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Soutenue par les BRICS, l’Argentine multiplie ses attaques contre la finance prédatrice

La rédaction
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La présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner
Crédit : www.facebook.com/CFKArgentina

En réponse aux attaques dont elle a été l’objet de la part des fonds vautours, en connivence avec le gouvernement de Barack Obama, l’Argentine, bénéficiant d’un large appui des pays des BRICS, a annoncé le 7 août avoir porté plainte contre les Etats-Unis devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, pour avoir violé sa souveraineté et son immunité judiciaire.

« Étant donné qu’un État est responsable de la conduite de tous ses organes, les violations [en question] ont provoqué une controverse entre l’Argentine et les États-Unis », affirme un communiqué de la présidence argentine. Puisque les États-Unis ne reconnaissent pas la juridiction de ce tribunal, ils seront obligés, poursuit le communiqué, « d’indiquer un moyen alternatif pour parvenir à une solution pacifique dans la controverse actuelle conformément à la charte des Nations unies ».

L’Argentine avait le 4 août déposé une demande auprès de la U.S. Securities and Exchange Commission (SEC), pour obtenir de l’information et exiger une enquête pour fraude éventuelle contre Elliott Management, la société mère du fond vautour NML Capital, concernant la déclaration publiée le 1er août par l’Association internationale des swaps et dérivés (ISDA) affirmant que l’Argentine est en cessation de paiements. Les autorités argentines demandent comment il est possible que Elliott Management puisse s’adresser à une cour de justice pour obtenir paiement sur des titres qu’elle possède, tout en siégeant en même temps dans le comité de l’ISDA qui a déclaré le pays en cessation de paiements et obtenir compensation grâce à des dérivés de crédit (CDS) qu’elle possède...

Il s’agit ici de déterminer s’il n’y a pas conflit d’intérêt et une manipulation des marchés au bénéfice d’un groupe de détenteurs de titres, dont fait partie Elliott Management. Le juge américain Thomas Griesa, qui a rendu le jugement en faveur des fonds vautours, est également visé car sa décision aurait pu avoir dès le début l’intention de « produire les conditions » déclenchant la couverture des dérivés de crédit.

Ceci n’est que le premier pas dans une offensive internationale pour mettre en lumière les manigances scabreuses des fonds vautours. D’autres intérêts et autres types de pratiques sont cependant visés. Après la mise en faillite sans avertissement préalable d’une filiale opérée depuis de nombreuses années en Argentine par un imprimeur américain, Donnelley & Sons, mettant à la porte 400 employés alors qu’elle n’avait aucun problème financier, le gouvernement argentin a décidé d’activer pour la première fois sa Loi sur le terrorisme financier et anti-économique et de poursuivre Donnelley pour faillite frauduleuse avec l’intention « d’altérer l’ordre économique et financier » et de « semer la terreur parmi la population ». Il prévoit également s’adresser à la SEC américaine pour faire ouvrir une autre enquête sur ce comportement frauduleux.

En cherchant à déterminer quelles entreprises en Argentine auraient pu être détenues par des fonds vautours, les autorités fiscales argentine avaient découvert que Donnelley est détenue à 60-70 % par des « fonds d’investissement », dont la société BlackRock se retrouvant avec une part critique, une société qui appartenait à NML Capital (le principal fond vautour à l’œuvre contre l’Argentine) et qui a été vendue il y a moins d’un an !

Les enquêtes sur ce type d’activité vont se poursuivre, a annoncé la présidente argentine Cristina Kirchner. Le gouvernement s’est également attaqué à ce que l’on pourrait appeler la mère-vinaigre de tous les fonds vautours, en l’occurrence la mégabanque britannique HSBC, connue pour ses activités dans le blanchiment des fonds de la drogue et qui a cependant été épargnée l’année dernière aux Etats-Unis par le gouvernement Obama, malgré une condamnation par une cour américaine.

Le siège social de la banque a fait l’objet d’un raid policier à Buenos Aires le 13 août, ainsi que dans deux autres bureaux. Les autorités fiscales argentines, l’AFIP, cherchaient à mettre la main sur des documents dans le cadre d’une enquête pour évasion fiscale et blanchiment de revenus illicites ouverte contre la banque en février dernier. Selon le quotidien argentin Buenos Aires Herald, « une source proche de l’enquête a déclaré que l’AFIP s’était rendue compte que HSBC Bank Argentina offrait des produits taillés sur mesure à l’intention d’entreprises émettant de fausses factures, qui sont souvent utilisés pour blanchir de l’argent illicite ou en vue d’échapper à leurs obligations fiscales ». Les médias argentins rapportent que les documents ne se trouvaient pas à l’endroit prévu mais dans un entrepôt appartenant à la société Iron Mountain, originaire de New York, spécialisée dans le stockage hors site de fichiers informatiques et de registres pour les banques et les entreprises. Bien que Iron Mountain prétende que ses installations sont sécurisées contre les catastrophes naturelles, un de ses entrepôts de Buenos Aires a été entièrement détruit dans un incendie en février dernier, provoquant par la même occasion la mort de 9 pompiers.

Enfin, le ministre de la Planification Julio De Vido a accusé la société pétrolière Royal Dutch Shell lors d’une entrevue à la radio argentine de « spéculer plutôt que de produire ». De Vido a expliqué que la société n’investit pas dans la production de gaz ou de pétrole dans les zones qui lui ont été assignées mais préfère les laisser dans un état inexploité pour éventuellement les revendre dans le cadre d’opérations spéculatives. Il a indiqué que Shell devrait rapidement consacrer au moins un milliard de dollars dans l’augmentation de la production d’hydrocarbures, ou bien faire face à des conséquences dont il n’a pas détaillé la nature. Certains observateurs ont cependant compris que les sites concernés risquent tout simplement d’être nationalisés par le gouvernement argentin.

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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