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Le Premier ministre belge annonce sa volonté de scinder les banques en deux

6 septembre 2012 (Nouvelle Solidarité) – Au moment où l’Etat belge se trouve à nouveau sous pression pour renflouer le géant bancaire belgo-français Dexia, des dirigeants politiques belges réaffirment leur volonté de mettre la séparation bancaire à la Glass-Steagall sur la table.

Samedi le 1er septembre, c’était au tour du Premier ministre socialiste Elio di Rupo, visiblement au courant du débat qui fait rage en Angleterre et aux Etats-Unis à ce sujet, de s’exprimer dans le quotidien La Libre Belgique sous le titre "Non à l’impunité".

En réponse à une question d’un journaliste sur le type de réformes bancaires qu’il entendait mettre en oeuvre, di Rupo a répondu :

L’un des grands problèmes, c’est la taille des banques. Au Royaume-Uni, les banques représentent 600 % du produit intérieur brut ; au Danemark, 500 % du PIB ; aux Pays-Bas, en France, en Belgique, elles représentent entre 360 % et 400 %. Dès que les banques ont un problème, l’impact sur les Etats est gigantesque. Il faut sortir de la logique propre du système financier qui consiste à privatiser les profits et à socialiser les pertes. Les moyens financiers tournent dans le monde de la finance et ne sont plus consacrés, de manière suffisante, à l’économie réelle. Cela n’est pas normal. Il y a une demande, en Belgique comme dans d’autres pays – au Etats­-Unis par exemple –, de scinder les banques : d’un côté les banques de dépôt, de l’autre les banques d’affaires. Des réflexions ont lieu chez nous, à la Banque nationale et au niveau européen.

Lorsque le quotidien essaie de noyer le débat en déclarant que celui-ci contient beaucoup d’idéologie, le Premier ministre répond :

Oui, c’est vrai. Mais la situation est intenable. C’est de la folie. Quand les banques, Dexia, Fortis, ont eu des difficultés, elles ont frappé à la porte de l’Etat. Pour les aider, l’Etat n’a eu d’autre choix que d’emprunter et d’augmenter son stock de dettes. Puis ces mêmes banques nous font des leçons et estiment que l’Etat est trop endetté... ! Il faut cesser de se moquer du monde. Ma conviction est que l’on doit parvenir à scinder les banques, à réduire leur taille et à protéger les avoirs des citoyens de manière à éviter que les Etats interviennent. Il faudra prendre des dispositions de manière à ce que tous les comportements à risque soient assumés par ceux qui les posent. Il faudra des clauses qui imposent des pénalités directes à la fois chez les ges­tionnaires et chez les actionnaires en cas d’erreurs manifestes. Car aujourd’hui les gens ont peur. Jusqu’en 2008, les gens croyaient que les banques étaient les lieux les plus sûrs pour préserver leurs avoirs. On se rend compte qu’elles jouent en fait avec l’argent des déposants. 

Si une partie de la droite chrétienne-démocrate a rétorqué que ce système serait un retour à une politique « archaïque », l’un des principaux économistes flamands, Paul De Grauwe (professeur à la London School of Economics et à l’Université de Leuven) a répondu dans le quotidien Le Soir du 5 septembre : « Scinder les banques : courage, Monsieur le Premier ministre ! »

Il explique ensuite que

quatre ans après l’éclatement de la crise bancaire, le gouvernement belge fait une proposition de réforme fondamentale du système bancaire. Il propose de scinder les banques en deux. D’une part il y aurait les banques de dépôts, d’autre part les banques d’affaires. Enfin, dira-t-on. Depuis des années, pas mal d’économistes insistent sur le fait qu’une telle opération est essentielle pour la stabilité du système financier. 

L’économiste, qui avait publié dix jours avant le sommet du G20 de 2009 sur la crise financière un article appelant à un Nouveau Bretton Woods et à la restauration de Glass-Steagall au sein de chaque pays, souligne que « ce ne sera pas facile pour le Premier ministre, [car] le lobby des banques est prêt à une campagne de désinformation. » De Grauwe énumère ensuite les arguments qui seront avancés par elles pour tenter de bloquer cette réforme, et conclut :

La tâche du Premier ministre sera ardue. Il fera face à un lobby banquier qui mobilisera des ressources considérables pour faire échouer sa proposition de scission de nos banques en banques de dépôts et banques d’affaires. Il lui faudra du courage. Je lui souhaite beaucoup de succès.

Solidarité & Progrès se mobilisera pour fortement appuyer cette bataille cruciale car la démarche de la Belgique pourra en inspirer quelques uns dans notre propre pays...

A lire également : article sur le même sujet de l’hebdomadaire belge Trends.

Voir les 3 commentaires

  • Albert L • 17/09/2012 - 00:15

    Quand ? Un déclaration, ça ne suffit pas.
    "réaffirme". Cela signifie qu’ ils l’ont déjà affirmé.
    Mais quoi de concret ?

    Répondre à ce message

  • sou • 09/09/2012 - 12:41

    Nous sommes à la veille d’ election communale, pas étonnant qu’il fasse cette déclaration.
    Si tout reste en l’etat, les belges n’hésiteront pas à les pendre par les C.........., si ils en ont.
    Faut dire que nous sommes les champions de l’épargne et de la bonne gestion domestique. Nos comptes sont en ordre par ce que chaque institution fait son job, à temps et heure. La corruption est inexistantes en bas de l’ echelle. ( la preuve, sans gouvernement pendant des mois, le pays a continuer a fonctionner sans blème.
    Ayant bouffer du rat en 40/45, à Bruxelles, pour cause de famine, nos parents en ont souffert et nous ont passe le message, on se laissera pas faire par une nouvelle dictature avec ou sans moustache.

    Répondre à ce message

  • CV • 06/09/2012 - 22:44

    Pour sortir de la Schizophrénie Mr Hollande, scindez les banques en deux !!!

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

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Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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