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Qui alimente la révolution de couleurs contre l’Afrique du Sud ?

La rédaction
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De gauche à droite, les cinq dirigeants des pays des BRICS : Poutine, Modi, Rousseff, Xi et Zuma.

Agacé par l’ambitieux programme de développement sud-africain, l’un des principaux organes de l’oligarchie anglo-américaine, le Washington Post, a publié le 15 mars dernier un grand article intitulé : « Les plans nucléaires de l’Afrique du Sud énervent les Etats-Unis ».

Les deux auteurs de l’article, Douglas Birch et R. Jeffrey Smith, deux scribes au service du mal nommé Centre pour l’intégrité publique à Washington, s’inquiètent des dangers pouvant découler de la présence, dans les stocks du pays, de 485 livres d’uranium enrichi, héritage du programme du désarmement nucléaire sud-africain au cours des années 90.

Ainsi, les deux auteurs s’exclament : « Le principal obstacle à la réalisation de l’un des principaux objectifs de la Maison Blanche en matière de contrôle de l’armement, selon des responsables américains, est Jacob Zuma. » [Le Président sud africain, ndt.]

Même si les responsables sud-africains tentent de minimiser l’incident, il va sans dire que les anglo-américains ont bel et bien l’intention d’utiliser n’importe quel prétexte pour déstabiliser le seul membre des BRICS sur le continent africain, dont les espoirs en matière de développement scientifique et technologique dépendent dans une large mesure des efforts de l’Afrique du Sud et de l’Égypte.

Comme le reconnaissait dès 2013 le Secrétaire-général du Parti communiste sud africain, le Dr Blade Nzimande [1] :

La création des BRICS est peut-être l’un des événements les plus importants depuis l’effondrement de l’Union soviétique. (…) Il ne s’agit pas d’une tentative de forger un bloc hégémonique ou sous-impérialiste, mais d’exploiter la mutation de l’équilibre des forces (économiques) mondiales au profit du monde en voie de développement. (…) Il n’est pas dit que les BRICS joueront un rôle positif en tant que tel, mais il s’agit là d’un objectif pour lequel nous devons nous battre, car il y a un immense potentiel pour que ce soit le cas. L’impérialisme par exemple ne va pas laisser les BRICS tranquilles, surtout à cause de la menace potentielle d’une mutation encore plus importante de l’équilibre (économique) mondial.

Une révolution de couleurs ?

C’est dans ce contexte qu’il faut voir les nombreuses tentatives (financières et politiques) des britanniques et de leurs alliés pour déstabiliser le pays. Le premier objectif est de faire descendre le vote en faveur de l’ANC à 50 % ou moins, contre les 70 % ou plus dont il bénéficie aujourd’hui. On vise ensuite à déclencher une « révolution de couleur » afin de forcer un « changement de régime ».

Une mobilisation des différents partis d’opposition (dont l’Alliance démocratique (DA) associée à des intérêts britanniques, et l’Economic Freedom Fighters (EFF) de Julius Malema, un ancien président de l’ANC Youth League, qui avait été expulsé en 2012 de l’ANC en raison de ses propos extrémistes) a été lancée en novembre dernier pour exiger le départ du Président sud-africain, sous le slogan « Zuma must go », dans le but d’affaiblir l’ANC plus généralement.

Voici quelques éléments permettant de croire qu’une partie de cette contestation est alimentée et encouragée de l’extérieur :

  • L’ONG néoconservatrice américaine Freedom House, basée à New York, dispose d’une antenne active à Johannesburg en Afrique du Sud dirigée par Vukasin Petrovic, un des onze Serbes qui ont fondé l’organisation Otpor. Après la chute de Milosevic, il a été déployé en Ukraine pour y fomenter la révolution orange. [2]
  • Jane Duncan, une professeure de l’Université de Johannesburg qui ne cache pas le fait que ses recherches bénéficient des largesses de la Open Society Foundation for South Africa (George Soros), a écrit une tribune virulente attaquant les élites sud-africaines. Après avoir fustigé la « répression du régime », elle se lâche en disant :

    Ils devraient se souvenir que cela n’a pris que trois petites années pour complètement discréditer l’héritage politique de Joseph Staline. Ils devraient également réfléchir sur la façon dont Kadhafi a fini ses jours, apparemment sodomisé avec un bâton. Et ils devraient s’interroger : "Est-ce que c’est comme ça qu’on se rappellera de moi ?"

L’article de Jane Duncan a été posté sur le site de la South African Civil Society Information Service (SACSIS) qui dénonce par ailleurs les BRICS. Duncan se voit comme une chercheuse au service de Irvin Jim qui dirige le syndicat des métallurgistes et qui lui est en campagne pour un changement de régime.

Vote de non-confiance

Parmi les différentes opérations à l’encontre du président, mentionnons le vote de non-confiance au Parlement le 17 mars dernier, qui n’a toutefois pas abouti. Le prétexte utilisé n’a pas été bien sûr la politique du gouvernement en faveur des BRICS, mais un scandale à propos des dépenses visant à sécuriser la résidence rurale de Zuma, à Nkandla. Ces dépenses n’ont pas été entièrement superflues puisque les services de renseignement n’excluent pas la piste d’un empoisonnement pour expliquer la longue maladie qui a frappé le Président Zuma, plusieurs mois avant et après le sommet des BRICS de juillet 2014 à Fortaleza au Brésil.

Plus récemment, c’est la contestation intérieure qui a empêche à la dernière minute le Président Zuma de se rendre aux commémorations du sommet de Bandung de 1955 en Indonésie.

Renaissance économique

Le gouvernement sud-africain reste cependant entièrement déterminé à concrétiser ses plans pour la construction de 9,6 GW de capacités nouvelles dans le nucléaire civil, même si des experts auto-proclamés affirment que l’économie sud-africaine n’est pas en mesure de soutenir un tel effort, et que la main d’œuvre qualifiée n’y est pas disponible. Cette politique vise pourtant à surmonter précisément ces difficultés, à transformer le pays en une économie moderne et prospère.

Pretoria espère obtenir un financement complet de la part d’un partenaire étranger, qui aura pour tâche de construire les réacteurs puis de les exploiter pendant une certaine période, tout en utilisant le plus grand nombre de composants en provenance de l’industrie nucléaire sud-africaine.

Le ou les prestataires n’ont pas encore été choisis, mais plusieurs accords inter-gouvernementaux ont été signés, notamment avec la Russie, la France, la Chine et la Corée du Sud. D’autres pays comme le Canada, le Japon et même les États-Unis sont également sur les rangs.


[1Le Parti communiste sud africain (SACP), l’un des principaux partis du pays, évolue au sein même du Congrès national africain (ANC) en tant que principale faction. L’ANC est au pouvoir en Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid en 1994.

[2Otpor (Résistance) avait été créée en 1998 en Serbie avec le soutien du milliardaire américain George Soros et l’organisme public américain, le National Endowment of Democracy (NED), organisatrice de nombreuses « révolutions de couleur » dans les pays opposés à la City de Londres et à Wall Street. Srdja Popovic, un autre cofondateur d’Otpor, ainsi que son épouse, ont été des employés de Stratfor, la firme texane de renseignement privé que dirige George Friedman.

Le manuel d’Otpor se calque d’ailleurs sur celui écrit par Gene Sharp, le « père intellectuel » des « révolutions de couleur », basé à Oxford. Après la chute de Milosevic en Serbie, Otpor a internationalisé son action en créant CANVAS, un centre de formation pour l’« action non-violente » pour organiser des révolutions de couleurs partout dans le monde.

Popovic et d’autres serbes d’Otpor et de CANVAS donnent des formations en résistance non-violente à la Harvard Kennedy School of Government, où les jeunes dirigeants des pays émergeant sont envoyés pour se former.

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Face au système translatlantique, les BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – ont décidé de poser les bases d’un autre monde : politique de développement économique mutuel, nouveau système monétaire international pour nourrir la croissance, économies physiques tirées par la recherche scientifique.

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

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