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Rocard : séparer les banques pour éviter un « drame mondial »

La rédaction
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Invité de LCP le 24 mars pour débattre de la situation de la France, de l’austérité et du chômage, Michel Rocard a réitéré ses mises en garde contre le « drame mondial » qui se prépare et les mesures d’urgences pour y faire face. Il a pris parti pour un Glass-Steagall global et l’établissement d’un système de financement public pour les Etats afin d’éviter le « massacre ». Extraits.

Nous sommes d’abord dans une difficulté mondiale (…) un drame financier et bancaire mondial, ça s’est manifesté en 2006-2008, nous avons toujours des masses – 750 000 milliards de dollars – de liquidités folles principalement vouées à la spéculation et dont les contre-parties monétaires ne sont pas liées à l’économie réelle : ça peut exploser n’importe quand.

Quelles mesures courageuses devrait prendre Hollande, lui demande Frédéric Haziza ?

Je commencerais par un secteur dont on ne parle jamais, qu’on oublie, qui n’a pas beaucoup de rapport avec la croissance ou le chômage et qui est la protection contre une explosion financière mondiale possible. On a besoin de se protéger de cela, c’est impératif, et là, il nous faut séparer les fonctions des banques de dépôt et des banques d’affaires et avoir le courage d’aller jusqu’au bout.

Mais c’est déjà en cours ?

Non, le projet de loi ne va pas jusqu’au bout parce que nos banques disent ’nous les banques françaises, vous voulez que l’on gère un peu mieux et avec moins d’imprudence que beaucoup d’autres, vous allez nous affaiblir’ ; très joli, c’est peut-être vrai d’ailleurs, reste que ça ne nous protège pas.

Donc il faudrait le faire au niveau européen ?

Comme au niveau européen on aura du mal à se mettre d’accord, je demande à la France d’être exemplaire pour entraîner le reste de l’Europe. Mais naturellement c’est efficace si c’est mondial. (...)

La moitié de ces énormes liquidités dont l’explosion nous menace est dans les paradis fiscaux et donc ne répond à aucune incitation collective : il faut stériliser les paradis fiscaux, ça fera perdre de l’argent à des tas de gens mais c’est un argent qui ne travaille pas dans l’économie.

Par ailleurs, l’ancien Premier ministre a affirmé que l’endettement des Etats auprès des marchés, essentiellement pour rembourser de vieilles dettes, est un système « suicidaire » ; « les règles du jeu actuelles sont stupides ». « Le niveau de dette publique actuel est tel qu’on ne paiera pas et qu’il vaudrait mieux le savoir », a-t-il dit, évoquant une restructuration des dettes publiques pour l’ensemble des pays européens. Il a dénoncé le « raisonnement stupide que les Etats n’ont qu’à se comporter comme des entreprises, que s’ils font faillite, ils disparaissent. » 

Demandez à la Grèce d’arrêter la police, la justice, de fermer les écoles, les pompiers : absurde, ce n’est pas possible. Aucun Etat ne peut se conduire comme une entreprise devant le marché. Et par conséquent, il découle de cela qu’il est fou de vouloir créer les mêmes situations devant l’endettement des entreprises ou des Etats. Ce qui nous autorise à proclamer qu’il faut une décision publique de financement à bas prix des Etats parce qu’ils sont des Etats et qu’on ne peut pas arrêter la police ou les services publics.

Les Etats ne peuvent et ne doivent pas faire faillite, « il faut accepter qu’une dette soit non traitable, non remboursable », c’est un problème de manière de pensée économique en Europe qui doit changer, a-t-il déclaré.

Voir les 2 commentaires

  • petite souris • 29/03/2013 - 22:09

    Aucun Etat ne peut se conduire comme une entreprise devant le marché.dit Rocard
    Il a raison bien évidemment
    Il est socialiste, not’président ne l’est pas
    Il réfléchit, not’président fait de la com
    Il voit grand et pense à long terme, not’président à son mandat
    Il pense en homme d’état, not’président en homme politique
    .....
    et c’est comme cela dans tous nos pays !!!
    ceux qui sont en place font le boulot pour lequel le monde de la finance les a aidé à obtenir le job

    Répondre à ce message

  • edith • 29/03/2013 - 18:00

    Si il était vraiment honnête il parlerait de Cheminade partout où il passe. Pour l’instant c’est water l’eau morne plaine de ce fait les fous en bas comme en haut ont beau jeu. L’exemple le plus frappant ce sont les préparations de la guerre de corée du nord .Les Américains n’ont toujours pas compris qu’il fallait qu’ils cessent le combat pour revenir à la sagesse.Le système s"effondre tellement que à Madagascar et en Egypte les crickets bouffent les cultures ,mais j’oubliais on est écolos ,dans le monde pour faire plaisir aux marchés,il ne faut pas de pesticides !Les patrons du CAC40 ,qui se croient libres fuient en Belgique et Hollande ressasse du mou mais ne se fait pas de mouron pour la population ,la révolte gronde suite à sa prestation déplorable en haut pour des raisons différentes que pour ceux du bas,l"été va être apocalyptique puisque la raison est morte .

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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