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Qu’est-ce que JP Morgan Chase, vraiment ?

La rédaction

Par Nancy Spannaus, rédactrice en chef de l’Executive Intelligence Review (EIR), hebdomadaire fondé par Lyndon LaRouche.

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A New York, au 23 Wall Street, rien n’indique qu’il s’agit du siège mondial de la banque JP Morgan. Pourtant, depuis 150 ans, il s’agit d’une adresse incontournable pour l’Empire britannique et tous ceux qui s’opposent à Glass-Steagall.

Le nom même de JP Morgan Chase évoque l’héritage de la banque britannique en Amérique. D’un côté, il y a JP Morgan, qui est essentiellement le bras américain d’une banque britannique fondée par des Américains à Londres au début du XIXe siècle. De l’autre, il y a la descendance de la Manhattan Bank (plus connue sous le nom de Chase Manhattan), une institution fondée en 1799 par Aaron Burr dont le but supposé était d’approvisionner la ville de New York en eau potable.

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En 1930, la banque JP Morgan a racheté la paire de pistolets employée par Aron Burr pour tuer le fondateur du système américain d’économie politique Alexander Hamilton.

Au cas où quiconque penserait que cet héritage n’est plus d’actualité à JP Morgan Chase, aujourd’hui dirigée par Jamie Dimon, il faut savoir que dans le vestibule du bureau de Dimon sont exposés les pistolets avec lesquels le traître Aaron Burr a assassiné le fondateur du Système américain d’économie politique, Alexander Hamilton. [1]

Origines et évolution

En 1835, George Peabody, né au Massachusetts, fonde une banque d’affaires à Londres, George Peabody & Co., qui devient la première firme bancaire américaine à Londres (et qui aide NM Rothschild dans ses investissements aux Etats-Unis). En 1854, l’Américain Junius Spencer Morgan (1813-1890), rejoint la banque, qui devient alors la Peabody, Morgan & Co. Peabody se retire en 1864 et la banque devient la JS Morgan & Co.

Le fils de Junius, John Pierpont Morgan (1837-1913) rejoint la banque de son père. Il retourne ensuite aux Etats-Unis en 1857 pour travailler avec le représentant américain de JS Morgan & Co., Duncan, Sherman & Co. En 1871, JP Morgan fonde une banque américaine en partenariat avec Anthony Drexel de Philadelphie, nommée Drexel, Morgan & Co.

En 1895, celle-ci devient la JP Morgan & Co. Quand Junius Morgan meurt en 1890, son fils JP Morgan (1867-1943) reprend le contrôle de JS Morgan & Co. (qui a été renommée Morgan Grenfell en 1910). Suite à sa mort, JP Morgan Jr. (aussi connu comme « Jack ») reprend l’affaire.

Le Glass-Steagall Act de 1933 oblige la banque à séparer formellement ses branches bancaires de dépôt et de marché. JP Morgan & Co. devient une banque de dépôt, et en 1935 a lieu la conversion de la branche bancaire de marché sous le nom de Morgan Stanley, dirigée par les partenaires de JP Morgan Henry S. Morgan (petit-fils de J. Pierpont) et Henry Stanley. Morgan Stanley acquiert la première place parmi les banques d’affaires à Wall Street.

En 1959, JP Morgan fusionne avec la bien plus importante mais moins puissante Guaranty Trust Company of New York pour former le Morgan Guaranty Trust. Vers 1969, la banque créé une holding bancaire, JP Morgan & Co., pour prendre possession du Morgan Guaranty Trust.

En 2000, JP Morgan devient la possession de la Chase Manhattan Bank, qui elle-même tient son nom de l’acquisition par Chemical Bank de la Chase (Chemical avait avant cela acquis Manufacturer Hannover). Suite à la fusion, la combinaison bancaire adopte le nom de JP Morgan Chase & Co (JPMC).

En 2004, JPMC acquiert la Bank One de Chicago, une importante banque régionale, dirigée à l’époque par Jamie Dimon, aujourd’hui le PDG de JPMC.

Détruire le Système américain

Les trois générations de Morgan et leur banque ont été les principaux agents britanniques aux Etats-Unis et apparaissent comme ayant reçu pour mission de détruire le Système américain.

La banque a fini par contrôler une myriade d’intérêts, notamment les sociétés General Electric et U.S. Steel, mais aussi des chemins de fer et d’autres.

JP Morgan Sr. a été un acteur clé dans l’opération britannique connue comme la Panique de 1907, suite à laquelle les Britanniques ont consolidé leur mainmise sur la finance américaine. La Panique de 1907, ainsi que les paniques de guerre financière orchestrées avant elle, ont mené à la formation en 1913 du système de Réserve fédérale – dans lequel les intérêts de Morgan ont joué un grand rôle.

JP Morgan Sr. meurt la même année et est remplacé par son fils. Au cours de cette période du début du XXe siècle, l’empire Morgan devient le propriétaire partiel et/ou acquiert un contrôle considérable sur l’industrie américaine, notamment General Electric, U.S. Steel, International Harvester, AT&T, American Bridge ainsi que de nombreuses lignes ferroviaires, dont celles d’Atchison, Topeka and Santa Fe, Pennsylvania Railroad et Northern Pacific. En général, il apparaîtra que Morgan et ses comparses menaient des guerres financières qui mettaient en faillite des pans entiers de l’industrie et du rail américain, qu’ils rachetaient alors pour ériger des conglomérats dominant le marché et étouffant toute compétition.

Bien sûr, les Morgans n’ont jamais abandonné leur rôle international et leurs liens étroits avec les Britanniques. Dans son introduction à son livre The House of Morgan, An American Banking Dynasty and the Rise of Modern Finance, Ron Chernow présente les choses ainsi :

Les liens de JP Morgan à l’étranger, en particulier ceux avec la Couronne britannique, lui ont conféré un caractère ambigu et ont posé question sur sa loyauté nationale. Les vieux partenaires de Morgan étaient des ambassadeurs financiers dont les affaires quotidiennes recoupaient souvent les affaires de l’Etat. Aujourd’hui encore [1990, ndr], JP Morgan est probablement plus proche des banques centrales du monde que n’importe quelle autre banque.

En même temps, la banque Morgan entretient des liens au sein des partis politiques aux Etats-Unis, notamment les démocrates Al Smith, le président du parti John Jakob Raskob et John W. Davis, l’avocat de Morgan.

Ce groupe au sein du parti démocrate fait de son mieux pour empêcher la nomination de Franklin Roosevelt à la primaire démocrate de 1932 et, suite à son échec et à son élection, fait partie d’une conspiration pour fomenter un coup d’Etat militaire contre Roosevelt, en s’appuyant sur le général Smedley Butler. Mais c’est un échec, Butler dénonçant publiquement le projet et racontant son histoire aux médias et au Congrès [2].

Morgan n’abandonne pas, bien sûr. Il est particulièrement amer de la façon dont le traite Ferdinand Pecora, le procureur qui le poursuit sans relâche – avec l’encouragement de Roosevelt – au cours d’auditions sur la corruption bancaire, au printemps 1933, établissant ses manquements à l’égard de l’impôt sur le revenu et son escroquerie du public au bénéfice de ses amis.

Bien que le travail de Pecora ne conduise pas Morgan en prison, il est traité avec un juste mépris. Morgan, en colère, dira de Pecora qu’il a « les façons d’un juge qui tente d’inculper un voleur de chevaux ».

Spéculation financière

Après la mort de Roosevelt, et suite à l’assassinat de Kennedy, la voie est de plus en plus libre pour que la banque de tradition britannique retrouve un rôle dominant.

Tandis que l’importance de l’industrie décline et que la finance prend de l’ampleur, JP Morgan est un acteur clé. L’un de ses objectifs principaux est d’éliminer les barrières posées par le Glass-Steagall Act.

En décembre 1984, JP Morgan fait circuler un document interne, préparé par une équipe d’économistes de la banque menée par William C. Dudley, aujourd’hui président de la Réserve fédérale de New York. Le document, intitulé Rethinking Glass-Steagall, est un appel à l’offensive pour briser le Glass-Steagall Act et revenir à l’ère pré Roosevelt de cartellisation financière débridée. A l’époque, Alan Greenspan est directeur chez JP Morgan, et il s’avérera, avec Lawrence Summers, le plus important acteur de l’abrogation de Glass-Steagall.

En tant que président de la Fed, à partir de 1987, Greenspan se déclare publiquement favorable au démantèlement de Glass-Steagall et commence à relâcher sa protection, jusqu’à son abrogation dans presque tous ses aspects en 1999, avec l’adoption du Gramm-Leach-Bliley Act.

Grâce à cette abrogation, JP Morgan devient rapidement un acteur majeur du marché des dérivés, non seulement dans leur vente mais aussi en élaborant de nouveaux types de dérivés et en bâtissant une protection politique du modèle.

Quand le mouvement de LaRouche lance sa campagne contre les produits dérivés financiers en 1993, Mark Brickell, de JP Morgan, en sa qualité de cadre exécutif de l’International Swaps and Derivatives Association (ISDA), conduit la défense de ces produits au Congrès (et achète également 25 exemplaires du pamphlet sur les dérivés, Tax Derivatives Speculation, Pop the Financial Bubble, Rebuild the World Economy, publié par le journal du mouvement de LaRouche, The New Federalist).

Quand Brooksley Born, de la Commodities Futures Trading Commission, ose poser la question de la déréglementation des dérivés en 1998, Greenspan, ainsi que Robert Rubin et Lawrence Summers, du Trésor, s’opposent à elle, tandis que Brickell et l’ISDA mènent le lobby au Congrès, en menaçant de déménager à Londres si le gouvernement interfère.

En 1994 [3], la banquière de Morgan et sujet britannique Blythe Masters dirige l’équipe qui mettra au point les fameux Credit Default Swaps (CDS). Quelques années plus tard, Masters et son équipe ouvrent l’ère de la titrisation, en créant un Fonds commun de créances (FCC) pour racheter quelque 10 milliards de dollars de prêts bancaires. Le contrat, appelé BISTRO, sera le fondement des Obligations synthétiques adossées à des actifs (CDOs).

JP Morgan empoche plus de 1000 milliards de dollars de renflouement !

En mars 2008, alors que la crise financière prend de l’ampleur, la Fed accorde à JPMC quelque 29 milliards de dollars pour racheter Bear Stearns. Quand la crise explose en septembre 2008, JPMC reçoit une injection de 25 milliards de dollars en liquidités de la part du TARP, et obtient, au cours de la période allant du 1er décembre 2007 au 10 juillet 2010, 391 milliards de dollars en prêt auprès du guichet de renflouement d’urgence de la Fed, ainsi que 319 milliards supplémentaires par sa propriété Bear Stearns. Selon le rapport du GAO [Cour des comtes américaine, ndt] sur son audit de la Fed, JPMC a obtenu un total de 1269 milliards de dollars.

Voilà qui fait beaucoup d’argent pour une banque qui a crié haut et fort ne pas avoir besoin d’un renflouement.

Morgan était la seconde plus importantes banques de dérivés aux Etats-Unis quand elle fusionne avec le leader sur ce marché, la banque Chase Manhattan (respectivement 9000 et 14 000 milliards de dollars à l’époque de la fusion). Suite à cette combinaison, la banque est clairement devenue première sur le marché, culminant à 99 200 milliards de dollars au second trimestre de 2008. Fin 2012, elle avait réduit son exposition à seulement 69,5 milliards de dollars !

Pour connaître le rôle de JP Morgan en Europe tout au long du XXe siècle et en particulier dans les années 1930, lisez : La Banque des règlements internationaux (BRI) et la solution finale

John Hoefle, Steve Komm et Jeffrey Steinberg ont contribué à ce rapport.


[1Alexander Hamilton (1857-1807) fut le premier secrétaire au Trésor sous Washington et père de la première banque nationale, une institution conçue pour mobiliser du crédit productif public au service de l’équipement de l’homme et de la nature, démantelé ultérieurement sous pression du lobby bancaire.

[2Voir Jeffrey Steinberg, FDR’s 1932 Victory Over London’s Wall Street Fascists, EIR, 4 avril 2008.

[3Année où le Bankers Trust, fondé par Morgan et considéré comme l’étoile montante sur le marché des dérivés, explose. La crise est dissimulée grâce à des révélations sur des escroqueries de contreparties par le Trust.

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