Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

Syrie : comment les médias occidentaux ont déformé les propos de Poutine

La rédaction

A la veille du sommet du G20, le président russe Vladimir Poutine a accordé une longue entrevue à l’agence de presse Associated Press et Channel One Russia TV, au cours duquel il a affirmé qu’il était « absolument absurde » de croire que le gouvernement al-Assad a lancé une attaque à l’arme chimique, et que toute attaque américaine sur la Syrie, en l’absence de l’approbation du Conseil de sécurité de l’ONU, serait un acte d’agression.

Dans toute la presse américaine, britannique et ailleurs, les déclarations de Poutine ont été très largement dénaturées comme ouvrant la porte à un soutien russe à une attaque sur la Syrie. Les médias ont exploité une parenthèse faite par Poutine, où il expliquait qu’il n’« écarterait pas » un soutien à une action militaire en Syrie s’il y avait une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU fondée sur des preuves concluantes. Mais l’ensemble de l’entrevue reprenait ce que le président russe a réitéré maintes fois depuis le début de la crise syrienne : qu’il ne s’attend pas à ce que des preuves concluantes soient présentées, et qu’il est fermement opposé à l’usage de la force sans l’accord de l’ONU.

Il semble parfaitement absurde que les forces armées régulières [de l’armée syrienne], qui sont à l’heure actuelle sur l’offensive et qui dans certaines régions ont encerclé les soi-disants rebelles et sont en train d’en finir, que dans ces circonstances elles se mettraient à utiliser des armes chimiques prohibées, tout en réalisant parfaitement que cela pourrait servir de prétexte pour des sanctions contre elles, incluant l’usage de la force.

Comme au cours des remarques qu’il avait faites à Vladivostok le weekend dernier, Poutine a souligné l’opposition à l’intérieur des Etats-Unis contre une attaque militaire :

Il y a des experts qui croient que les preuves présentées par l’administration ne semblent pas convaincantes, et n’excluent pas la possibilité que l’opposition ait conduit une provocation préméditée visant à fournir à leurs sponsors un prétexte à une intervention militaire. S’il existe des donnés montrant que des armes chimiques ont été utilisées, en particulier par l’armée régulière, ces preuves devraient être soumises au Conseil de sécurité de l’ONU. Elles doivent être convaincantes. Il ne devrait pas s’agir de quelques rumeurs et informations obtenues par des services spéciaux par des écoutes quelconques, des conversations ou autres choses de ce genre.

Poutine a rappelé les mensonges de l’administration Bush sur les armes de destruction massives en Irak : « Tous ces argument se sont révélés comme infondés, mais ont été utilisés pour lancer une action militaire que plusieurs considèrent aux Etats-Unis aujourd’hui comme une erreur. Ont-ils oublié cela ? »

Lorsque pressé par son interlocuteur de l’agence Associated Press, John Daniszewski, lui demandant pourquoi la Russie ne prend pas ses distances par rapport au régime d’al-Assad, Poutine a répondu :

Une fois que nous aurons des données précises et objectives sur les auteurs de ces crimes, alors nous réagirons. Présumer quelque chose maintenant et dire des choses en avance, comme oui, nous allons faire ceci ou cela, ne serait absolument pas correct. Ceci ne se fait pas en politique. Pourtant je vous assure que nous prendrons une position de principe. J’aimerais dire que notre position est une position de principe car l’usage d’armes de destruction massive est une crime.

Par ailleurs, une autre question se pose. S’il est démontré que des armes de destruction massive ont été utilisés par les rebelles, alors, que feront d’eux les Etats-Unis ? Qu’est-ce que les sponsors des rebelles feront d’eux ? Arrêteront-ils les fournitures d’armes ? Lanceront-ils des opérations militaires contre eux ?

Poutine a par ailleurs fait remarquer, plus tard dans la journée de mercredi lors d’une réunion du Conseil des droits de l’homme de Russie, que le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait menti au Congrès sur la présence d’al-Qaïda en Syrie. Voice of Russia rapporte les propos de Poutine de la manière suivante :

J’ai regardé les débats au Congrès. Un député demande à M. Kerry : ’’Est-ce que al-Qaïda y est ?’ Il répond : ’’Non, nous vous disons, de manière responsable qu’elle n’y est pas.’’ La principale unité de combat des rebelles se nomme al-Nousra, une unité d’al-Qaïda. Ils [les Etats-Unis] le savent. Il [Kerry] a menti. C’est triste.

JPEG - 168.4 ko

Un message, un commentaire ?


form pet message commentaire
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

  • petite souris • 06/09/2013 - 11:14

    al-Nousra, al-Qaïda !
    Quelle différence pour les maitres-du-monde-auto-proclamés dont le cerveau est à Londres et l’argent aux stètes, à Ryad et à Doha qui ne parlent qu’en anglais !
    ...............
    Je me fais plus d’injure en mentant que je n’en fais à celui à qui je mens.Montaigne
    Un mensonge n’est qu’un péché véniel
    mais surtout :
    Un vrai manque de logique ! mensonge pour mensonge ....
    Fallait faire la guerre en Irak et en Syrie en même temps c’eut été plus simple non ! ni vu ni connu ch’t’embrouille
    .............
    Une réelle perte de temps et d’argent .....
    Sont pas très futés tous ces gens d’en haut ....
    Aucune vue d’ensemble ....
    Aucun plan à long terme .....

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus

Syrie : Entretien exclusif avec le Général Henri Paris

4 septembre 2013
Orientation stratégique
Syrie : Entretien exclusif avec le Général Henri Paris

Syrie : le chef de l’armée US s’oppose à la guerre d’Obama

3 septembre 2013
Actualité
Syrie : le chef de l’armée US s’oppose à la guerre d’Obama

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard