X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

Réunion de l’OEA sur l’Argentine : le Guyana appelle à rétablir Glass-Steagall

La rédaction
JPEG - 457.3 ko
Les militants du Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC) ont déployé leurs bannières à l’entrée de la conférence de l’Organisation des Etats américains : "Le programme de LaRouche pour plumer les vautours : 1) Rétablissons le Glass-Steagall ; 2) Rétablissons une politique de crédit public ; 3) Du crédit d’Etat pour la création d’emplois productifs ; 4) Un programme à marche forcé pour la fusion thermonucléaire contrôlée".
Crédit : LPAC

Le ministre des Travaux publics du Guyana Robeson Benn a appelé le continent américain à débattre de l’impérative nécessité de rétablir le Glass-Steagall Act de 1933, puisque sa révocation en 1999 a permis l’émergence du système usurier et spéculatif qui cherche aujourd’hui à détruire l’Argentine et plusieurs autres pays.

Cet appel a été prononcé le 3 juillet lors d’une réunion d’urgence des Ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Organisation des Etats américains (OEA) à Washington, pour élaborer une position commune face à l’attaque des fonds vautours contre l’Argentine.

Benn, qui intervenait à titre de ministre des Affaires étrangères de son pays, a motivé son appel de la manière suivante :

Je voudrais poser la question si nous ne devions pas, face à cet imbroglio, remettre en cause le bien-fondé de l’abrogation du Glass-Steagall Act en 1999 aux États-Unis, qui portait sur l’activité du système bancaire, des institutions financières internationales, principalement résidentes aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Le président américain Franklin Roosevelt institua la Loi bancaire de 1933 [Banking Act], qui érigea des cloisons étanches entre les activités des banques et sur les questions reliées à la spéculation dans le système financier. Peut-être faudrait-il réétudier la nécessité de rétablir d’importantes sections du Glass-Steagall Act qui a été abrogé en 1999.

Après tout, nous connaissons la dévastation et les bouleversements infligés à l’économie américaine en 2008, provoquant encore plus de dévastation et de bouleversements à l’ensemble du système financier mondial. Il faudrait peut-être revenir sur cette question, ou faire un appel aux législateurs américains pour qu’ils poursuivent leurs efforts pour remettre en place le type de réglementation du système bancaire qui arrêterait les fonds vautours et les empêcherait de sévir. Une réglementation qui empêcherait cette forme d’activité que je qualifie de "piraterie moderne", car elle a de graves conséquences pour l’économie mondiale et spécifiquement aujourd’hui pour l’Argentine, un pays jouant un rôle majeur en Amérique latine, centrale et ailleurs.

Le Guyana est solidaire de l’Argentine dans son rejet et sa condamnation des agissements des fonds vautours, qui ont mis en danger le progrès accompli par ce pays. (...) Le dilemme auquel est confronté le peuple argentin et son gouvernement a une forte résonance avec tous les pays en voie de développement. Il est de la responsabilité morale de toutes les parties intéressées, y compris le peuple américain et son gouvernement, de faire en sorte que des pays comme l’Argentine, qui a fait d’importantes avancées pour améliorer sa situation par rapport à sa dette, [de ne pas adopter des mesures] qui menacent le progrès qui doit être accompli.

Le discours de Benn était la dernière intervention précédent le vote des États membres pour déterminer la position de l’OEA sur cette question. La vaste majorité des représentants a voté par acclamation en faveur d’une résolution soutenant les efforts de l’Argentine pour arriver à « un accord juste, équitable et légal avec 100 % de ses créditeurs », et exprimant « son soutien complet pour arriver à une solution qui vise à faciliter le service de la dette souveraine de l’Argentine ».

Seuls les États-Unis et le Canada ont voté contre. Les premiers ont insisté qu’on ajoute une note au bas de la déclaration disant : « Les États-Unis ne peuvent pas soutenir cette déclaration et notent que cette question relève du processus judiciaire des États-Unis. »

Le ministre des Affaires étrangères du Venezuela Elias Jaua a pour sa part rappelé que le ministre des Affaires étrangères argentin Luis Maria Drago (1859-1921) avait écrit en 1902 à son ambassadeur aux États-Unis pour dénoncer le blocus des ports vénézuéliens par des navires allemands, italiens et britanniques dans le cadre d’un effort pour collecter la dette.

Ceci est devenu la « Doctrine Drago », définissant le principe selon lequel aucun créditeur ne peut collecter une dette aux dépens de l’existence, de la souveraineté et de l’indépendance d’un pays. La lettre citait le premier secrétaire au Trésor américain Alexander Hamilton, affirmant que des contrats entre un pays et des individus privés « ne peuvent faire l’objet de l’usage de la force ».

Jaua a terminé son discours en demandant la mise en place d’un nouveau système financier international :

Voilà pourquoi nous sommes venus, 112 ans après cette lettre du valeureux ministre Drago, au nom de notre gouvernement et de notre peuple pour dire que l’Argentine ne peut être forcée de payer dans des conditions inacceptables une dette qui est immorale et qui présente des signes manifestes d’illégalité. (…) Ce qui arrive aujourd’hui à l’Argentine nous arrivera à nous tous... Ministres, faisons plus que de simplement lancer un appel. Donnons-nous pour tâche de redéfinir de toute urgence le système financier international.

JPEG - 250.2 ko

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard