durant la prochaine décennie. Poutine s’est aussi longuement attardé sur la nécessaire amélioration du système de santé à travers tout le pays, proposant de lui consacrer 4 % du PIB entre 2019 et 2020.

Autre défi très ancien pour la Russie, créer les conditions où chacun aura sa propre maison. En 2017, avec des taux d’intérêts en dessous de 10 % (30 % en 2001), 3 millions de familles ont pu acquérir un logement et l’objectif est d’atteindre 5 millions de familles par an.

Développement urbain

Le vrai défi cependant pour la Russie est celui de devenir, dans la prochaine décennie, l’une des cinq économies les plus développées du monde, capable notamment d’assurer de bons salaires.

L’un des moteurs du développement sera la rénovation de villes à travers le pays, avec l’exigence de faire face aux besoins de santé, d’éducation, d’environnement, d’infrastructures modernes, ainsi que du numérique. Vladimir Poutine a annoncé le doublement des budgets dans les six prochaines années.

Il s’est aussi engagé à poursuivre la modernisation des réseaux de transport. Parmi les principaux axes : le nouveau pont de Crimée, qui stimulera le développement de la région de la mer Noire ; la route Europe-Asie Pacifique qu’elle construit avec la Chine et le Kazakhstan et dont Poutine s’est engagé à compléter le tronçon qui incombe à la Russie ; les réseaux ferrés du Baïkal-Amour et du Transsibérien, dont le fret import-export et le transit seront multipliés par 1,5 pour atteindre 180 millions de tonnes dans les six prochaines années.

Sans parler des installations portuaires qui battent tous les records et de la Route du Nord, que la Russie veut pleinement compétitive, pouvant atteindre en 2025 un trafic de fret de 80 millions de tonnes.

La Russie plateforme logistique et numérique

Pour Poutine, la Russie doit aussi devenir « la principale plaque tournante mondiale de la logistique et du transport, ainsi qu’un centre mondial pour le stockage, le traitement, le transfert et la protection fiable d’importants volumes d’informations, ce qu’on appelle le Big Data. »

Elle doit construire « ses propres plateformes numériques », ouvrant la voie à la « réorganisation des processus de fabrication, des services financiers et de la logistique, y compris en utilisant la technologie des blockchains. »

Poutine veut aussi une Russie à la pointe des équipements robotiques, de l’intelligence artificielle, des véhicules sans pilote, du commerce électronique et de la technologie de traitement des mégadonnées.

Education et recherche : l’excellence russe

Partant du constat des experts internationaux pour qui la Russie a le meilleur système d’éducation primaire du monde, Poutine veut révolutionner toutes les méthodes d’enseignement afin de « susciter chez les enfants une ouverture vers le changement, une curiosité créative et leur apprendre à travailler en équipe ». Un système qui doit s’étendre au pays entier, dit-il, en y intégrant, par exemple, les ressources de projets tels que Sirius et Quantorium.

Dans le même but, on créera également dans les régions des complexes culturels, éducatifs et des musées, ouverts à tous, notamment aux jeunes. Ils offriront des salles de concert, des écoles de théâtre, de musique et de danse et d’autres institutions créatives, ainsi que des espaces d’exposition où les principaux musées du pays pourront présenter leurs trésors. « Car pourquoi stocker tant d’œuvres dans les entrepôts des musées ? »

Quant au numérique, pour Poutine, il doit s’ancrer dans la recherche fondamentale. D’où sa volonté de renforcer encore la célèbre école de mathématiques russe et doter la Russie d’infrastructures de recherche, telles que les puissants collisionneurs de particules synchrotrons qui vont être installés à l’Akademgorodok de Novossibirsk et à Pritvino, dans la région de Moscou.

D’où viendra l’argent ?

A ce stade se pose la question du financement de ces politiques. Et c’est la partie la plus intéressante du discours de Poutine, car elle indique un changement de cap. Les profondes crises récentes, la chute du prix du pétrole et les sanctions occidentales ont conduit la Russie à réduire fortement sa dépendance à l’exportation d’hydrocarbures et à réorienter son économie vers les manufactures et la production agricole. Les annonces présidentielles vont contribuer à renforcer cette tendance.

Comme le dit Poutine à juste titre, l’argent viendra de « la mise en valeur du potentiel économique du pays et de chacune de ses régions, qui constitue la principale source de ressources supplémentaires ».

Premièrement, « par l’augmentation de la productivité de la main-d’œuvre », notamment dans « la construction, les transports, l’agriculture et le commerce », dont il propose d’augmenter la productivité d’au moins 5 % par an.

Deuxièmement, de l’augmentation des investissements qui devraient passer à 25 % puis à 27 % du PIB. Troisièmement, de la promotion des petites entreprises, et quatrièmement, du développement des exportations hors matières premières.

« Dans les six prochaines années, nous devons doubler la quantité d’exportations hors matières premières et non énergétiques pour atteindre 250 milliards de dollars – en particulier amener les exportations d’ingénierie à 50 milliards de dollars. »

Enfin, l’annonce par le président Poutine que le développement de ces nouvelles armes nucléaires serait mené de façon très ouverte sur l’économie civile est très importante.

Car, comme notre ami politique américain Lyndon LaRouche en a souvent discuté avec des responsables russes et des membres de l’Académie des Sciences de Russie, avant et après la chute du Mur, l’utilisation de principes physiques nouveaux, en provoquant de véritables sauts qualitatifs technologiques, peut conduire à une augmentation massive du niveau de vie des populations, à condition que l’économie civile bénéficie de ses retombées.

Les nouvelles armes annoncées par Poutine

Grâce à leur manœuvrabilité qui remplace les trajets balistiques prédéfinis, au moteur nucléaire miniaturisé qui équipe certains de ses missiles et allonge indéfiniment leur portée de vol, grâce enfin aux vitesses hypersoniques atteintes par ces missiles, la Russie vient de sonner le glas de la volonté de suprématie américaine. Voici un bref descriptif de ces systèmes :

  • Le missile stratégique Sarmat à « tête orbitale ». Ce missile balistique intercontinental (ICBM) a un rayon d’action illimité car après avoir été placée en orbite, la tête entre dans l’atmosphère avant de fondre sur sa cible. Il doit remplacer les missiles SS-18 Satan datant de l’époque soviétique. « Sarmat sera doté d’un large éventail d’armes nucléaires de grande puissance, notamment hypersoniques, et de systèmes dernier cri de neutralisation de la défense antiaérienne », a indiqué Poutine ;
  • Le missile de croisière à propulsion nucléaire et à portée illimitée. La Russie dispose désormais d’une mini-centrale nucléaire miniaturisée pour propulser un missile de croisière à charge nucléaire. Grâce à ce moteur à l’énergie quasi-illimitée et à un trajet non balistique mais aléatoire, ces missiles rendront caducs les boucliers anti-missiles ;
  • Les drones océaniques multi-cibles. Également à propulsion nucléaire, ces drones se déplacent, avec une charge nucléaire, à une vitesse plusieurs fois supérieure à celle d’un sous-marin classique ;
  • Le missile hypersonique Dague (Kinzhal en russe). Tiré depuis un bombardier, il peut atteindre une vitesse de Mach 5 (5 x la vitesse du son, env. 1715 m/s). Cette vitesse le rend tout aussi impossible à intercepter. Il a été testé avec succès il y a trois mois ;
  • Le projectile Avantgarde, équipé d’un bloc ailé hypersonique, qui cumule les caractéristiques de passage dans l’espace du Sarmat et de vitesse de la Dague, mais dont la trajectoire peut s’ajuster en cours de trajet. Selon Poutine, « ce système est capable de voler dans les couches denses de l’atmosphère sur une portée intercontinentale à une vitesse supersonique, dépassant 20 fois la vitesse du son (…) Il fonce vers sa cible comme une météorite (…). La température à la surface de l’engin atteint entre 1600°C. et 2000°C. » ;
  • Les armes à laser. Transportables par camion, Poutine s’est gardé d’en décrire les détails. « Depuis l’année dernière, les forces armées reçoivent déjà des complexes laser de combat. Il y a tout lieu de penser que dans ce domaine nous avons de l’avance, au moins là où c’est le plus nécessaire. »

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